<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><rss xmlns:atom='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' version='2.0'><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-19159048</atom:id><lastBuildDate>Thu, 19 Nov 2009 18:52:48 +0000</lastBuildDate><title>L'histoire des Antilles et de l'Afrique</title><description>L'histoire et la sociologie  de la caraïbe, des antilles et du monde noi. Naviguons dans le passé de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Réunion et de l'Afrique</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>112</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-1121889198331595711</guid><pubDate>Thu, 19 Nov 2009 18:51:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-11-19T10:52:48.417-08:00</atom:updated><title>La Guadeloupe dans la Première Guerre Mondiale</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SwWT72QbfdI/AAAAAAAABGU/C27z6yg0KfQ/s1600/poilus.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 134px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SwWT72QbfdI/AAAAAAAABGU/C27z6yg0KfQ/s200/poilus.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5405889584114138578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce Vendredi 20 Novembre2009, à l'invitation de la Médiathèque Caraïbe et avec la complicité du Sociologue Harry Méphon, j'aurai le plaisir de présenter mon dernier ouvrage sur "La Guadeloupe dans la Première Guerre Mondiale" paru aux Editions Nestor. La manifestation débutera à 19 heures au Fort Fleur d'Epée. &lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Ary Broussillon&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-1121889198331595711?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/11/la-guadeloupe-dans-la-premiere-guerre.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SwWT72QbfdI/AAAAAAAABGU/C27z6yg0KfQ/s72-c/poilus.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-3797751647293374310</guid><pubDate>Thu, 12 Nov 2009 23:20:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-11-12T15:24:24.007-08:00</atom:updated><title>Des Africains ont eu leur part dans la traite des Noirs</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvyZI8Asn9I/AAAAAAAABFk/ONZ1P7X_jiA/s1600-h/slavery_theme_park.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvyZI8Asn9I/AAAAAAAABFk/ONZ1P7X_jiA/s200/slavery_theme_park.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5403362031764807634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Au Nigeria, un collectif d’ONG, le Congrès des droits civiques, demande aux chefs coutumiers du pays le plus peuplé d’Afrique de s’excuser au nom de leurs ancêtres d’avoir aidé à la déportation de milliers d’esclaves noirs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une première en Afrique noire. Du jamais entendu. Au Nigeria, pays le plus peuplé du continent noir, avec plus de 140 millions d’habitants, un collectif de plusieurs dizaines d’organisations de défense des droits de l’homme, le Congrès des droits civiques (CRC), a demandé aux « chefs traditionnels africains nigérians de s’excuser pour le rôle que leurs ancêtres ont joué dans la traite des esclaves ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous ne pouvons pas continuer à accuser les hommes blancs alors que les Africains, en particulier les chefs traditionnels, ne sont pas irréprochables », dit-il dans un courrier. Les organisations relèvent le fait que le Sénat américain a présenté en juin dernier des excuses pour « l’inhumanité, la cruauté, l’injustice fondamentale de l’esclavage ». Aux Africains de faire de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très précis sur les accusations, le CRC a rappelé que les chefs traditionnels ont « participé à la traite des esclaves en aidant systématiquement à mener des raids et des enlèvements dans des communautés sans défense, puis à les livrer à des Européens, Américains et autres ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Nigeria, la ville côtière de Badagri, comme celle de Ouidah au Bénin (l’ex-Dahomey) ou encore Loango en Angola, ont servi de points de départ pour le voyage à fond de cale de millions d’esclaves vers l’Europe, les États-Unis et les Caraïbes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une démarche non exempte d’arrière-pensées politiques&lt;br /&gt;La participation de chefs africains à la traite de leurs propres frères noirs a toujours été une réalité gênante, même pour les historiens occidentaux. D’autant qu’il y a peu d’écrits en Afrique, continent de la tradition orale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste que cette démarche n’est pas exempte d’arrière-pensées politiques. Dans l’Afrique noire du XXIe siècle, les pouvoirs en place apprécient peu le poids des chefs traditionnels, omniprésents dans les villages, jugeant qu’ils sont un frein au développement et à la modernité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Nigeria, comme dans la majorité des pays africains, les chefs traditionnels ne sont pas reconnus par les Constitutions. Ils demandent aujourd’hui à l’être au Nigeria. D’où la proposition étonnante du collectif d’ONG : excuses contre reconnaissance constitutionnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Afrique a en effet connu des chefs traditionnels qui firent commerce d’hommes, ceux que l’on appelait au Bénin les « rois-traîtres », tel Guezo, au visage marqué par la petite vérole, qui fit durant un règne de quarante ans au XIXe siècle de la traite à grande échelle. Il y était aidé par son plus proche ami et conseiller Francisco Felix de Souza, Brésilien d’origine portugaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L’Afrique noire a été un acteur à part entière de la traite »&lt;br /&gt;Guezo aurait ainsi participé à la déportation de centaines de milliers, voire un million de ses frères noirs, en grande partie vers le Brésil, en échange d’armes, de tabac, d’alcool, de tissu, surtout de la soie et du velours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau (1), « sans minimiser la responsabilité occidentale – ce serait absurde car la demande fait aussi l’offre –, l’Afrique noire a été un acteur à part entière de la traite ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les captifs africains ont été ainsi emmenés par d’autres Africains et vendus à des Européens ou à des Arabes. Bon nombre d’entre eux étaient déjà esclaves dans leur communauté, souvent razziés après des combats. La traite intra-africaine aurait concerné près de 14 millions de personnes, contre 17 millions pour celle faite par les Arabes et 11 millions pour celle concernant les Européens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Julia FICATIER&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Les Traites négrières. Essai d’histoire globale, Gallimard, 2004.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-3797751647293374310?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/11/des-africains-ont-eu-leur-part-dans-la.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvyZI8Asn9I/AAAAAAAABFk/ONZ1P7X_jiA/s72-c/slavery_theme_park.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-3587547784834126610</guid><pubDate>Thu, 12 Nov 2009 23:17:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-11-12T15:19:19.077-08:00</atom:updated><title>La traite négrière</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvyX8kHQlFI/AAAAAAAABFc/T9rH5VBp-7Q/s1600-h/La+traite+n%C3%A9gri%C3%A8re.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 135px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvyX8kHQlFI/AAAAAAAABFc/T9rH5VBp-7Q/s200/La+traite+n%C3%A9gri%C3%A8re.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5403360719679820882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le mot « traite » est apparu au XIIe siècle, venant du latin tracta. Il signifiait « l’action de tirer, de faire venir », de transporter certaines marchandises d’une province à une autre. Apparue au XVIIe siècle, l’expression « traites négrières », le commerce d’esclaves noirs, supposait des réseaux d’approvisionnement parfaitement organisés et intégrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois traites négrières&lt;br /&gt;On distingue trois traites négrières : la traite intra-africaine, sans aucun doute la plus ancienne ; la traite orientale, qui se caractérisait par ses voies commerciales (traversée du Sahara, de la Méditerranée, de la mer Noire), ses grands marchés aux esclaves (villes d’Afrique du Nord, de la péninsule Arabique et de la Turquie) et concernait Noirs, mais aussi Blancs et Arabes ; et enfin la traite atlantique (occidentale), la plus connue et la plus intense, qui fut le commerce d’Africains au profit d’autres Africains d’un côté, et d’Européens de l’autre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-3587547784834126610?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/11/la-traite-negriere.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvyX8kHQlFI/AAAAAAAABFc/T9rH5VBp-7Q/s72-c/La+traite+n%C3%A9gri%C3%A8re.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-1809317211538766573</guid><pubDate>Thu, 12 Nov 2009 22:59:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-11-12T15:01:50.772-08:00</atom:updated><title>Le NIGERIA - Esclavage: "les chefs de tribu Noirs doivent s'excuser"</title><description>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le Congrès des droits civiques (CRC) prend position.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les chefs traditionnels africains devraient s'excuser pour le rôle que leurs ancêtres ont joué dans la traite des esclaves, ont estimé mercredi des organisations de défense des droits de l'homme au Nigeria. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Congrès des droits civiques (CRC), une coalition de dizaines d'organisations de défense des droits de l'Homme, a estimé dans un communiqué qu'après les excuses du Sénat américain en juin et celle de l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair, c'était au tour des dirigeants traditionnels du continent noir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ils doivent présenter des excuses au nom de leurs ancêtres pour "mettre un point final à l'histoire de la traite des esclaves", écrit le CRC dans un courrier adressé à ces dirigeants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous ne pouvons pas continuer à accuser les hommes blancs alors que les Africains, en particulier les chefs traditionnels, ne sont pas irréprochables". &lt;br /&gt;Selon le CRC, ils ont participé à la traite des esclaves en "aidant systématiquement à mener des raids et des enlèvements (...) dans les communautés sans défense (...) puis à les échanger avec des collaborateurs européens, américains et autres". &lt;br /&gt;La ville côtière nigériane de Badagry a servi de point de départ pour le voyage de nombreux esclaves vers l'Europe, les Etats-Unis et les Caraïbes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Shehu Sani, qui dirige le CRC, a expliqué que la demande d'excuses intervenait maintenant, avant que les chefs traditionnels au Nigeria, qui ne sont pour l'heure pas reconnus par les lois du pays, ne figurent dans la nouvelle Constitution. &lt;br /&gt;"Ils n'ont pas à être reconnus par la Constitution tant qu'ils n'ont pas présenté leurs excuses aux familles des descendants des victimes de l'esclavage", a-t-il affirmé à l'AFP. &lt;br /&gt;Il a dit espérer que des excuses de chefs nigérians pourraient inciter d'autres chefs, dans d'autres pays d'Afrique, à faire de même.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-1809317211538766573?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/11/le-nigeria-esclavage-les-chefs-de-tribu.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-2538271814418454839</guid><pubDate>Tue, 10 Nov 2009 16:35:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-11-10T08:39:06.578-08:00</atom:updated><title>Le couronnement d'un ardent combat</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvmXEkvUlLI/AAAAAAAABEg/O4iybOlGTak/s1600-h/Condorcet-.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 199px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvmXEkvUlLI/AAAAAAAABEg/O4iybOlGTak/s200/Condorcet-.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5402515332845049010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Emprisonné à Bourg-Egalité (Bourg-la-Reine), Nicolas de Condorcet est retrouvé mort dans sa cellule, de causes encore obscures, le 29 mars 1794. Près de deux mois auparavant, le 4 février, la Convention avait aboli l'esclavage dans les colonies françaises, en un grand élan d'enthousiasme. Un vacarme grandiloquent qui rattrapait plus de quatre ans d'un assourdissant mutisme : la Déclaration de 1789, qui assurait que "les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits", avait tout bonnement oublié ces Noirs enchaînés dans les îles, réduits légalement à l'état de "biens meubles" par le Code noir, édicté en 1685.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourchassé par la Terreur, cloîtré chez sa protectrice, Mme Vernet, Condorcet voit cette loi couronner un de ses plus ardents combats. En 1781, ses Réflexions sur l'esclavage des Nègres, écrites sous le pseudonyme de Joachim Schwartz, avaient été le premier ouvrage d'un philosophe des Lumières entièrement consacré à cette avanie du temps. L'abbé Raynal, dans l'Histoire des deux Indes, Rousseau, dans le Contrat social, Voltaire, dans Candide, ainsi que d'autres esprits s'étaient émus, mais émus seulement, du sort des Africains mis en servitude. Condorcet, lui, instruit un implacable procès, avance l'illégitimité de cette pratique, et réfute les arguments économiques des défenseurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rejoint, en 1788, la Société des amis des Noirs, qui ne milite, dans un premier temps, que pour l'abolition de la traite. Un concours de circonstances, comme la Révolution sut en précipiter, aboutit à une abolition au débotté, en 1794. De fait, elle ne sera réellement appliquée qu'en Guadeloupe, avant que Napoléon ne rétablisse l'esclavage, en 1802. Cette première abolition restera largement la "farce grandiose" moquée par Aimé Césaire. Prudent, Condorcet se donnait soixante-dix ans pour en finir avec la servitude des Noirs. La véritable abolition interviendra finalement en 1848. Soixante-sept ans après la sortie de son livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Benoît Hopquin&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-2538271814418454839?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/11/le-couronnement-dun-ardent-combat.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvmXEkvUlLI/AAAAAAAABEg/O4iybOlGTak/s72-c/Condorcet-.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-8094393664200232147</guid><pubDate>Mon, 09 Nov 2009 01:13:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-11-08T17:15:27.076-08:00</atom:updated><title>Val de Marne et Martinique en mémoire de la traite</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvdtKApN9jI/AAAAAAAABEI/e4bM9HZ1Jr0/s1600-h/PUB_traiteNegOK1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 142px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvdtKApN9jI/AAAAAAAABEI/e4bM9HZ1Jr0/s200/PUB_traiteNegOK1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5401906296793200178" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le conseil général de Créteil et celui de Fort de France organisent, avec l’Association de descendants d’esclaves noirs et leurs amis (ADEN) un colloque autour de la mémoire de la traite négrière le 13 novembre 2009 dans la préfecture de l’île Antillaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On y entendra Claude Lise, président du conseil général de Martinique, Danielle Maréchal vice présidente du conseil général du Val-de-Marne, chargée de la mémoire, l’avocat Daniel Voguet, président de l’ADEN et Marie-France Astegiani-Merrain, vice présidente et porte-parole de l’ADEN, également conseillère municipale de Joinville-le-Pont (Pcf, groupe Joinville en mouvement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La manifestation, largement ouverte aux écrivains, poètes ou citoyens, est l’occasion de la présentation des résultats du colloque scientifique tenu en novembre 2007 à Dakar et Gorée (Sénégal) sur la traite négrière transatlantique, avec là encore une forte participation du Val-de-Marne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre, déjà présenté sur ce blog, Les traites négrières, histoire d’un crime, fera également l’objet d’un lancement aux Antilles à cette occasion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * Colloque vendredi 13 novembre 2009 à Atrium de Fort de France, salle Frantz Fanon, 9 heures&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    * Marcel Dorigny et Max-Jean Zins, Les traites négrières, histoire d’un crime, est publié aux éditions du Cercle d’art (2009).&lt;br /&gt;    * Voir aussi : Les traites négrières, histoire d’un crime&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-8094393664200232147?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/11/val-de-marne-et-martinique-en-memoire.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvdtKApN9jI/AAAAAAAABEI/e4bM9HZ1Jr0/s72-c/PUB_traiteNegOK1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-6277796579023613078</guid><pubDate>Mon, 09 Nov 2009 00:30:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-11-08T16:30:58.110-08:00</atom:updated><title>Manger et boire aux XIIe et XIIIe siècles</title><description>Au cours de l'année qui se termine, de nombreuses manifestations (colloques, conférences, spectacles, publications) ont commémoré le huitième centenaire de la croisade contre les albigeois. Actuellement et jusqu'à la fin du mois se tient à la maison des Mémoires, 53 rue de Verdun, réalisée par les Archives départementales, une remarquable exposition qui fait revivre cette période dans toute sa complexité. Les documents présentés, en effet, au-delà de l'expédition guerrière et de ses conséquences, s'efforcent de faire revivre la société du XIIIe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour atteindre cet objectif, les diverses sources auxquelles a traditionnellement recours l'historien ont été mises à contribution : chartes et chroniques, œuvres d'art fresques, vitraux. Ces documents ont été complétés par des découvertes archéologiques, faites à Montségur mais aussi dans la Montagne Noire, qui ont permis de cerner de plus près la façon dont vivaient au jour le jour nos ancêtres du XIIIe siècle, en particulier les humbles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit en l'espèce du site de Cabaret, à Lastours, fouillé depuis de nombreuses années par Marie-Elise Gardel dans le cadre de l'Amicale laïque de Carcassonne, qui a livré de forts utiles documents. Les quatre tours visibles aujourd'hui sur ce site ont été construites après la Croisade, mais, en contrebas du château appelé Cabaret, un habitat constitué à partir de 1150 et déserté vers 1240 a été mis en évidence et étudié au cours de diverses campagnes. Ce bourg fut certainement rasé sur ordre de l'administration royale après la révolte de Raimond II Trencavel et la colline déclarée zone de servitude militaire ne fut à nouveau constructible qu'après le traité des Pyrénées qui en 1659, en annexant le Roussillon repoussait la frontière française plus au sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'expulsion des populations ayant été sans doute précipitée, les archéologues ont pu découvrir, dans les restes des maisons, une série d'activités domestiques saisies e n quelque sorte comme sur une photographie prise en instantané : vaisselle, soc d'araire, ateliers métallurgiques apparaissent comme sur une photographie d'instantané. De plus, l'abondance des ossements de moutons, de chèvres, de bovins et de porcs, atteste de l'importance des activités pastorales.&lt;br /&gt;L'alimentation et la vaisselle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le XIe siècle, d'importants défrichements avaient permis d'augmenter la production des céréales en mettant en culture des garrigues et des forêts Dans nos régions toutefois, le labourage se faisait toujours à l'araire, instrument en bois doté d'un soc en fer, mieux adapté que la charrue aux sols légers du Midi. La charrue en effet retourne les sols en profondeur, mais cela ne se justifie guère dans nos régions et favorise même l'érosion, appauvrissant la terre.Les céréales étaient les cultures essentielles car seules elles permettaient obtenir l'élément constituant la base de l'alimentation, le pain. Celui-ci d'ailleurs n'était pas obtenu à partir du seul blé, mais comprenait une part importante d'orge et de seigle.La vigne et l'olivier étaient cultivés sur les parties les plus pauvres, tandis que l'élevage des ovins fournissait le fumier indispensable aux cultures ainsi que la laine et le cuir pour habiller les hommes. Le pain accompagnait soupes et ragoûts dans lesquels la viande était rare, tandis que l'on consommait abondamment légumes, fèves et lentilles. Le poisson était le mets des jours de jeûne, tandis que produits laitiers et fruits complétaient les menus. Quant au vin, lorsqu'il apparaissait sur la table, il était généralement coupé d'eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les poteries utilisées lors des repas avaient des formes différentes, ce qui, combiné avec la fragilité de ce matériau qui obligeait à des renouvellements rapides permet de dater maints autres découvertes archéologiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les oules, de forme globulaire à col ouvert, servaient au stockage des denrées comme à la cuisson des aliments, les jattes, de forme ouverte avec un bec verseur, étaient utilisées pour servir le lait et les bouillies, alors que dournes et cruches étaient consacrées aux liquides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mixité sociale, qui semble réelle à Cabaret, apparaît dans la présence de verres à pied, réduits évidemment aujourd'hui à quelques fragments, tandis que la vaisselle en bois a disparu. D'autres éléments de cette vie quotidienne méritent de retenir l'attention, comme nous le verrons prochainement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On consultera avec profit : « Au temps de la Croisade ». « Société et pouvoirs en Languedoc au XIIIe siècle ». Archives départementales de l'Aude. 2009.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-6277796579023613078?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/11/manger-et-boire-aux-xiie-et-xiiie.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-4707907900941243493</guid><pubDate>Sun, 08 Nov 2009 01:05:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-11-07T17:15:29.602-08:00</atom:updated><title>Choderlos de Laclos, homme des Lumières mais pas révolutionnaire</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvYZ56rZyPI/AAAAAAAABEA/LEvDZXgBkck/s1600-h/Choderlos+de+Laclos.jpeg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 150px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvYZ56rZyPI/AAAAAAAABEA/LEvDZXgBkck/s200/Choderlos+de+Laclos.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5401533285872027890" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;1741-1803 . Quel homme se cache derrière l’auteur des Liaisons dangereuses, aujourd’hui considéré comme un chef-d’oeuvre de la littérature française et qui narre le duel pervers et libertin de deux membres de la noblesse française ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Née pour venger mon sexe et maîtriser le vôtre… » Extrait d’un roman féministe américain ? Non, pas du tout. Même si quelques militantes radicales des années 1980 n’en renieraient pas la « maternité ». Non, ces quelques mots sont de madame de Merteuil, tirés de la 81e lettre du classique épistolaire de Choderlos de Laclos, les Liaisons dangereuses. C’est par cette lettre, à son complice adressée, le vicomte de Valmont, que madame de Merteuil livre les raisons de son ambition. Et explique comment elle s’est donné les moyens de l’atteindre. « Entrée dans le monde dans le temps où, fille encore, j’étais vouée par état au silence et à l’inaction, j’ai su en profiter pour observer et réfléchir. Tandis qu’on me croyait étourdie ou distraite, écoutant peu à la vérité les discours qu’on s’empressait à me tenir, je recueillais avec soin ceux qu’on cherchait à me cacher. Cette utile curiosité, en servant à m’instruire, m’apprit encore à dissimuler […]. Je n’avais pas quinze ans, je possédais déjà les talents auxquels la plus grande partie de nos politiques doivent leur réputation… » L’occasion pour l’auteur de sonner la charge, dans ce roman de 1782, contre l’éducation des femmes sous l’Ancien Régime, élevées au couvent sitôt qu’elles naissaient de noble ascendance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laclos, par la plume de son personnage, y accuse les religieux de confondre dans la formation des jeunes filles l’ignorance avec l’innocence et, comme le note le spécialiste du XVIIIe siècle, René Pomeau, « complète sa démonstration en précisant que la seule de ses héroïnes qui dans le combat de l’existence se montre armée, et redoutablement, n’est pas allée au couvent : madame de Merteuil, élevée chez sa mère, s’est donné à elle-même son instruction ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scandale dans le scandale : non seulement Laclos expose dans son ouvrage les « pires travers » de la société libertine de la France prérévolutionnaire, mais il s’attaque, de manière au fond très politique, à l’éducation de la classe dirigeante. Et avec quel bonheur ! Un mois après sa parution, le 16 mars 1782, la première édition est épuisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son roman vient de remporter l’un des plus grands succès de librairie du siècle, comparable à celui de la Nouvelle Héloise de Jean-Jacques Rousseau, vingt ans plus tôt. « Du jour au lendemain, c’est le livre dont on parle à Paris dans toutes les conversations, dont tous les journaux rendent compte. » Il n’est pas jusqu’à Rétif de la Bretonne, ce grand chroniqueur de la fin du XVIIIe siècle, qui n’y est été de son anecdote selon laquelle après qu’une mère eut retiré un exemplaire du livre des mains de sa fille de quinze ans, celle-ci serait allée jusqu’à accorder « la dernière faveur » à un homme de quarante-cinq ans qui lui procura l’oeuvre. Pour mesurer l’esclandre provoqué par Laclos avec son roman, on se rappellera qu’au XIXe siècle, après même que l’Ancien Régime a été déposé, le livre a été condamné au moins quatre fois par les tribunaux français. Et qu’en 1898 encore, Petit de Julleville, dans son Histoire de la littérature française qui fit autant autorité que le Lagarde et Michard plus tard, écrira : « On a hâte de fermer ce livre, malgré le talent de l’auteur, et de se consoler un peu en relisant Paul et Virginie, l’insipide ouvrage de Bernardin de Saint-Pierre. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors, qui donc est cet homme qui a écrit, comme l’a dit Roger Vailland, ce « roman révolutionnaire du libertinage » que nous connaissons sous le titre des Liaisons dangereuses ? Qui donc est ce Choderlos de Laclos qu’André Malraux désignait comme l’un des sommets de son « triangle noir » : Laclos, Goya, Saint-Just ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut bien le dire, contrairement à quelqu’un comme Sade, par exemple, dont la vie et l’oeuvre sont intimement liées, l’enquête découvre en Laclos un homme bien moins révolté contre sa société que les Liaisons auraient pu laisser le croire. Pierre Ambroise François Choderlos de Laclos est né à Amiens le 18 octobre 1741 et mort à Tarente le 5 septembre 1803. Deuxième fils d’un secrétaire à l’intendance de Picardie et d’Artois, d’une famille de robe récente, il est poussé par son père à s’engager dans l’armée et choisit l’artillerie. Il est admis en 1760 à l’École royale d’artillerie de La Fère - ancêtre de l’École polytechnique -, est promu sous-lieutenant en 1761et lieutenant en second en 1762. Comme beaucoup de jeunes hommes, Laclos rêve de conquêtes et de gloire, ainsi se fait-il affecter à la brigade des colonies, en garnison à La Rochelle. Mais le traité de Paris, en 1763, met fin à la guerre de Sept Ans. Faute de guerre, Laclos est donc obligé d’étouffer ses ambitions dans une morne vie de garnison. Nommé capitaine à l’ancienneté en 1771 - il le restera durant dix-sept ans, jusqu’à la veille de la Révolution -, le petit officier s’ennuie parmi ses soldats grossiers. Pour s’occuper, il s’adonne à la littérature et à l’écriture avec quelques succès d’estime puisque ses premières pièces, en vers légers, sont publiées dans l’Almanach des muses et qu’un opéra-comique, Ernestine, portant sa signature, fut représenté le 19 juillet 1777 devant la reine Marie-Antoinette. Mais c’est l’année suivante qu’il entame la rédaction des Liaisons dangereuses. Rédaction qui durera environ deux ans. En 1781, promu capitaine commandant de canonniers, il obtient une permission de six mois, au cours de laquelle il achève son chef-d’oeuvre et le confie à l’éditeur Durand Neveu pour le publier en quatre volumes qui sont proposés à la vente le 23 mars 1782.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La publication de son roman est d’emblée considérée comme une attaque contre l’aristocratie et jugée comme une faute par sa hiérarchie militaire, qui lui ordonne comme un châtiment de rejoindre immédiatement sa garnison en Bretagne. De là, il est envoyé à La Rochelle en 1783 pour participer à la construction du nouvel arsenal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est à La Rochelle, justement, qu’il fait la connaissance de Marie-Soulange Duperré, sa future femme. Elle a 24 ans, il en a 42. Il la séduit au point de lui faire un enfant et l’épouse en 1786. En 1788, il quitte l’armée et entre au service du duc d’Orléans, meilleur moyen d’améliorer sa condition. Marie-Soulange sera le grand amour de sa vie et lui donnera deux autres enfants. Pour ce que l’on en connaît, Choderlos de Laclos ne ressemble en rien au personnage masculin principal des Liaisons, le libertin vicomte de Valmont. Sa vie sentimentale se limite à son épouse, à qui il semble avoir été fidèle. Ses lettres à sa famille, conservées et aujourd’hui parues dans le volume de la Pléiade (Gallimard) qui lui est consacré, nous le montrent même amoureux de son épouse et père attentionné jusqu’à la fin de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Éclate enfin la Révolution, l’occasion pour lui d’entrer plus avant dans le monde politique. Il s’engage dans la Ligue des aristocrates, un groupuscule de petits nobles qui sera interdit par Robespierre et, dès le début, y mène des intrigues en faveur de son maître, le duc d’Orléans. Après 1790, il se rallie à l’idée républicaine et quitte le duc pour un poste de commissaire au ministère de la Guerre, où il a la charge de réorganiser les troupes de la jeune République. Grâce à ses activités, il est chargé de l’organisation du camp de Châlons, en septembre 1792, et prépare de façon décisive la victoire de la bataille de Valmy. Trahi par son passé orléaniste, il est emprisonné à la prison de Picpus mais libéré sous la Convention thermidorienne. De retour au service de la République, il met alors au point, lors d’expériences balistiques, un « boulet creux » chargé de poudre qui deviendra l’obus. Finalement, il fait la connaissance du jeune général Napoléon Bonaparte, artilleur comme lui, et se rallie aux idées bonapartistes. Le 16 janvier 1800, il est réintégré comme général de brigade d’artillerie et affecté à l’armée du Rhin, où il reçoit le baptême du feu à la bataille de Biberach. Affecté au commandement de la réserve d’artillerie de l’armée d’Italie, il meurt le 5 septembre 1803 à Tarente, non pas lors d’un affrontement, mais affaibli par la dysenterie et la malaria. Il est enterré sur place. Au retour des Bourbons, en 1815, sa tombe est violée et détruite. Les Liaisons dangereuses sont les seules pages de lui qui soient passées à la postérité. Elles n’ont pas de rapport avec sa vie de militaire et peu avec sa vie d’homme. La marquise de Merteuil est, comme souvent dans les romans, une agrégation d’observations et « de Laclos à Valmont, la distance est celle qui sépare l’être vivant du personnage », explique René Pomeau. Une distance qu’il n’appartient qu’aux littérateurs de commenter. Reste une évidence, Choderlos de Laclos, pour homme des Lumières qu’il fut, n’a jamais été un « libre penseur » révolutionnaire, comme son roman, dit libertin, inviterait à le faire croire.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Jérôme-Alexandre Nielsberg&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-4707907900941243493?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/11/choderlos-de-laclos-homme-des-lumieres.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvYZ56rZyPI/AAAAAAAABEA/LEvDZXgBkck/s72-c/Choderlos+de+Laclos.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-7677823985360017323</guid><pubDate>Thu, 05 Nov 2009 14:48:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-11-05T06:49:00.623-08:00</atom:updated><title>sur les traces de l’armateur négrier Guillaume Grou</title><description>&lt;a title="Viesur les traces de l’armateur négrier Guillaume Grou,w GROU Bouteillerie on Scribd" href="http://www.scribd.com/doc/22155037/GROU-Bouteillerie" style="margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block; text-decoration: underline;"&gt;GROU Bouteillerie&lt;/a&gt; &lt;object codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=9,0,0,0" id="doc_593409331644221" name="doc_593409331644221" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" align="middle" height="500" width="100%" &gt;  &lt;param name="movie" value="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf?document_id=22155037&amp;access_key=key-jlvv90f4ubs888dztqx&amp;page=1&amp;version=1&amp;viewMode=list"&gt;   &lt;param name="quality" value="high"&gt;   &lt;param name="play" value="true"&gt;  &lt;param name="loop" value="true"&gt;   &lt;param name="scale" value="showall"&gt;  &lt;param name="wmode" value="opaque"&gt;   &lt;param name="devicefont" value="false"&gt;  &lt;param name="bgcolor" value="#ffffff"&gt;   &lt;param name="menu" value="true"&gt;  &lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;   &lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;   &lt;param name="salign" value=""&gt;            &lt;param name="mode" value="list"&gt;       &lt;embed src="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf?document_id=22155037&amp;access_key=key-jlvv90f4ubs888dztqx&amp;page=1&amp;version=1&amp;viewMode=list" quality="high" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" play="true" loop="true" scale="showall" wmode="opaque" devicefont="false" bgcolor="#ffffff" name="doc_593409331644221_object" menu="true" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" salign="" type="application/x-shockwave-flash" align="middle" mode="list" height="500" width="100%"&gt;&lt;/embed&gt; &lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-7677823985360017323?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/11/sur-les-traces-de-larmateur-negrier.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-5818575206406470923</guid><pubDate>Wed, 04 Nov 2009 22:09:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-11-04T14:11:07.376-08:00</atom:updated><title>ACHILLE RENE-BOISNEUF (1873-1927) ! l’hommage de son arrière  petite fille</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvH78SGV1MI/AAAAAAAABD4/E30FyGcYmVY/s1600-h/achille.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 110px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvH78SGV1MI/AAAAAAAABD4/E30FyGcYmVY/s200/achille.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5400374441263092930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Né le 9 novembre 1873 à Gosier (Guadeloupe), Achille René-Boisneuf est le fils naturel de Hyacinthe Boisneuf  ex-esclave émancipé en 1848 et d’Amanda Mathurine René mulâtresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il hérite d’un important patrimoine foncier de son père Hyacinthe. Il s’illustre par  de brillantes études secondaires au Lycée Carnot de Pointe-A-Pitre où il obtient son baccalauréat. Puis naît son goût pour la politique dans laquelle il se lance à la fin du siècle en participant au « Comité de la jeunesse républicaine » fondé en 1891 par Hégésippe Légitimus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1899, au congrès socialiste du Moule, il rompt avec le parti politique d’Hégésippe Légitimus. Rupture qui va s’accentuer lorsque Légitimus inaugure la politique d’entente avec les usiniers sous la bannière de « L’Entente Capital-Travail ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1900, il devient conseiller municipal de Pointe-à-Pitre  puis en 1901, il est élu Conseiller Général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il crée ensuite « l’Union Républicaine » et connaît beaucoup de démêlés avec le parti politique d’Hégésippe Légitimus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il quitte le parti socialiste et fonde le parti démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Achille René-Boisneuf va s’opposer violemment au sein de cette assemblée, à une telle politique qu’il considère comme contraire aux intérêts des travailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’en suivra une longue période d’affrontement entre ces deux hommes politiques. Opposition ponctuée du saccage des presses d’Achille René-Boisneuf  «Le Libéral» (fondé en 1904) et le journal «La Vérité» dont les bureaux furent saccagés en 1906 par des partisans de Légitimus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La riposte d’Achille est sanglante, il tue deux hommes de Légitimus. En créant «l’Union Républicaine», il rencontre des problèmes avec la justice et met à profit ces trois ans d’exil en France pour obtenir une licence de droit le 3 juillet 1909.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avocat au barreau de Pointe-à-Pitre à 37 ans, il soutient les manifestations ouvrières. Il est élu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;    *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Maire de Pointe-à-Pitre le 4 juin 1911 ;&lt;br /&gt;    *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Président du conseil général de la Guadeloupe de 1913 à 1922 ;&lt;br /&gt;    *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Député de la Guadeloupe en 1914 et 1919.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de 1922 débute la «descente aux enfers», il perd tour à tour tous ses postes électoraux et se débat dans de graves démêlés judiciaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’opposition acharnée de son ancien compagnon de lutte, Gratien Candace, provoque un sérieux affaiblissement du «boisneufisme» en Guadeloupe.   A 54 ans, usé par une vie de lutte, Achille René-Boisneuf s’éteint le 29 décembre 1927,  à Pointe-A-Pitre….. (Appartenance franc-maçonnique : Les disciples d’Hiram).           &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 16/06/2004, la médiathèque Achille RENE-BOISNEUF ouvre ses portes, dressée fièrement sur ses colonnades, elle date de 1874…. Cette ancienne mairie de Pointe-A-Pitre revit par la culture, toute de bois vêtue en attendant sagement que l’on vienne «dévorer la culture de ses entrailles»….                           &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pages dédiées à  la Mémoire de mon Arrière Grand-père, Achille RENE-BOISNEUF. Que son nom demeure gravé à tout jamais dans l’histoire de la Guadeloupe, Et au-delà…..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antonella RENE-BOISNEUF.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 30 Janvier 2009.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-5818575206406470923?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/11/achille-rene-boisneuf-1873-1927.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SvH78SGV1MI/AAAAAAAABD4/E30FyGcYmVY/s72-c/achille.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-7388187110010869778</guid><pubDate>Thu, 08 Oct 2009 10:55:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-08T03:56:36.041-07:00</atom:updated><title>Le refus de l’esclavitude</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/Ss3FWvYjOxI/AAAAAAAAA-s/UZV3QJfWNO0/s1600-h/esclavitude.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 141px; height: 200px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/Ss3FWvYjOxI/AAAAAAAAA-s/UZV3QJfWNO0/s200/esclavitude.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5390181323499584274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p&gt;À partir de l'étude des livres de comptes, des carnets de bord des négriers et de nombreux travaux de recherche, Alain Anselin livre ici un travail méthodique et inédit sur les résistances africaines à l'esclavage.&lt;br /&gt;         &lt;br /&gt;       Extrait : &lt;/p&gt;      &lt;blockquote&gt;        &lt;p&gt;"Le Capitaine du Notre Dame de Bonne Garde, un bateau négrier           destiné à approvisionner en bras serviles la Martinique, consigne  dans son           Journal de Bord le récit d'une révolte lancée en face des  côtes du           Dahomey par des ''Nègres qui s'étaient déferrés pour se  tirer de           l'esclavitude et ne se trouvant pas contents de se tirer  eux-mêmes,           voulaient suborner les autres".&lt;/p&gt;         &lt;/blockquote&gt;      &lt;p&gt;L’auteur explique: ''Nous avons gardé pour titre de cette étude ce mot, parce que ce petit livre n’est rien d’autre qu’un hommage au Refus de l’Esclavitude qui a animé, à bord comme à terre, pendant plus de trois siècles, toutes les rebellions de dizaines de milliers de captifs africains destinés à l’esclavage de la plantation américaine et caribéenne''.&lt;br /&gt;         &lt;br /&gt;A partir d'un travail de documentation impressionnant, Alain Anselin lève le voile sur un pan méconnu et peu mis en valeur de l'histoire de la traite.&lt;/p&gt;      &lt;p&gt; Loin des idées reçues sur les bénéfices que les Africains auraient eux-mêmes tiré du commerce triangulaire, on découvre plutôt comment ils ont d'abord livré des combats acharnés contre les négriers, préférant souvent la mort à la déportation. Avec ce livre, l'auteur démonte la manipulation historique visant à rendre les Africains largement responsables du sort que les négriers ont infligé aux esclaves dans les Amériques et les Caraïbes. Cette relecture des événements historiques permet de comprendre&lt;br /&gt;       pourquoi l'héroïsme des résistants africains à l'esclavage a  été très         fortement occulté. Un ouvrage de référence sur le sujet.&lt;br /&gt;       &lt;br /&gt;         *Alain Anselin enseigne l'égyptien ancien en Sciences du langage à         l'Université des Antilles Guyane. Fondateur des &lt;a href="http://www.potomitan.info/bibliographie/egyptologie/10.php"&gt;Cahiers Caribéens          d'Égyptologie&lt;/a&gt;, il est également anthropologue.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-7388187110010869778?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/10/le-refus-de-lesclavitude.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/Ss3FWvYjOxI/AAAAAAAAA-s/UZV3QJfWNO0/s72-c/esclavitude.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-5673042956705476544</guid><pubDate>Sun, 04 Oct 2009 11:59:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-04T05:00:39.586-07:00</atom:updated><title>Chemins d’esclaves   Du 3 octobre 2009 au 3 janvier 2010</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SsiOWPdjP7I/AAAAAAAAA-M/f61urjPIPCw/s1600-h/chemin.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 140px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SsiOWPdjP7I/AAAAAAAAA-M/f61urjPIPCw/s200/chemin.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5388713466907541426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;p class="txtParDefaut" style="text-align: justify;"&gt;« Chemins d’esclaves », est une exposition qui retrace l’histoire de la traite négrière transatlantique et de l’esclavage en mettant en relation les œuvres de l’artiste contemporain Julien Sinzogan originaire du Bénin et celles des collections du Musée d’Angoulême.&lt;/p&gt;  &lt;p class="txtParDefaut" style="text-align: justify;"&gt;Prenant appui sur les toiles de l’artiste qui regorgent de références aux croyances des peuples fon, nago et yoruba de la côte des esclaves (actuelles côtes du Bénin et du Nigeria), c’est sous un angle nouveau que cette histoire complexe et douloureuse est abordée, celui d’un déracinement, d’une perte d’identité que constituent l’arrachement à la terre des ancêtres et la déportation dans le Nouveau Monde.&lt;/p&gt;  &lt;p class="txtParDefaut" style="text-align: justify;"&gt;Les œuvres de Julien Sinzogan, des documents d’archives, diaporamas, les objets des collections du Musée d’Angoulême et d’autres musées partenaires dessinent les chemins parcourus par des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants au-delà des mers. &lt;/p&gt;  &lt;p class="txtParDefaut" style="text-align: justify;"&gt;Commissariat d’exposition :&lt;br /&gt; Brigitte Kowalski (chercheuse indépendante en histoire des migrations africaines)&lt;br /&gt; Émilie Salaberry (chargée des collections extra-européennes au Musée d’Angoulême) &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-5673042956705476544?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/10/chemins-desclaves-du-3-octobre-2009-au.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SsiOWPdjP7I/AAAAAAAAA-M/f61urjPIPCw/s72-c/chemin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-3175653136373978926</guid><pubDate>Fri, 02 Oct 2009 11:42:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-02T04:45:49.059-07:00</atom:updated><title>Des pans d'histoire qui disparaissent</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SsXn5yMv8OI/AAAAAAAAA-E/L788rVvTR2M/s1600-h/Wolof.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 170px; height: 200px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SsXn5yMv8OI/AAAAAAAAA-E/L788rVvTR2M/s200/Wolof.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5387967509132472546" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Non que la majorité des langues africaines soient menacées. Certaines d'entre elles gagnent même en importance, tout particulièrement les langues véhiculaires, comme le swahili en Afrique orientale (plus de 100 millions de locuteurs) et le haoussa en Afrique de l'Ouest (40 à 50 millions de locuteurs), mais aussi certaines langues nationales, telle le wolof, au Sénégal, comme le remarque &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/5d3a/maarten-mous.html" class="listLink"&gt;Maarten Mous&lt;/a&gt;, professeur de linguistique de l'université de Leyde, aux Pays-Bas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En réalité, selon le linguiste, l'Afrique est moins menacée que d'autres régions du monde, tout particulièrement l'Amérique latine, par la disparition des langues, notamment parce que l'anglais ou le français des ex-puissances coloniales n'ont pas fait disparaître les langues locales.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D'autres dynamiques sont à l'oeuvre pour menacer des idiomes dans toute l'Afrique. Dans un pays comme l'Ethiopie, l'amharique, qui n'est parlé que par environ 40 % de la population, tend à remplacer certaines langues, notamment dans le sud du pays. L'ongota, par exemple, n'était plus parlé que par huit vieillards lors de la dernière évaluation, en 2007. L'Unesco estime à vingt-sept le nombre des langues sérieusement menacées en Ethiopie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La disparition de certaines langues accompagne la disparition de modes de vie, la transformation de milieux naturels ou de rapports sociaux. Sont en voie de disparition des langues parlées au sein des castes, comme la caste des forgerons en Afrique de l'Ouest, ou certaines langues utilisées lors d'initiations. La langue appartenant au groupe couchitique des Aasax, des chasseurs-cueilleurs vivant au milieu des &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/4dd8/masai-de-tanzanie.html" class="listLink"&gt;Masaï de Tanzanie&lt;/a&gt;, s'est éteinte en 1976 lorsque les membres de cette petite ethnie ont abandonné leurs pratiques traditionnelles pour se transformer en pasteurs, adoptant au passage la langue des pasteurs, et s'assimilant donc progressivement aux Masaï.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nicolas Quint, chercheur au laboratoire Langages, langues et cultures d'Afrique noire (CNRS/Inalco), résume : &lt;i&gt;"A l'échelle mondiale, c'est la scolarisation de masse qui a entraîné l'accélération de la disparition des langues."&lt;/i&gt; Le linguiste travaille notamment dans les monts Nouba, au Soudan, où une cinquantaine de langues sont concentrées dans un espace réduit. L'une des langues de cette région qu'il étudie, le koalib, a repris de la force grâce à un véritable plan de "résistance" mis sur pied par un homme hors du commun.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors que la culture nouba était très menacée, pendant la seconde guerre civile soudanaise, avec le pouvoir central instaurant dans un contexte de grande violence (viols, tueries, déplacements forcés, etc.) une arabisation aux populations nouba, un chef militaire originaire de cette région, &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/7745/yusif-kuwa.html" class="listLink"&gt;Yusif Kuwa&lt;/a&gt;, s'est associé à la rébellion sudiste, l'Armée de libération des peuples du soudan (SPLA), avec le soutien d'Eglises chrétiennes, pour à la fois créer une zone rebelle et développer la culture nouba. L'arabe a été abandonné dans les écoles, remplacé par l'anglais et les langues autochtones. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;"Grave pour l'identité"&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Depuis, le monde nouba renaît de ses cendres. &lt;i&gt;"Ce qui ne signifie pas que cet exemple soit reproductible&lt;/i&gt;, avertit &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/72fb/nicolas-quint.html" class="listLink"&gt;Nicolas Quint&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;ni qu'il faille impérativement appeler au sauvetage de toutes les langues, puisque ce serait irréaliste. Mais il faut être conscient de la menace. Pour les peuples dont la culture ne passe pas par l'écrit, la perte de la langue est une chose grave pour leur identité."&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sur un continent largement dominé par la culture orale, les langues sont aussi des réservoirs d'informations sur l'histoire du peuplement. Par exemple, des Kikuyu du Kenya et des Rwandais parlant le kinyarwanda peuvent se comprendre, et ont même en commun une façon particulière de prononcer les "l" et les "r". Cela signale qu'à un moment, des hommes ont partagé un espace commun avant de se séparer.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'histoire de populations parlant les langues du groupe bantou a pu être reconstituée en partant de leur berceau initial, situé entre le Cameroun et le Nigeria. L'hypothèse de l'existence de ce groupe avait été formée dès 1862. Un siècle plus tard, le linguiste &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/dd41/joseph-greenberg.html" class="listLink"&gt;Joseph Greenberg&lt;/a&gt; établissait une théorie sur les migrations ayant permis à ces peuples d'essaimer vers l'Afrique orientale et australe, conquises en deux millénaires seulement. Par un système de comparaison, les linguistes ont calculé les transformations des langues, construisant des machines à remonter le temps de l'évolution linguistique assez théoriques, mais confortées depuis par d'autres types de données, notamment génétiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class="dropcap"&gt;L&lt;/span&gt;'indice ne trompe pas : il reste tellement à apprendre au sujet des langues africaines que l'évaluation de leur nombre exact ne fait pas l'unanimité. Mille quatre cents peut-être, 2 000 sans doute. Et selon les linguistes, 10 % des langues du continent pourraient s'éteindre au cours du prochain siècle. Au moins 300 langues africaines ont moins de 10 000 locuteurs, seuil où une langue commence à être en danger. La moitié environ est déjà sérieusement condamnée, ou en passe de le devenir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La rapidité et l'intensité des migrations de "bantouphones", observable dans le fait que des structures, mais aussi des mots de vocabulaire, se retrouvent à l'identique, séparés par des milliers de kilomètres (&lt;i&gt;"mafuta"&lt;/i&gt; signifie huile, ou graisse, aussi bien en zoulou d'Afrique du Sud qu'en swahili de Tanzanie, par exemple).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, selon &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/69d0/clare-janaki.html" class="listLink"&gt;Clare Janaki&lt;/a&gt; Holden, anthropologue à &lt;a href="http://www.lemonde.fr/sujet/6276/university-college.html" class="listLink"&gt;University College&lt;/a&gt; à Londres, il existe environ 450 langues bantoues. On trouve leurs locuteurs depuis le Gabon jusqu'aux Comores, notamment. Le zoulou, comme le khosa, en Afrique du Sud, ont intégré certaines caractéristiques des langues qu'ils chassaient, appartenant au groupe khoisan, notamment à travers l'usage de clicks. Ce sont ces langues khoisan qui sont particulièrement menacées, les locuteurs préférant adopter les langues dominantes de la région. C'est le cas par exemple au Botswana, où le setswana les menace d'extinction.&lt;/p&gt;&lt;div class="lien"&gt;&lt;div class="author"&gt;&lt;b&gt;Jean-Philippe Rémy&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-3175653136373978926?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/10/des-pans-dhistoire-qui-disparaissent.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SsXn5yMv8OI/AAAAAAAAA-E/L788rVvTR2M/s72-c/Wolof.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-8065530966071613265</guid><pubDate>Thu, 01 Oct 2009 08:46:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-01T01:50:09.590-07:00</atom:updated><title>Les Antilles de Denise Colomb à l'Hôtel de Sully</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SsRtM4qjrXI/AAAAAAAAA9s/KYI-q-cEFhg/s1600-h/image_57702159.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 277px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SsRtM4qjrXI/AAAAAAAAA9s/KYI-q-cEFhg/s400/image_57702159.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5387551122378698098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;           &lt;div class="pxBlk"&gt;       &lt;span style="display: block;" id="formatbar_Buttons"&gt;&lt;span class=" on" style="display: block;" id="formatbar_Add_Image" title="Ajouter une image" onmouseover="ButtonHoverOn(this);" onmouseout="ButtonHoverOff(this);" onmouseup="addImage();" onmousedown="CheckFormatting(event);;ButtonMouseDown(this);"&gt;&lt;img src="http://www.blogger.com/img/blank.gif" alt="Ajouter une image" class="gl_photo" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;              &lt;div class="legend"&gt;        &lt;p&gt;Denise Colombe, Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, 1948&lt;/p&gt;                &lt;span class="pxAuthor"&gt;© (c) Ministère de la Culture, Médiathèque du patrimoine, dist RMN&lt;/span&gt;               &lt;/div&gt;             &lt;/div&gt;                            &lt;h4 class="itemSTitle2"&gt;L'Hôtel de Sully présente jusqu'au 27 décembre les photos antillaises de la parisienne Denise Colomb&lt;/h4&gt;                     &lt;p&gt;La photographe d'artistes, connue pour ses portraits d'Antonin Artaud ou Nicolas de Staël, s'est rendue deux fois aux Antilles, en 1948 à l'invitation d'Aimé Césaire, en 1958 pour une campagne de publicité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a porté un regard "humaniste" sur une société pauvre, qui , cent ans après l'abolition de l'esclavage, sortait juste du régime colonial.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;Denise Colomb (1902-2004) a fait ses premières photos en Indochine. Introduite dans le monde de l'art par son frère, le galeriste parisien Pierre Loeb, elle est surtout connue pour ses portraits d'artistes: Artaud, Giacometti, Picasso, De Stael.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="Denise Colomb, Récréation, 1948 (c) Ministère de la Culture - Médiathèque du Patrimoine, dist RMN" src="http://medias.francetv.fr/bibl/url_images/2009/09/30/image_57702244.jpg" oid="57702244" align="left" border="0" hspace="5" vspace="5" /&gt;En 1948, Aimé Césaire, qui a vu ses photos d'Indochine, l'invite aux Antilles pour la célébration du centenaire de l'abolition de l'esclavage aux Antilles françaises. Elle se rend en Martinique, en Guadeloupe et en Haïti. Sa visite a lieu au moment où commence à s'appliquer la loi de départementalisation, qui met fin officiellement à l'ère coloniale. Denise Colomb doit initialement travailler avec l'ethnologue Michel Leiris, en mission aux Antilles. Mais le courant ne passe pas entre eux et la photographe travaille finalement seule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une région pauvre que découvre Denise Colomb, où les enfants vont pieds nus, voire fesses nues, où on vit dans des cases vétustes, sans sanitaires. Ce n'est pourtant pas un travail engagé ou révolté que la photographe produit. On est à la grande époque de la photographie humaniste française, et Denise Colomb s'inscrit bien dans leur "réalisme poétique".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle photographie les enfants dans la rue, à l'école, guettant leurs sourires. Les femmes dans des cuisines précaires ou à la lessive à la rivière. Les hommes au café ou dans les plantations. Et aussi les bals et le carnaval. Aux Antilles, "on y chante et on y danse, mais la misère est là", résume-t-elle. Résultat, un exotisme modéré et un regard plein d'empathie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img alt="Denise Colomb, Pêcheur coiffé du bakoua, Martinique, 1958 (c) Ministère de la Culture, Médiathèque du Patrimoine, dist. RMN" src="http://medias.francetv.fr/bibl/url_images/2009/09/30/image_57702375.jpg" oid="57702375" align="right" border="0" hspace="5" vspace="5" /&gt;Aimé Césaire utilise plusieurs de ses photos pour illustrer un article où il dénonce la misère du plus grand nombre des Antillais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1958, Denise Colomb retourne aux Antilles pour la Compagnie générale transatlantique. Pour de la publicité donc. Il s'agit de promouvoir la beauté des îles et l'hospitalité des créoles. Son approche ne change pas radicalement. Quelques photos de misère en moins et quelques photos de plage en plus, la démarche de son premier voyage n'est pas contradictoire avec cette commande. Les photos de ses deux voyages sont d'ailleurs mêlées dans la première salle de l'exposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de ce deuxième voyage, elle prend, parallèlement à des images en noir et blanc, des images en couleur, qu'elle utilisera peu. Elles sont projetées à l'Hôtel de Sully. Malheureusement, la subtilité des couleurs du Kodachrome perdent à la projection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Denise Colomb aux Antilles, 1948-1958&lt;/strong&gt;, Jeu de Paume, Hôtel de Sully, 62 rue Saint-Antoine, 75004 Paris, 01-42-74-47-75&lt;br /&gt;tous les jours sauf lundi, mardi à vendredi 12h-19h, samedi et dimanche 10h-19h&lt;br /&gt;tarifs: 5€ / 2,50€&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-8065530966071613265?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/10/les-antilles-de-denise-colomb-lhotel-de.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SsRtM4qjrXI/AAAAAAAAA9s/KYI-q-cEFhg/s72-c/image_57702159.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-590830359917363708</guid><pubDate>Thu, 01 Oct 2009 08:30:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-01T01:31:43.007-07:00</atom:updated><title>Les Haïtiens se souviennent de Vertières</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SsRo6OLPL3I/AAAAAAAAA9k/4hWQsIrPzXA/s1600-h/Battle_of_vertieres.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer; width: 200px; height: 146px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SsRo6OLPL3I/AAAAAAAAA9k/4hWQsIrPzXA/s200/Battle_of_vertieres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5387546403688886130" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="R2"&gt; Événement historique pour Haïti et le peuple de cette première République noire indépendante du monde, il ne se passe jamais une année sans que les Haïtiens ne se remémorent la Victoire de Vertières. &lt;/div&gt;   Même éloignés du pays, ils ne sont pas prêts à oublier le 18 novembre 1803, jour où à Vertières, dans le nord du pays, les combattants de Jean-Jacques Dessalines – fondateur de la patrie – infligèrent une défaite inattendue aux troupes françaises. Ce fut une armée indigène composée essentiellement d'anciens esclaves qui remporta cette dernière bataille avant l'indépendance du pays, en janvier 1804, quelque deux mois plus tard. L'armée de Napoléon Bonaparte, commandée par le général Rochambeau, venait de capituler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet exploit va, cette année encore, réunir les Haïtiens d’Ottawa-Gatineau. Il s'agira de la 206e commémoration. Une soirée de gala sera organisée, l'occasion pour les Haïtiens de la capitale nationale de réfléchir sur le présent et l'avenir de leur pays qui peine depuis des années à retrouver sa stabilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Georges Tamba &lt;/b&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-590830359917363708?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/10/les-haitiens-se-souviennent-de.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SsRo6OLPL3I/AAAAAAAAA9k/4hWQsIrPzXA/s72-c/Battle_of_vertieres.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-7432019846132531210</guid><pubDate>Mon, 14 Sep 2009 21:59:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-14T15:06:11.725-07:00</atom:updated><title>Hortefeux démission</title><description>Tu es jeune ou tu es vieux, tu es un homme ou une femme, tu veux assainir le paysage politique français, fais un geste de salubrité pour ton pays, signe la pétition et n'oublie pas de la faire signer par ta famille. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.charliehebdo.fr/petition_hortefeux/"&gt;PETITION&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-7432019846132531210?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/09/hortefeux-demission.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-7572583031373592483</guid><pubDate>Sun, 13 Sep 2009 11:10:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-13T04:21:01.249-07:00</atom:updated><title>L'INSURRECTION DU SUD A LA MARTINIQUE Septembre 1870</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SqzVk_S1wpI/AAAAAAAAA6I/fw31MK6_xVg/s1600-h/lumina-sophie.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 142px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SqzVk_S1wpI/AAAAAAAAA6I/fw31MK6_xVg/s320/lumina-sophie.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5380910486243361426" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il y a 130 ans, une importante révolte embrasa le sud du pays : des milliers d'ouvriers et de paysans se soulevèrent le coutelas et la torche à la main contre le régime qui les oppressaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;22 ans après la Révolution antiesclavagiste de 1848, c'est toujours le Second Empire en France avec Napoléon.III. Les anciens maîtres, les békés sont confortés dans leur domination malgré l'apparition d'une paysannerie composée pour l'essentiel de petits planteurs vivriers. Ils sont nombreux dans le Sud. Au lendemain de l'abolition, face au refus des anciens esclaves de se laisser exploiter, le travail obligatoire est instauré par le décret du 13 février 1852. En 1955, le gouverneur De Gueydon aggrave les conditions de travail par un nouvel arrêté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le travail est obligatoire à partir de 12 ans. Tout individu doit tenir un livret où sont consignés, entre autres, les conventions de travail, la régularité du travail… Ceux qui n'ont pas d'employeurs doivent s'inscrire au bureau de police. Mêmes les travailleurs indépendants subissent ces contrôles. Ils doivent pouvoir prouver en permanence qu'ils exercent une profession. A partir de 16 ans, tout individu doit payer un impôt personnel équivalent au salaire de 5 jours. Il doit avoir un passeport comportant un visa (payant) signifiant que l'impôt est payé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manifestement, tout est fait pour contraindre les nouveaux libres à aller travailler sur les habitations. Les békés avec l'appui de la monarchie française mettent en place un régime de servitudes avec son appareil répressif : amendes, prison, atelier de discipline…Les femmes aussi subissent ce régime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A côté de ces mesures coercitives, le système organise l'immigration. De 1857 à 1861, 9000 africains (appelés Congo) sont introduits suivis ensuite par les immigrants de l'Inde. Les immigrants sont liés par un contrat de travail en principe renouvelable. En fait, ils viennent gonfler la masse des exploités dans les habitations. On estime qu'entre 1853 et 1870, la Martinique a reçu 30 000 immigrants (La population de la Martinique est d'environ 150 000 h). En 17 ans, 1 tiers des immigrants meurent !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les libertés publiques sont supprimées. Seuls les riches peuvent voter. La presse est censurée. L'école est plus chère. Cette politique permet de diminuer considérablement les salaires. C'était l'objectif. Inexorablement la misère grandit alors que les békés et l'Etat français s'enrichissent. Les premières usines modernes voient le jour. Le gouverneur Lapalin écrit «  La Martinique est une poule aux œufs d'or que la Métropole a tout intérêt à ménager ». Le pays est contrôlé par un régime dictatorial et raciste : 10% de la population, les blancs maintiennent les noirs dans un quasi esclavagisme C'est dans ce contexte qu'éclate l'affaire Lubin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En février 1870, Léopold Lubin, jeune agriculteur, noir est sauvagement par blanc Augier de Maintenon, au Marin. Lubin ne leur aurait pas céder le passage. Ce dernier devant le refus de la justice coloniale de punir les coupables, décide de rendre justice lui-même. Il corrige de sa cravache Augier de Maintenon. Arrêté, il est condamné à 5 ans de bagne et à une lourde amende par un jury de blancs : justice de classe et de race.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immédiatement après la condamnation, le soulèvement se prépare, à Rivière-Pilote. Dès le 2 septembre, des incidents sont signalés. Parmi les organisateurs on trouve Louis Telgard, Eugène Lacaille, Auguste Villard et Daniel Bolivard. Ils veulent infliger un châtiment aux blancs racistes, confisquer les grandes propriétés, instaurer un République Martiniquaise… Le 22 septembre, Telgard et Lacaille sont au bourg avec plusieurs centaines de personnes scandant « Mort aux blancs, mort à Codé ». Codé est un grand propriétaire blanc, un de ceux qui a fait condamné lourdement Lubin. Dans la soirée, ils se rendent sur l'habitation Codé. Elle est incendiée. C'est le début de l'insurrection. Dès le lendemain, elle se propage à tout le Sud. Ouvriers agricoles, ouvriers des bourgs, immigrants participent massivement à la révolte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les habitions flambent. Codé sera tué le 24. Pendant ce temps les blancs s'organisent. On fait appel aux troupes (1500 hommes), aux volontaires pour mater la révolte. La répression est terrible. Des dizaines de travailleurs sont massacrés. Il y a plus de 500 arrestations. Un climat de terreur s'installe à la mesure de la peur qu'on eue les blancs. Une parodie de justice condamna lourdement les insurgés. Les principaux chefs furent exécutés, sauf Telgard qui réussit à fuir à Ste Lucie. D'autres furent condamnés aux travaux forcés à perpétuité, à la déportation… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Analyse du mouvement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les évènements de septembre 1870 se situent à un moment charnière de l'histoire de notre pays. Cette insurrection a des caractéristiques particulières qu'on ne retrouve ni dans les luttes anti-serviles d'avant 1848, ni dans les luttes ouvrières qui apparaîtront à compter de 1900.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut considérer qu'il y a trois caractéristiques essentielles à cette insurrection qui en font un évènement majeur de notre histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premièrement, les éléments historiques en notre possession, en dépit des difficultés à connaître l'exacte vérité vu l'absence d'écrits émanant des insurgés eux-mêmes, permettent de penser que cette insurrection a été pensée, réfléchie par un groupe d'hommes et de femmes sachant parfaitement ce qu'ils faisaient et voulaient. Nous ne sommes pas en présence d'une simple révolte spontanée contre la misère et l'exploitation. S'il est vrai par exemple que l'affaire Lubin (ce jeune nègre incarcéré après avoir tenté de se venger de l'agression d'un blanc) a un rôle mobilisateur dans l'insurrection, il reste indéniable que même sans cela, un mouvement insurrectionnel était en préparation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxièmement , pour la première fois est posée la question essentielle de la possession de la terre. Il faut bien voir que l'insurrection du Sud a lieu 22 ans après l'abolition de l'esclavage et suite au régime impérial de Napoléon III. Si les esclaves avaient arraché leur liberté, celle-ci était formelle. Il n'existait pour eux pratiquement aucune possibilité de pouvoir échapper au travail sur les habitations des anciens maîtres. Les grands moyens de production (terres, usines à sucre) étaient toujours aux mains de la caste blanche. Dans le sud du pays, une petite classe de petits paysans avait réussi à se constituer, elle sera le fer de lance et le moteur de l'insurrection. On retrouvera aussi parmi les insurgés une partie des « Congos » qui avait été déportés après l'abolition de l'esclavage. Leur revendication est celle de la terre. D'ailleurs dans le peu de jours où l'insurrection dominera, on a assisté à un début de partage des terres des békés. Les insurgés ne se battent donc pas pour obtenir une simple amélioration de leurs conditions de vie mais avant tout pour avoir à leur disposition un outil de travail essentiel, la terre. En cela, le mouvement insurrectionnel se distingue de tout ce qui va suivre car il faudra attendre un siècle, pour que soit remise à l'ordre du jour la question d'une authentique réforme agraire qui ne peut passer que par l'expropriation de la terre aux mains des descendants des esclavagistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisièmement, cette révolte a un caractère nationaliste. Les insurgés ne s'opposent pas seulement à la caste béké pour la terre mais aussi au colonialisme. C'est une révolte frontale et pas simplement une lutte contre les conséquences du colonialisme. C'est la présence française, alliée des békés, qui est directement remise en cause. On sait que les insurgés vont se réjouir de la défaite française à Sedan contre la Prusse et qu'ils allèrent brandir un drapeau (rouge et noir) ou (rouge-vert-noir). Ainsi, c'est la première fois depuis la résistance des Caraïbes au début du XVII siècle que la présence française est remise ainsi en cause. Là encore, il faudra attendre près d'un siècle pour que cette question soit à nouveau posée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette insurrection a par la suite été reléguée aux oubliettes de l'histoire. Comme pour la révolution abolitionniste, le colonialisme, aidé en cela par le mouvement assimilationiste, a voulu ôter de la mémoire de notre peuple que ses ancêtres avaient résisté à l'oppression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se rappeler l'Insurrection du Sud n'est donc pas une simple commémoration. Il s'agit avant tout d'une part de voir que notre peuple a une histoire (avec ses héros, ses défaites, ses victoires) qui lui est propre et différente de celle de la France et d'autre part de constater que les questions posées en 1870, celles de la terre et du contrôle de notre destin, sont toujours d'actualité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-7572583031373592483?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/09/linsurrection-du-sud-la-martinique.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SqzVk_S1wpI/AAAAAAAAA6I/fw31MK6_xVg/s72-c/lumina-sophie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-3012562452084623240</guid><pubDate>Sun, 06 Sep 2009 12:10:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-06T05:16:20.238-07:00</atom:updated><title>Chroniques Saint-louisiennes</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SqOnbIrSKiI/AAAAAAAAA4Y/CXxWfq0yR_g/s1600-h/saint-louis.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SqOnbIrSKiI/AAAAAAAAA4Y/CXxWfq0yR_g/s320/saint-louis.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5378326464637839906" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt; &lt;br /&gt;A la mode du pays - Chroniques Saint-louisiennes d’Antoine François Feultaine Saint-Louis du Sénégal 1788-1835 par Sylvain Sankalé- 381 pages &lt;br /&gt;Saint-Louis sous occupation coloniale d’avant Faidherbe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire de Saint-Louis fut très simple. Occupée momentanément en 1693 par les Anglais elle ne connut en fait qu’une longue période de domination britannique. Dans ce livre, l’avocat Sylvain Sankalé, lointain descendant d’Antoine Feultaine, revient sur cette ville sénégalaise, perçue à l’époque comme un terreau d’expérimentation sociale unique au monde, avant que la colonisation militaire du général Faidherbe n’éradique ses particularités. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saint-Louis du Sénégal, 1788 : un jeune militaire, fils d’amidonnier de la ville de Metz, débarque en Afrique pour y faire fortune. 1835 : Quelque cinquante ans plus tard, au soir de sa vie, il raconte à ses petits-enfants la chronique des guerres, naufrages, missions, explorations qui firent de cette île à l’embouchure du fleuve un terreau d’expérimentation sociale unique au monde, avant que la colonisation militaire du général Faidherbe n’éradique ses particularités. Mariages sans curé, enfants naturels reconnus, jardin d’acclimatation pour plantes venues d’ailleurs, objet de juridictions sensées et pragmatiques faites tout express pour une société métissée, joyeux repaire de farfelus, brigands, exaltés, aventuriers ou braves gens, Saint-Louis du Sénégal est aussi la ville où débarquèrent en 1816 les survivants de la frégate naufragée la Méduse. Antoine Feultaine, témoin privilégié, époux d’une femme noire dont il a cinq enfants, incarne un moment d’histoire englouti avec la colonisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lointain descendant d’Antoine Feultaine, Sylvain Sankalé, avocat, a travaillé sur les archives du Sénégal, de France et d’Angleterre, ainsi que sur les matériaux laissés par son aïeul. Le chevalier de Boufflers, titre qu’il préférait conserver compte tenu des bénéfices que lui accordait son statut de chevalier de Malte, même s’il avait récupéré à la mort de son frère aîné le titre familial de marquis, n’aimait pas Saint-Louis et lui préférait Gorée. Là-bas il avait, à ce qu’on dit, mené une vie insouciante, tout en prétendant rester fidèle à celle qui était déjà la femme de sa vie, avant de finalement devenir son épouse, la brillante comtesse de Sabran. Gorée bruissait encore de l’écho de ses mille et une fantaisies, des fêtes données en son honneur par la Signare Anne Pépin, la fille du chirurgien, qui affichait, sans grande pudeur, le penchant qui les animait mutuellement. Venu au Sénégal pour y chercher gloire et fortune, le chevalier de Boufflers en repartit sans acquérir ni l’une ni l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avide de sensations, avide de faire frissonner son auditoire à l’évocation des sauvages qu’il n’a jamais vus que de loin et débordant de générosité dénonçant la barbarie de l’esclavage, sans avoir jamais rien fait pour s’y opposer dans les faits. La chance de Boufflers aura été d’être secondé par un homme énergique, efficace, et suffisamment peu soucieux de sa carrière pour ne pas lui porter ombrage, celui qui resta pour tout ce brave colonel Blanchot. En décembre 1787, Blanchot avait décidé d’aller en voyage d’exploration en direction des côtes s’étendant entre Gorée et la rivière de Sierra Leone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rentré à Gorée après à peine un mois de navigation, Blanchot adressa au ministre son rapport de tournée et sollicita l’autorisation de rentrer en France. L’histoire de Saint-Louis fut très simple. Occupée momentanément en 1693 par les Anglais elle ne connut en fait qu’une longue période de domination britannique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la deuxième partie, Feultaine traite de l’âge des responsabilités au midi de sa vie (1816-1826). L’idée d’une mise en valeur effective des comptoirs africains n’était pas une nouveauté. Il est certain que la politique de la France, que Schmaltz était chargé de mettre en œuvre au Sénégal, relevait d’une approche plus économique que mercantile de l’exploitation pratique des colonies françaises. La rupture avec ce que l’on commençait à appeler l’Ancien Régime était cependant manifeste. Tous les efforts déployés par le gouvernement royal, et même ceux issus de la Révolution et l’Empire, avaient pour seule ambition de faciliter le commerce, notamment, dans les premiers temps, en accordant un monopole à une compagnie privilégiée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les comptoirs d’Afrique semblaient être des réservoirs inépuisables d’esclaves, marchandise d’excellent rapport, n’exigeant que de faibles investissements de la part de l’Etat. Il n’y avait aucun effort soutenu à faire, aucune incursion dans l’intérieur, aucune guerre, aucune campagne armée. Les potentats locaux se chargeaient de conduire les cargaisons sur la côte. Avec les dispositions du deuxième traité de Paris consacrant l’abolition de la traite, la question de la substitution d’autres sources d’enrichissement en Afrique prit une acuité nouvelle. Désormais, il s’agissait d’aller au devant de la main d’œuvre naturelle, là où elle se trouvait, c’est-à-dire en Afrique. L’agriculture devenait ainsi la principale préoccupation du gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, incidemment d’autres secteurs d’activité économique avaient retenu l’intérêt. Il en alla ainsi de la pêche qui attira l’attention de quelques-uns, comme cet Abbé Braudeau. Mais le projet de fonder une compagnie royale de pêche se heurtait aux pillages pratiqués par les Maures. Il ne connut en définitive aucune suite immédiate. Il en alla de même pour les fabuleuses mines d’or du Bambouk vantées par tous les voyageurs depuis le quinzième siècle, et dont Lauzun, puis Durand se firent les hérauts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la troisième partie du livre, Antoine Feultaine s’intéresse à la période (1826-1835) où tout est réglé et un monde s’achève. Le Baron Roger sollicitait le ministre Chabrol de vouloir bien pourvoir à son remplacement. A sa place fut nommé Gerbidon. Dans son rapport du 25 août 1827, sa conviction était définitivement établie : ‘L’expérience n’a pas confirmé les espérances conçues et le Sénégal ne paraît pas destiné à devenir jamais une colonie à cultures.’ En septembre 1827, Richard, jardinier du roi, dégoûté du Sénégal, partit en congé de convalescence, avec la ferme intention de ne plus revenir. Il aurait en définitive continué sa carrière à l’île Bourbon où il s’est installé en 1830.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après Gerbidon, le gouvernement a nommé le commissaire Principal de la marine, Jubelin, Sous-directeur des colonies et ayant déjà eu à remplir des fonctions d’ordonnateur en Guadeloupe. Il communiqua à la politique agricole une activité nouvelle et dressa tout un programme agricole avec l’assistance des anciens collaborateurs de Roger. Le 10 mai, Brunet, toujours inspecteur des cultures, déposa un rapport constatant l’échec de la culture du coton. Il invita les autorités à renoncer à toute espérance concernant l’indigo et déclara que les entreprises de colonisation étaient condamnées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jubelin écarta d’emblée la possibilité d’envoyer les enfants s’instruire en France ; il rejeta le recours à la langue arabe qui n’est en fait réellement maîtrisée que par une faible proportion de mahométans, pour aboutir à la conclusion que c’est la langue Ouolof qui régnait presque exclusivement dans la colonie et même les enfants européens parlent le Ouolof au moins autant que le français. Il était du plus haut intérêt d’effacer graduellement ces différences d’éducation, de langage et de mœurs qui sont ici les seuls obstacles au rapprochement et à la fusion de toutes les classes, puisqu’ aucun préjugé ne les divise d’ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Epinat partit de son propre chef en 1832 et fut remplacé par Jean Dard qui n’avait pas renoncé à ses méthodes. Mais Jean Dard devait décéder à Saint-Louis en octobre 1833. Le gouverneur Pujol vient de soumettre au ministre sous le titre d’Arrêté concernant l’organisation et le régime intérieur de l’école de Saint-Louis. Le gouverneur Brou continua la politique commencée en 1827, de reconversion des personnels indigènes, essentiellement constitués d’engagés à temps, captifs enrôlés dans les compagnies des troupes noires, ou dont l’exercice des facultés de rachat, avant leur libération à terme, fut facilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brou triomphait des Maures. Il put imposer à Mohamed El Habib de renoncer à ses incursions dans le Oualo pour y lever des impôts. Le commerce, qui se faisait sur la rive droite du fleuve, était protégé contre les troubles du Oualo et dans les meilleurs termes avec les Trarza. Le Oualo, miné par une triple crise économique, politique et sociale, dépourvu d’intérêt du fait de l’abandon du projet agricole, était livré à lui-même et n’allait pas tarder à sombrer dans une guerre de succession encore plus âpre que les précédentes. Un demi-siècle avait été aboli, le Sénégal était redevenu, à la satisfaction générale de sa population, un banal comptoir. La population du Sénégal dans son ensemble a toujours préféré, aux travaux manuels ou agricoles, les satisfactions du négoce, ses marchandages, ses tromperies, ses ivresses, ses fortunes aussi acquises que perdues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le commerce bordelais était pour l’essentiel composé de jeunes gens de modeste origine venus tenter fortune au Sénégal. Souvent originaires du Tarn, ils créèrent, dès que leurs affaires fructifièrent, des têtes de pont à Bordeaux où ils installèrent tel ou tel membre de leur parenté. Les plus importants des négociants sont aujourd’hui, outre Prom, Devès, Maurel, Teisseire, Lombard Monteillet, Gasconi, Régis et Calvé. Quelques mulâtres leur tiennent la dragée haute dont François Valantin, mais ils ne sont que trois ou quatre en face de la vingtaine de négociants européens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A côté de ces négociants blancs se trouvent les marchands, modestes détaillants ou grossistes, échangeant marchandises européennes contre produits locaux. Il se dit longtemps que la famille Maurel se fit doublement du gouverneur son obligé d’une part en obtenant sa nomination et d’autre part en acquittant les lourdes dettes de jeunesse dont Faidherbe, issu d’un milieu social modeste, était encore affligé. Energique et volontaire, Faidherbe insuffla au Sénégal, en deux séjours totalisant dix ans (1854-1861/ 1863-1865) un véritable vent de changement. Il s’est rendu sympathique par sa connaissance approfondie de la population noire et de la culture islamique. Peu favorable aux métis et allié manifeste des Bordelais, il fut un adversaire déterminé de la mode du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce livre bien écrit est une contribution très importante à la connaissance de l’histoire économique et sociale qui reste à faire. &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Amady Aly DIENG &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-3012562452084623240?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/09/chroniques-saint-louisiennes.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SqOnbIrSKiI/AAAAAAAAA4Y/CXxWfq0yR_g/s72-c/saint-louis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-8530117874105679993</guid><pubDate>Sat, 05 Sep 2009 10:51:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-05T03:57:24.777-07:00</atom:updated><title>Danton, le verbe chevillé au peuple</title><description>Portrait. 220 ans après la révolution française&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SqJEAHtHpYI/AAAAAAAAA4A/ByFXQraSDXE/s1600-h/danton.png"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 253px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SqJEAHtHpYI/AAAAAAAAA4A/ByFXQraSDXE/s320/danton.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5377935673892775298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;1759-1794. Orateur brillant, parfois opposé abusivement à Robespierre, Georges Danton est autant le symbole des « indulgents » que le partisan résolu du tribunal révolutionnaire. Un complot imaginaire « vendu » à Robespierre et Saint-Just par Barère de Vieuzac scellera sa chute, et le mènera tout droit à l’échafaud.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’au pied de l’échafaud, le grand orateur de la Révolution française aura gardé le sens de la formule, à moins que la postérité ne l’ait affublé à tort de cette pirouette bravache : « Allons bourreau, fais ton métier, et ne manque pas de montrer ma tête au peuple, elle en vaut la peine ! » Quelques instants plus tôt, l’homme au visage grêlé depuis l’enfance par la vérole tentait de consoler Camille Desmoulins, et lançait à l’aide qui tentait de les séparer : « Tu n’empêcheras pas nos têtes de s’embrasser dans le panier ! » En ce début du mois d’avril 1794, depuis trois jours, Georges Danton et le célèbre journaliste du Vieux Cordelier doivent répondre de « conspiration » et de « friponnerie » devant le tribunal révolutionnaire, sans pouvoir réellement ni se défendre ni s’exprimer. Barère de Vieuzac et Vadier ont habilement convaincu Saint-Just de la véracité d’un rapport fabriqué accusant Danton d’appartenir à un vaste complot de l’étranger orchestré par Londres et Vienne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coupable de « modération contre-révolutionnaire », de vouloir arrêter la guerre avec les États disposés à reconnaître la République française, d’enrichissement, aussi, dans le cadre de ses missions en Belgique, Danton est en réalité perdu avant même d’avoir été jugé. Minoritaire au sein des comités de salut public que Danton menace d’accuser à la Convention de malversation et de tyrannie, Robespierre a bien tenté de s’opposer à l’arrestation de son ex-camarade et à celle de son « ami » &lt;br /&gt;Desmoulins. Il n’obtiendra rien, et un décret voté en urgence empêchera Danton de produire ses témoins et, surtout, de faire de son procès une ultime tribune… La même qu’il utilisa pour déclarer, prémonitoire, à la Convention : « Oui, nous devons réunir nos efforts pour faire cesser l’agitation de quelques ressentiments et de quelques préventions personnelles, plutôt que de nous effrayer par de vains et chimériques complots dont on serait bien embarrassé d’avoir à prouver l’existence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je provoque donc une explication franche sur les défiances qui nous divisent (…). Je le déclare nettement, parce qu’il est temps de le dire : tous ceux qui parlent de la faction Robespierre sont à mes yeux ou des hommes prévenus ou de mauvais citoyens. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’avocat entré au panthéon révolutionnaire grâce à son verbe aurait donc pu y poursuivre sa critique d’une Terreur dont il avait, dans d’autres circonstances, approuvé la vertu. Bien qu’ayant participé aux réunions du district des Cordeliers, avec Camille Desmoulins et Marat, son rôle dans la Révolution n’a certes pas été prépondérant. Élu président dans ce même district en octobre 1789, sa renommée va en revanche grandir au rythme de ses discours remarquables et remarqués. La popularité de ce bon vivant apologue inspiré du pavé leur doit beaucoup : le peuple, la patrie, Danton les célèbre en plaçant le civisme, l’honnêteté et le courage au-dessus de tout. Il affiche volontiers un mépris de la rhétorique, assumant une réputation de jouisseur, que ses ennemis ont parfois travesti en matérialisme, voire en grossièreté : « Je porte dans mon caractère une bonne portion de gaieté française », répondait ce magistrat étranger au jargon des juristes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fils de petits-bourgeois, s’est-il enrichi ? Loin de récuser sa bonne fortune, il s’en lavait les mains à sa manière, comme lors de ce discours à la Convention, le 10 mars 1993 : « Messieurs, quand l’édifice est en feu, je ne m’attache pas aux fripons qui enlèvent les meubles, mais j’éteins l’incendie ! (…) Le peuple n’a que du sang et il le prodigue. Alors, misérables, prodiguez vos richesses ! (…) Vos discussions sont misérables. Je ne connais que l’ennemi, battons l’ennemi. Vous qui me fatiguez de vos contestations particulières au lieu de vous occuper du salut de la République, je vous répudie comme traîtres à la patrie, je vous mets tous sur la même ligne. Que m’importe ma réputation, que la France soit libre et que mon nom soit flétri ! Que m’importe d’être appelé buveur de sang, oui, buvons s’il le faut le sang des ennemis de la liberté, mais combattons et conquérons la liberté ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Modéré, Danton ? Aurait-il rejeté toute responsabilité dans les massacres de septembre 1792, lorsque, comme l’écrit Jean Jaurès, « la Révolution sent pour ainsi dire au visage l’haleine des chevaux prussiens » ? À la Commune, relève l’adversaire résolu de la guerre de 1914, « l’exaltation patriotique est admirable, et je crois bien que c’est sans calcul et avec l’élan d’une foi sublime qu’elle se dresse la première pour organiser la défense ». La parole de Danton, déclare encore Jaurès avec admiration, « fut humaine aussi et sans mélange de passions troubles », avant de célébrer cet éloge du sacrifice populaire, face à l’avancée des armées contre-révolutionnaires : « Les commissaires de la Commune vont proclamer d’une manière solennelle l’invitation aux citoyens de s’armer et de marcher pour la défense de la patrie (…). Nous demandons que quiconque refusera de servir de sa personne, ou de remettre ses armes soit puni de mort. (…) Le tocsin qu’on va sonner n’est point un signal d’alarme, c’est la charge sur les ennemis de la patrie. Pour les vaincre, Messieurs, il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace et la France est sauvée. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Jaurès voit dans l’image du tocsin une mise en garde, une « merveilleuse image » d’un homme qui cherche « à épurer la sonnerie terrible et triste qui va sonner sur Paris de ce qu’elle pouvait avoir d’inquiétant et d’énervant, pour ne lui laisser que son accent héroïque ». Tout le parcours de Danton est peut-être condensé dans cette oscillation permanente entre les nécessaires violences révolutionnaires, qu’il approuve, et son aversion de la Terreur dans son expression la plus brutale. Entré le 6 avril 1793 au Comité de salut public, ses positions modérées, son refus de la guerre totale vont provoquer la rupture, définitive, avec Barère de Vieuzac. Danton, qui avait voté la mort de Louis XVI, s’oppose au renvoi de Marie-Antoinette devant le tribunal révolutionnaire, qui allait mettre fin aux négociations de paix, notamment avec la Prusse et l’Espagne. Pour lui, la Terreur prônée par Barère ne sert qu’à rendre la République « hideuse », d’empêcher sa reconnaissance et de maintenir son isolement. Il le fait savoir à voix haute, et son éloquence relayée talentueusement par Camille Desmoulins va les mettre tous les deux dans la ligne de mire des « Exagérés »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous deux Montagnards unis contre les Girondins durant les premiers mois de la Convention, Danton et Robespierre ont souvent été abusivement opposés, l’un figé en caricature du « bourgeois modéré », l’autre dans celle de l’incorruptible froid, sanguinaire et impopulaire. Idéalistes et pragmatiques, ils l’étaient, au fond, chacun à leur manière. Contrairement au premier, propriétaire aisé peu sensible aux idées socialistes défendues par un Hébert, Robespierre ne s’est certes pas enrichi. Mais sa popularité auprès des sans-culottes parisiens n’avait rien à envier à celle de Danton. Robespierre affirmait l’immortalité de l’âme comme une vérité définitive, éternellement nécessaire aux hommes, quand le « Dieu de l’univers » invoqué par Danton ne serait qu’une étape entre l’antique foi et la liberté nouvelle. Le peuple, pense-t-il, doit voir ses habitudes religieuses ménagées… Tenant d’un modérantisme utopique, à l’heure où Robespierre tente de maintenir l’équilibre politique de son gouvernement, déchiré par les complots et dominé par les radicaux, « l’indulgent », devenu hostile à la Terreur, se sait-il condamné ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retiré le 12 octobre 1793 dans la maison de sa mère, sa mise en cause dans l’affaire de la liquidation de la Compagnie des Indes le fait revenir précipitamment à Paris. Avant d’être définitivement privé de parole et de voir sa langue coupée sur le billot, il livrera cette ultime harangue, dans un mélange de résignation et de panache : « Ma voix, qui tant de fois s’est fait entendre pour la cause du peuple, pour appuyer et défendre ses intérêts, n’aura pas de peine à repousser la calomnie. Les lâches qui me calomnient oseraient-ils m’attaquer en face ? Qu’ils se montrent, et bientôt je les couvrirai eux-mêmes de l’ignominie, de l’opprobre qui les caractérisent. (…) Ma demeure sera bientôt le néant, quant à mon nom, vous le trouverez bientôt dans le Panthéon de l’histoire. Ma tête est là, elle répond de tout. La vie m’est à charge, il me tarde d’en être délivré ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Marc de Miramon&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-8530117874105679993?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/09/danton-le-verbe-cheville-au-peuple.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SqJEAHtHpYI/AAAAAAAAA4A/ByFXQraSDXE/s72-c/danton.png' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-2710035115295086461</guid><pubDate>Fri, 04 Sep 2009 01:13:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-03T18:16:07.268-07:00</atom:updated><title>L’abbé Grégoire, l’ami des Noirs</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SqBqURhkdmI/AAAAAAAAA34/jEbmbfBvPRo/s1600-h/gregoire.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 227px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SqBqURhkdmI/AAAAAAAAA34/jEbmbfBvPRo/s320/gregoire.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5377414851614504546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Portrait. 220 ans après la révolution française&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;1750-1831 . Ce curé, devenu évêque constitutionnel, a voué sa vie à trois causes : la fin de l’esclavage, l’éducation du peuple et l’organisation d’une Église gallicane.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au premier plan du tableau de David célébrant le serment du Jeu de paume trône l’abbé Grégoire. Alors que le vent de l’histoire et le peuple, aux fenêtres, font voler les rideaux de la salle, que les députés du tiers état sont tous tendus vers Bailly et leur promesse de donner une constitution à la France, trois hommes, au centre de l’image, attirent l’oeil : l’abbé donne l’accolade au chartreux Dom Gerle et au protestant Rabaut Saint-Étienne. La réconciliation des Églises scellée par la Révolution naissante. Pourquoi Grégoire pour symboliser cette - réunion ? Ce curé, représentant du bas clergé des Trois-Évêchés, est l’un des premiers (le 14 juin) à rejoindre le tiers. Il incarne la lune de miel entre clergé et révolution qui, à l’époque, occulte le « malentendu profond » entre les principes de l’un et de l’autre, et que l’abbé saura gérer au mieux jusqu’à sa mort, naturelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand ce prêtre arrive à Paris, il est mûr pour la Révolution. Dès 1787, il forme un syndicat de curés, marquant ainsi sa distance avec son évêché et les ordres réguliers. Dans ses lectures de jeunesse, il a rencontré les tyrannicides et le droit de résistance. Il fait partie de ces ecclésiastiques influencés par le jansénisme, nourris de gallicanisme. Pas vraiment homme des Lumières - « Après avoir été dévoré de doutes par la lecture des ouvrages prétendus philosophiques, j’ai ramené tout à l’examen et je suis catholique non parce que mes pères le furent, mais parce que la raison aidée de la grâce divine m’a conduit à la révélation » - il n’en a pas moins une lecture quasi antimonarchiste de l’écriture. En septembre 1792, quand la monarchie est abolie, il est dans un état second : « Depuis hier, la joie m’a suffoqué au point de n’avoir pu ni manger ni dormir. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le curé d’Emberménil, dans son ministère, a aussi eu tout loisir de mesurer la misère dans laquelle ses fidèles survivent. Soucieux de l’instruction de la jeunesse pauvre, il a édifié une&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;bibliothèque dans son presbytère. L’éducation va rester un point cardinal de son engagement : « Un peuple ignorant ne sera jamais un peuple libre. » Sans éducation, comment le peuple pourrait-il accéder à la « raison », condition première à la connaissance des droits et des devoirs, donc à l’observation des lois ? Sans éducation, pas de pacte social durable. C’est fidèle à cette pensée, soucieux du patrimoine, que l’abbé, en janvier 1794, n’hésite pas, dans un rapport à la Convention, à s’en prendre à ceux qui, dans l’armée républicaine, détruisent les bâtiments symboles de la monarchie, popularisant le terme de « vandalisme ». « Je créai le mot pour tuer la chose », dira-t-il dans ses Mémoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Éduquer, transmettre, là se trouve sans doute la raison d’une production foisonnante. L’abbé Grégoire écrit beaucoup, et il agit : au sein du comité d’instruction publique de la Convention (de juin 1793 à octobre 1795), il participe à la fondation du Conservatoire des arts et métiers, du Bureau des longitudes et de l’Institut de France. Ce qui ne l’empêche pas de goûter aux joies des joutes oratoires des assemblées. Son ami Jean-Frédéric Oberlin, un réformé apôtre du progrès social, dit de lui qu’il a un « caractère trempé », une belle « prestance », qu’il est « plein de bonnes réparties et de saillies heureuses », nanti d’un « talent admirable de beau parleur », « excellent satirique » : « c’est une bouche qui ne reste en dette avec personne et paye argent comptant ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’abbé Grégoire met ce talent au service de l’anti-esclavagisme. Membre de la Société des amis des Noirs fondée en 1788, aux côtés de Condorcet, Robespierre, Mirabeau… il en devient le président en 1790. Ces hommes prônent l’arrêt de la traite et l’octroi des droits civiques aux hommes libres de couleur. La question fait l’objet d’âpres discussions sous la Constituante. Face à eux, le lobby des planteurs et armateurs négriers possède de puissants appuis. L’économie et la puissance de la France outre-mer sont en question : avec quelque 450 000 esclaves noirs en 1789, Saint-Domingue est l’exemple type d’une économie de plantation aux mains d’une aristocratie blanche prête à en découdre pour garder son trésor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Persuadé qu’« il est dans l’ordre essentiel des choses créées par la providence que ce qui est inique soit impolitique et finisse tôt ou tard par d’épouvantables désastres », l’abbé n’aura de cesse de voir la fin de l’esclavage. En fait, sans la grande insurrection des esclaves de Saint-Domingue, la Convention n’aurait sans doute pas voté l’abolition de l’esclavage. C’est chose faite le 16 pluviôse an II. L’abbé Grégoire salue cette grande anticipation de la Révolution française : « Haïti est un phare élevé sur les Antilles vers - lequel les esclaves et leurs maîtres, les opprimés, les oppresseurs tournent leurs regards, ceux-là en soupirant, ceux-ci en rugissant… On voit approcher l’époque où le soleil en Amérique n’éclairera que des hommes libres, où ses rayons ne tomberont plus sur des fers et des esclaves. » Las, Napoléon, le mari de Joséphine de Beauharnais, fille de riches colons de Martinique, rétablira l’ordre ancien qui survivra jusqu’en 1848. Entre-temps, au Congrès de Vienne (1815), Grégoire aura lancé son célèbre appel anti-esclavagiste : « De la traite et de l’esclavage des Noirs et des Blancs. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La longévité politique de l’abbé Grégoire ne laisse pas d’interroger, d’autant que l’homme n’a jamais transigé avec son engagement - catholique. Il reste inflexible face aux pressions déchristianisatrices tout en siégeant à la - Montagne et en parlant la langue jacobine. D’aucuns verront en lui la rencontre entre pureté évangélique et austérité révolutionnaire. En 1791, l’abbé Grégoire participe à la création de la Constitution civile du clergé. Il devient évêque constitutionnel de Blois. La répression qui s’abat sur les prêtres réfractaires ne l’émeut guère. S’apitoie-t-il sur le sort des dévotes qui, à Paris, sont fessées par les patriotes quand elles se rendent à la messe d’un prêtre réfractaire ? La condamnation, par le pape Pie VI, de l’initiative révolutionnaire - « hérétique, sacrilège et schismatique » - ne l’ébranle pas plus. Lui, l’évêque gallican, assume le divorce avec Rome, qui saura s’en souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette « tête de fer » affligée d’un « caractère en désaccord avec sa robe », selon Michelet ; ce « maladroit », « provocateur », selon Jaurès ; cet « homme de bien, homme de colère, et si souvent loin du pardon », selon Sainte-Beuve, a-t-il été régicide ? L’abbé Grégoire l’a moultes fois écrit : Louis XVI est pour lui un « monstre couronné », un « bourreau du peuple », un « fainéant titré » ; « les rois sont dans l’ordre moral ce que les monstres sont dans l’ordre physique ; les cours sont l’atelier du crime, le foyer de la corruption ; l’histoire des rois est le martyrologue des nations ». Mais en janvier 1793, il est, avec trois autres conventionnels, en mission au pays du Mont-Blanc. Sollicités, ils adressent à Paris leur voeu : « La condamnation de Louis Capet sans appel au peuple. » Première marche de l’échafaud, dira-t-on, mais Grégoire répétera toute sa vie qu’il a alors plaidé la suppression du mot « mort ». Toujours est-il qu’à l’heure fatidique, la Convention n’a pas pris en compte les quatre voix des absents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune importance pour la faction monarchiste et les contre-révolutionnaires de tout poil qui relèvent la tête en septembre 1819. Quand Grégoire est élu député de l’Isère, ce « régicide » est exclu à l’unanimité de l’Assemblée. Son élection à l’Académie française est refusée pour cause de républicanisme. Septuagénaire, l’abbé écrit à un ami : « Je suis comme le granit, on peut me briser, mais on ne me plie pas. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment ne pas donner crédit à cet écrit tant l’attitude de l’ecclésiastique, sous le Consulat et l’Empire, est courageuse. Opposant irréductible à Napoléon Ier, il est l’un des cinq élus qui s’élevèrent contre la proclamation de l’Empire. Et, bien sûr, il rejette le Concordat conclu entre le pape Pie VII et le premier consul. Jusqu’en 1801, l’abbé Grégoire aura vainement essayé de réorganiser l’Église constitutionnelle. Droit dans sa robe, il refuse tous les honneurs dans lesquels Napoléon essaie de l’enfermer et le 1er avril 1814, il est l’un des 64 sénateurs qui répondent à la convocation de Talleyrand pour proclamer la déchéance de Napoléon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après 1819, l’abbé Grégoire se retire de la vie publique et se consacre à l’étude de Port-Royal (son penchant janséniste). N’empêche, le 28 mai 1831, jour de son décès, l’archevêque de Paris s’oppose à ce qu’il reçoive les derniers - sacrements. Contre sa hiérarchie, l’abbé Guillon lui accorde son secours. Deux mille personnes, derrière La Fayette, l’accompagnent au cimetière Montparnasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux siècles plus tard, l’Église catholique, romaine et apostolique, n’a rien pardonné à l’abbé Grégoire. Quand, à l’automne 1989, François Mitterrand, au nom de la patrie - reconnaissante, fait entrer avec les honneurs de la République trois révolutionnaires, dont l’abbé Grégoire, au Panthéon, les représentants du Très Haut dans l’Hexagone sont absents. L’abbé Grégoire, prêtre et révolutionnaire, gallican insoumis, est toujours trop sulfureux pour Rome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dany Stive&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-2710035115295086461?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/09/labbe-gregoire-lami-des-noirs.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SqBqURhkdmI/AAAAAAAAA34/jEbmbfBvPRo/s72-c/gregoire.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-7350082640280443282</guid><pubDate>Thu, 03 Sep 2009 22:11:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-03T15:22:51.311-07:00</atom:updated><title>Le temps de la quête du siècle africain des lumières</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SqBAl0tJ-eI/AAAAAAAAA3Y/J7fBjFpqIcY/s1600-h/harratine.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 252px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SqBAl0tJ-eI/AAAAAAAAA3Y/J7fBjFpqIcY/s320/harratine.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5377368973627750882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La dernière fois que nous avons entendu parler d’esclavage en Mauritanie, c’était il y a une vingtaine d’années, lorsque le chef d’Etat mauritanien de l’époque en avait annoncé l’abolition. Décidément non informés, nous nous étions étonnés d’apprendre que l’esclavage, au sens premier du terme, existait encore quelque par en Afrique au vingtième siècle finissant. Toujours mal ou non informés, nous venons seulement d’apprendre l’existence, dans cette même Mauritanie, d’une ‘‘Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste’’ (IRA), dont le président, Biram Ould Dah, s’est adressé en août 2009 aux esclaves mauritaniens en des termes, qui recèlent comme un désespoir : ‘‘L’unique choix en votre possession est la résistance physique jusqu’à l’extrême sacrifice.’’ Stoïcisme radical et dernier devant la culture persistante du déni et devant sa durée infinie, puisque ‘‘tous les régimes qui se sont succédé en Mauritanie depuis son indépendance ont perpétué le système esclavagiste dans le pays.’’&lt;br /&gt;Rien n’a donc changé, et l’abolition d’il y a une vingtaine d’années n’était que de la poudre aux yeux, un simple communiqué destiné à berner la communauté internationale. Rien n’a changé et ce n’est, hélas, pas nouveau, car après l’abolition officielle de l’esclavage par les Anglais et les Français au XIXème siècle, le roi Béhanzin du Dahomey avait continué à négocier allègrement le bois d’ébène avec les mêmes abolitionnistes, dans le cadre notamment d’un certain projet (déjà !) dénommé ‘‘chemin de fer Congo-Océan’’, dont Aimé Césaire se souvient amèrement : ‘‘Moi, je parle de milliers d’hommes sacrifiés au Congo-Océan.’’ Sacrifiés avec notre collaboration. Comme toujours et encore de nos jours. Rien de nouveau sous le soleil du bon Dieu. ‘‘Les bagnes toujours et la chair sous la roue’’ (Louis Aragon).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien de nouveau sous le soleil, et c’est précisément là le drame, là que le bât blesse, et que l’homme s’écrie, un rien désespéré, ‘‘Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges / Jeter l’ancre un seul jour ?’’ (Lamartine). Le bât blesse, car nous ne sommes plus au temps des Anglais et des Français abolitionnistes pour la façade, mais au temps des Mauritaniens et des Béninois, tous indépendants et souverains, au temps de l’Union Africaine, au temps du Colonel-Guide, Roi des rois d’Afrique. Et sous leurs yeux et sous leur souveraineté et au milieu du flot roulant de leurs discours, ‘‘le système esclavagiste dans le pays’’ Mauritanie se perpétue de même que dans le pays Bénin, où le système ‘‘vidomêgon’’ (à déchiffrer comme ‘‘enfant martyrisé’’), s’est incrusté dans les coutumes. Et les Béninois, aujourd’hui encore, vendent leurs enfants aux Gabonais par cargaisons entières. Rien de nouveau sous le soleil du bon Dieu, et les Africains aussi sont abolitionnistes pour la façade. ‘‘Aux cadavres jeté ce manteau de paroles / Le bâillon pour la bouche et pour la main le clou’’ (L. Aragon).&lt;br /&gt;Il est donc une conscience à prendre. Mais où la trouver pour la prendre ? Les Africains très musulmans, très chrétiens, très animistes, très rosicruciens et patati et patata, perpétuent tous le martyre du prochain, adulte ou enfant. D’où l’appel de Biram Ould Dah au stoïcisme : ‘‘Résistance physique jusqu’à l’extrême sacrifice’’, un appel désespéré, religions et tutti quanti ne semblant d’aucun secours pour le progrès de l’homme, pour l’espoir de l’homme en un avenir de grâce et de bonheur. Il est donc un siècle africain des lumières à quêter, à cultiver, à faire surgir par-delà religions, cultes et coutumes, pour rejoindre l’homme et le libérer. Le siècle européen des lumières n’a pas empêché le déni de l’homme, le déni de l’autre. Voltaire avait des actions dans le commerce des esclaves. Le siècle africain des lumières se caractérisera par son humanisme sans frontière. Pour reprendre les mots de Biram Ould Dah, le siècle africain des lumières sera un appel libérateur ‘‘aux victimes d’esclavage, d’expropriation des terres, de procès inéquitables et autres formes de déni de justice…’’&lt;br /&gt;C’est à cette conversion que nous invite Aimé Césaire depuis toujours : ‘‘Et maintenant pourrissent nos flocs d’ignominie.’’ C’est à cette grandeur que nous invite Senghor depuis toujours : ‘‘Notre noblesse nouvelle est non de dominer notre peuple, mais d’être son rythme et son cœur.’’ Voici le temps de la quête du siècle africain des lumières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Par Roger Gbégnonvi)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-7350082640280443282?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/09/le-temps-de-la-quete-du-siecle-africain.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SqBAl0tJ-eI/AAAAAAAAA3Y/J7fBjFpqIcY/s72-c/harratine.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-1690949535635132493</guid><pubDate>Wed, 02 Sep 2009 18:07:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-02T11:14:25.538-07:00</atom:updated><title>Fouquier-Tinville, la hache de la Terreur 1746-1795</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/Sp61_LvFRiI/AAAAAAAAA3Q/WX14DOB0W5I/s1600-h/fouquier_tinville3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 279px; height: 299px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/Sp61_LvFRiI/AAAAAAAAA3Q/WX14DOB0W5I/s320/fouquier_tinville3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376935102213604898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Portrait. 220 ans après la révolution française&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monstre pour la réaction thermidorienne, qui le condamna à mort après la chute de Robespierre, Antoine Quentin Fouquier de Tinville consacra sa vie à la Révolution, dont il fut l’implacable accusateur public du tribunal révolutionnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au panthéon des figures de la Révolution, celle d’Antoine Quentin Fouquier de Tinville est sans doute l’une des plus décriées et des plus haïes. L’histoire dominante lui a collé l’image d’un monstre sanguinaire, incarnant la répression impitoyable à laquelle est souvent réduite la Terreur. Encore aujourd’hui, son nom, quand il est évoqué, est associé au couperet de la guillotine tombant sans répit, à des procès sommaires et expéditifs, aux exécutions par fournées entières des « ennemis de la Révolution ». Le procès de Fouquier-Tinville, consécutif à la chute de - Robespierre, a largement contribué à forger cette image, la réaction thermidorienne faisant de lui le symbole et l’ordonnateur de la répression sous la Terreur. Il doit cette réputation à la fonction d’accusateur public du tribunal révolutionnaire, qu’il assuma du 13 mars 1793 au 1er août 1794, sous la Convention montagnarde du 2 juin 1793. On lui prête l’obtention d’environ deux mille condamnations à mort, sur les 16 594 sentences capitales recensées sous la Terreur entre mars 1793 et août 1794, d’après les statistiques de l’historien Donald Greer, mais aussi des acquittements que l’histoire a occultés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne prédestinait pourtant ce Picard, fils d’une famille paysanne plutôt aisée, à ce destin tragique. Né le 12 juin 1746, il étudie le droit à Paris et embrasse la carrière de procureur en 1773. Ce métier ne suffisant pas à subvenir à ses besoins, il doit, au bout de dix ans, se résoudre à vendre sa charge. On a raconté de lui qu’il mène durant ces années une vie de débauche et de boissons, qui lui sera imputée à charge lors de son procès par les vainqueurs du 9 Thermidor an II (27 juillet 1794).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Révolution qui monte, dont il épouse la cause, fait basculer la vie de ce cousin éloigné de Camille Desmoulins. En 1792, il est nommé directeur d’un des jurys d’accusation du tribunal créé pour juger les auteurs du complot royaliste du 10 août. Il accède le 13 mars 1793 à la fonction d’accusateur public du tribunal révolutionnaire, élu par la Convention. Fouquier-Tinville y a prononcé les réquisitoires qui l’ont rendu célèbre : contre Marie-Antoinette, contre Charlotte Corday, contre les Girondins et les dantonistes… Lors de la chute de Robespierre, son rôle se borna à faire constater - l’identité de ce dernier, sur ordre de la Convention, préalable à l’exécution sans jugement du chef de la Montagne, conformément à la loi. Ce zèle dans l’obéissance sans faille à la Convention ne lui épargna pas - d’être lui-même mis en accusation, dès le 14 thermidor (1er août 1794), et de finir exécuté comme son maître, le 7 mai 1795.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son réquisitoire le plus fameux reste celui prononcé contre la « veuve Capet », alias Marie-Antoinette. Le texte est un morceau de bravoure oratoire et d’une modernité stupéfiante. La liste des accusations portées contre la reine est accablante et édifiante. Fouquier-Tinville dénonce : « Marie-Antoinette, veuve de Louis Capet, a été, depuis son séjour en France, le fléau et la sangsue des Français. (…) Depuis la Révolution, la veuve Capet n’a cessé un seul instant d’entretenir des intelligences et des correspondances criminelles et nuisibles à la France, avec les puissances étrangères et dans l’intérieur de la République (…), elle a usé de toutes les manoeuvres qu’elle croyait propres à ses vues perfides pour opérer une contre-révolution. » Fouquier-Tinville détaille le rôle éminent de Marie-Antoinette dans le déclenchement du massacre du Champ-de-Mars du 17 juillet 1791, dans le renseignement des monarchies étrangères en guerre contre la France, dans le complot aristocrate du 10 août 1792, etc. En conclusion, il accuse la veuve - d’avoir « tramé des conspirations et des - complots contre la sûreté intérieure et extérieure de la France, et d’avoir à cet effet allumé la guerre civile dans divers points de la République et armé les citoyens les uns contre les autres, et d’avoir par ce moyen fait couler le sang d’un nombre - incalculable de citoyens ». La peine de mort est votée à l’unanimité par les jurés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réaction ne lui pardonnera jamais ses réquisitoires implacables contre « les ennemis de la Révolution ». Le procès de Fouquier-Tinville, qui se tint du 28 mars au 6 mai 1795, veille de son exécution, fut transformé en procès de la Terreur et du tribunal révolutionnaire par les nouveaux maîtres du pays. Ses adversaires accoururent pour se venger. On l’accusa de fomenter « le renversement du régime républicain » et d’avoir fait « périr sous la forme déguisée d’un jugement une foule innombrable de Français ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’action et les motivations de Fouquier-Tinville, tout comme son procès, sont inséparables du contexte historique de la France de cette période et du fonctionnement des institutions politiques et judiciaires sous la dictature de salut public. « La volonté punitive constituait, depuis 1789, l’un des traits essentiels de la mentalité révolutionnaire, face au complot aristocratique s’affirmaient la réaction défensive et la volonté punitive des masses populaires comme des dirigeants clairvoyants de la Révolution », rappelle l’éminent historien Albert Soboul (1). « L’établissement de la Terreur découla de l’aggravation de la crise. Mais le gouvernement révolutionnaire s’établissant et se renforçant, la Terreur fut organisée et légalisée. Le 10 mars 1793, pour prévenir de nouveaux massacres populaires, le tribunal révolutionnaire fut institué. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nommé par la Convention, ce tribunal juge suivant une procédure simplifiée. Le jury d’accusation a été supprimé, et ses verdicts ne donnent lieu à aucun appel. Le décret de la Convention du 22 prairial an II (10 juin 1794), qui institue la Grande Terreur, marque une évolution radicale. « Elle s’explique par les circonstances du moment », après des tentatives d’attentat contre Collot d’Herbois et Robespierre, rappelle Soboul. La défense et l’interrogatoire préalable des accusés furent supprimés, les jurés pouvaient se contenter de preuves morales, le tribunal n’eut le choix qu’entre lou la mort. La pratique de l’amalgame fut généralisée : la notion élargie de complot aristocratique permit d’inculper dans le même procès des gens sans liens entre eux, mais jugés solidaires dans leurs menées contre la nation. &lt;br /&gt;Couthon, rapporteur de la loi à la Convention, expliqua : « Il ne s’agit pas de donner quelques exemples mais d’exterminer les implacables satellites de la tyrannie. » « Les têtes tombaient comme des ardoises », décrira Fouquier-Tinville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses notes rédigées pour sa défense lors de son procès montrent un révolutionnaire persuadé d’avoir rempli honnêtement sa tâche comme « un être passif, un rouage et un ressort que faisait mouvoir la loi ». « Toutes les accusations pour la plupart (sic) ont été dirigées contre des conspirateurs caractérisés. Il est possible cependant que, sur des dénonciations ourdies par des malveillants, il y ait eu des actes d’accusation dirigés contre quelques patriotes. (…) C’est certainement un malheur qui ne pourrait me rendre coupable, car dès qu’il existe des dénonciations et des charges, la loi impose le devoir à l’accusateur public de diriger des poursuites. » Niant être la « créature de Robespierre », dont il avoua détester le « despotisme », il explique à propos de la loi du 22 prairial de durcissement de la Terreur qu’il désapprouvait, redoutant ses excès : « Je ne pouvais me refuser à l’exécution de ce - décret sans m’exposer à être considéré et traité comme un contre-révolutionnaire. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interpréter son action à l’aune de critères d’aujourd’hui, comme le devoir de désobéissance à des ordres injustes ou indignes, n’aurait aucun sens. Pour Fouquier-Tinville et les révolutionnaires de son époque, une fois le règne de l’arbitraire royal abattu, le fait qu’aucun homme ne puisse se déclarer au-dessus des lois caractérise le changement de régime. Dans sa justification, il écrit : « Un fonctionnaire dans une République ne doit connaître que la loi émanée du pouvoir souverain (…), son devoir est de l’exécuter et de la faire exécuter. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est au nom de ce dévouement patriotique qu’apprenant, le 14 thermidor, sa mise en accusation, il se rendit à la Conciergerie pour se constituer prisonnier. En mai 1795, attendant son exécution du fond de sa geôle, on lui prête ces mots, qui résument l’homme : « Je ne suis qu’une hache. Peut-on condamner une hache ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;(1) La Révolution française, Éditions sociales, 1982, rééditée par Gallimard.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Sébastien Crépel&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-1690949535635132493?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/09/fouquier-tinville-la-hache-de-la.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/Sp61_LvFRiI/AAAAAAAAA3Q/WX14DOB0W5I/s72-c/fouquier_tinville3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-3911252618905775164</guid><pubDate>Tue, 01 Sep 2009 10:11:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-01T03:13:37.756-07:00</atom:updated><title>Des patronymes lourds à porter</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SpzzzFpgyTI/AAAAAAAAA3I/26mbely7ZWM/s1600-h/rues.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 260px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SpzzzFpgyTI/AAAAAAAAA3I/26mbely7ZWM/s320/rues.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376440114188699954" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le 23 août 1791, Toussaint Louverture, esclave affranchi, mène l'insurrection des esclaves de l'île de Saint-Domingue. Pour se remémorer cette date, l'Unesco a déclaré en 1998 le 23 août Journée nationale du souvenir de la traite négrière et son abolition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;218 ans après ce soulèvement précurseur de l'abolition de l'esclavage, Karfa Diallo, président de l'association DiversCité à Bordeaux, interpelle les maires et élus de quatre villes concernées par le commerce triangulaire : Bordeaux, La Rochelle, Nantes et Le Havre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Karfa Diallo, à La Rochelle quatre sites seraient à débaptiser : les rues Admyrault, Giraudeau, Fleuriau et le square Rasteau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Une apologie de crime&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ce serait une initiative de justice urbaine, selon Karfa Diallo. Aujourd'hui l'esclavage est reconnu comme un crime contre l'humanité [depuis la loi Taubira du 21 mai 2001 NDLR]. Mais si la loi existe, elle n'a connu aucune traduction juridique. En débaptisant les rues aux noms de négriers, ce serait chose faite. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'association DiversCité, maintenir ces noms en haut de nos rues constitue même une apologie de crime contre l'humanité, décrit comme « l'éloge fait en public ou par la voie de presse de certains agissements légalement qualifiés de crimes, déjà accomplis ou susceptibles de l'être ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Juste réparer un oubli&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si débaptiser est impossible, Karfa Diallo demande au minimum d'installer une plaque expliquant le passé des armateurs. « Nous ne voulons condamner personne, juste réparer un oubli, indique- t-il. À l'époque où ces plaques ont été apposées, l'histoire était très peu connue des citadins. Les gens n'avaient pas grande connaissance des droits humains. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le cas Fleuriau&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Or, aujourd'hui, les choses ont changé et Karfa Diallo estime ces plaques « choquantes ». N'hésitant pas à comparer les armateurs aux nazis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C'est comme si aujourd'hui on décidait de nommer nos rues Goebbels ou Goering », explique-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rue Fleuriau, la question prête déjà à confusion. Car, si au XVIIIe siècle, le père, Aimé-Benjamin, fut bien armateur, son fils, à qui la rue est dédiée, était botaniste. Quant au Giraudeau qui a donné son nom à un square à Tasdon, c'est Louis, le conservateur des Beaux-Arts et non Pierre, le négociant, d'ailleurs ancêtre de l'acteur. Seuls le Rasteau du square (Pierre-Isaac) et l'Admyrauld de la rue furent réellement des armateurs vivant du commerce triangulaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Karfa Dialo, peu importe la génération, seul compte le nom. « Le commerce des hommes a fait la fortune non d'un seul homme mais de toute une famille », explique Karfa Diallo. Mais Josy Roten, présidente de l'association rochelaise Memoria Esclavage, ne partage pas cette opinion. Selon elle, « les enfants ne sont pas forcément responsables des actes de leurs parents ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;« Ce n'est pas une priorité »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« S'attaquer aux noms de rues est délicat, il faut mener une réflexion, prévient Josy Roten. La seule chose qu'il reste à faire est de nommer d'autres rues du nom de héros de la lutte contre l'esclavage, comme Toussaint Louverture, ou des abolitionnistes connus. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autant que, pour l'historienne, « les noms de rues font partie de la construction d'une mémoire collective à un moment donné. Selon elle, les noms de rues ne sont pas une priorité. « Le plus urgent reste de créer des lieux de mémoire, des monuments qui montrent le parcours de l'esclave, sa révolte. L'esclave n'a pas seulement été victime, il a été un héros, un homme. Pas seulement un objet. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Une pétition a été lancée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le moment, aucun des maires contactés n'a réagi. Une pétition a également été lancée. Diallo espère collecter près de 10 000 signatures à Bordeaux. « Que nous remettrons au maire de la ville le 10 mai prochain. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la rentrée, Karfa Diallo ira à la rencontre des élus, afin de les persuader d'inscrire la question à l'ordre du jour d'un prochain Conseil municipal.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-3911252618905775164?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/09/des-patronymes-lourds-porter.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SpzzzFpgyTI/AAAAAAAAA3I/26mbely7ZWM/s72-c/rues.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-7882201127026077643</guid><pubDate>Mon, 31 Aug 2009 11:23:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-08-31T04:25:21.630-07:00</atom:updated><title>1910 - 2009  : Un siècle de luttes en Guadeloupe</title><description>1910 - 2009 : Nou toujou goumé&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SpuzED55AGI/AAAAAAAAA2c/-TDs1oAJago/s1600-h/Logo_UGTG-30df5-fcc93.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 160px; height: 105px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SpuzED55AGI/AAAAAAAAA2c/-TDs1oAJago/s320/Logo_UGTG-30df5-fcc93.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5376087462545784930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wi sé vré lespwa éklò pendant les 44 jours de grève générale que nous avons mené en Guadeloupe. Dans notre pays de janvier à mars 2009, les femmes, les hommes, la jeunesse, les travailleurs : le peuple a envahi la rue pour signifier aux pwofitan, à tous les pwofitan notoires, sa revendication de vivre autrement.&lt;br /&gt;Wi sé vré, par milliers, NOU Les guadeloupéens, Nèg, Zendyen, Blan, avòté kon matrité, avons fait la démonstration, avec nos mès é labitid, paré de nos couleurs, scandant notre chanté, que konplo a nèg a pa konplo a chyen !&lt;br /&gt;Faut-il voir là, comme certains, un certain hasard qui sait si bien faire les choses, ou pire, une chance providentielle, cadeau tombé du ciel ? Erreur masili a gwotèt ! &lt;br /&gt;C’est bien là le fruit d’une construction par des luttes successives que bien d’autres vayan avant nous, d’autres Nonm é Fanm, ont mené depuis tantôt. Sé on filyasyon a konba a pèp, konba a travayè é a mouvman kiltirel.&lt;br /&gt;Wi sé vré, padavwa sonjé :&lt;br /&gt;Février et mars 1910, la grève des ouvriers agricoles de la Grande-Terre et de la région de Capesterre Belle Eau pour revendiquer la suppression du travail à la tâche et des augmentations. Bilan : 4 morts et 12 blessés.&lt;br /&gt;Février 1925, grève des petits planteurs, à l’usine de Duval, Petit-Canal, pour réclamer un meilleur prix de la tonne de cannes. Les militaires présents tirent sur les manifestants. Bilan : 6 grévistes tués et 7 blessés.&lt;br /&gt;Février 1930, Tuerie de Bonne-Mère et des Abymes. Non respect par les usiniers de l’arrêté du gouverneur qui fixe le prix de la tonne de cannes à 127, 75 francs et une augmentation de 10% de salaires pour les ouvriers agricoles. Les gendarmes fusillent les grévistes. Bilan : 3 morts.&lt;br /&gt;14 février 1952, grève des travailleurs dans la région du Moule noyée dans le sang. Meilleure rémunération de la journée de travail, allègement des tâches, meilleur prix de la tonne de canne, sont les principales revendications des petits planteurs et colons de la Guadeloupe. Suite aux barrages érigés à l’entrée de la ville du Moule, les CRS tirent sur la foule ; tuant 4 guadeloupéens (Constance DULAC, Capitolin JUSTINIEN, Edouard DERNON et François SERDOT) et en blessant 14.&lt;br /&gt;Mai 1967, grève des ouvriers du Bâtiment réclamant 2% d’augmentation et de meilleures conditions de travail. Là encore, les CRS tirent sur les guadeloupéens partout dans les rues de Pointe à Pitre. Bilan : 87 morts, dont Jacques NESTOR, et 200 arrestations.&lt;br /&gt;1971, grève de L’UTA pour revendiquer sa représentativité. Mouvement de grande envergure qui s’étendra dans le secteur du Bâtiment avec l’unité syndicale comme ferment de la lutte et le soutien des étudiants, lycéens et enseignants. [1]&lt;br /&gt;1972, année de bilan et de consolidation. Mise en place des écoles du soir pour l’éducation populaire. Grande collaboration des intellectuels avec les travailleurs paysans et les ouvriers. Epoque des grands koudmen dans les champs.&lt;br /&gt;1975, grève dans le secteur de l’industrie sucrière. Séquestration des directeurs d’usines. Remplacement des travailleurs guadeloupéens par des travailleurs haïtiens déportés. Grève de la faim du père Chérubin CELESTE en soutien aux manifestants grévistes. Grand soutien des étudiants, lycéens et enseignants, des artistes.&lt;br /&gt;1982, grève à Air Guadeloupe.&lt;br /&gt;1985, l’affaire Georges FAISANS.&lt;br /&gt;1999, l’affaire Pascal SEBASTIEN.&lt;br /&gt;2001, l’affaire Michel MADASSAMY.&lt;br /&gt;Par conséquent on comprend aisément qu’après une telle succession de luttes en Gwadloup, qu’il n’y a pas de place pour le hasard.&lt;br /&gt;Liyannaj Kont Pwofitasyon s’inscrit bien évidemment dans cette continuité du soulèvement des masses, affirmant constamment lalit klas kont klas ainsi portée par des hommes et des femmes, syndiqués ou non, des associations culturelles et politiques, contre la pwofitasyon et pour la dignité et le travail. Mouvement rassembleur et largement fédérateur de revendications qui a su faire état de sa capacité à liyanné la lutte de masse lors des grands rassemblements et la lutte militante sur les barrages.&lt;br /&gt;Malgré certaines conséquences dramatiques comme la mort de Jacques BINO et du jeune Steeve FISTON, l’amplification du mouvement et le franchissement de tous les obstacles ont permis au LKP de faire tomber au fur et à mesure toutes les oppositions et obtenir la signature de l’accord salarial interprofessionnel jacques BINO dès le 26 février 2009 et du protocole d’accord du 4 mars 2009.&lt;br /&gt;Ainsi donc, pour nous adhérents, militants et dirigeants de L’UGTG, c’est la traduction la plus fidèle de notre engagement pris sur nos orientations lors de nos trois derniers Congrès :&lt;br /&gt;2002, Gwadloup péké konstwi san travay ni san travayè.&lt;br /&gt;2005, Sé Fanm, Nonm é angajman, An konsyans, balan é inité, san janmé manjé an men a yo Ka kalbandé espwatasyon kapitalis é kolonyalis.&lt;br /&gt;2008, Sé silon jan ou bityé ou kapab rékolté saw planté. Annou kontinyé nouri lalit. Pon disou pa pèd !&lt;br /&gt;Nous pouvons aisément comprendre les contorsions multiples et le malkadik qui secouent nos politiciens et autres accoucheurs de pensées. Car un tel déferlement a Fanm, Nonm et de créativités d’un peuple constamment réprimé, dénigré, ne peut que désemparer et faire grincer jusqu’à exploser les sempiternels rouages. &lt;br /&gt;Mais pour nous, acteurs depuis l’aube, c’est bien cette partition que nous comptons jouer sans relâche avec détermination. Immense fierté a kontinyé nouri lalit sur l’idée que nous nous faisons de nous mêmes et sur nos prétentions à la construction d’une société nouvelle et plus juste pou nou é pou pitit annou.&lt;br /&gt;Encore une fois, Liyannaj Aksyon, Kanpèch... LKP, c’est NOU. Toute une suite d’expériences construites par les luttes que nous avons menées et qui aujourd’hui nous autorisent à toujours plus d’audace pou maché si yo.&lt;br /&gt;UGTG - Juillet 2009&lt;br /&gt;Source : La Lettre du Militant, Journal d’information des adhérents de L’UGTG&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-7882201127026077643?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/08/1910-2009-un-siecle-de-luttes-en.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/SpuzED55AGI/AAAAAAAAA2c/-TDs1oAJago/s72-c/Logo_UGTG-30df5-fcc93.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-19159048.post-8081597435973061217</guid><pubDate>Mon, 31 Aug 2009 00:54:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-08-30T17:59:57.785-07:00</atom:updated><title>Fesman : Doit-on occulter la dimension Arabe de la culture noire ?</title><description>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/Spsghdh7OGI/AAAAAAAAA2U/naxEsZBeL50/s1600-h/ANTAR.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 268px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/Spsghdh7OGI/AAAAAAAAA2U/naxEsZBeL50/s320/ANTAR.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5375926339431512162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dès sa première édition, le festival n’a été qu’une succession de nuits folkloriques où régnaient les tambourins. Et des pas de danse plus ou moins bizarres, voire diambiques. Ces grands du monde noir n’y ont jamais pris part. S’ils n’en ont pas été écartés ! Je pense à des sommités comme PELE, Cassius CLAY (MUHAMED ALY), RAY CHARLES, MARTIN LUTHER KING, MALCOM X, SIDNEY POITIERS, HARRY BELAFONTE, ALBERT LUTHILI, DESMOND TUTU, MANDELA, CAMARA LAYE, KWAME NKRUMAH, JULIUS NYERERE et même - tenez-vous bien - CHEIKH ANTA DIOP. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’organisation n’a jamais tenu compte de la première critique du Prix Nobel de Littérature Wole SOYINKA. Expression simple, mais combien profonde : «Le tigre ne crie pas sa tigritude, il griffe». En d’autres termes, il ne faut pas se contenter de paroles superficielles (même bien distillées). C’est d’action en profondeur que nous avons besoin. Ayant été aux côtés du Chef de l’Etat, Me Abdoulaye WADE, au siège des Nations Unies à New YORK pour le lancement du FESMAN, je me demande aujourd’hui si l’objectif était de faire adhérer la diaspora vivant aux Amériques. Si tel est l’objectif, le résultat sera nul. Car rien n’est fait à cet effet. En outre, si l’objectif était de conscientiser le continent, la chose parait, aujourd’hui, bien sénégalo-sénégalaise. &lt;br /&gt;Pour en venir à la dimension arabe de la chose africaine, il y a lieu de rappeler que le Yémen (berceau des Arabes), le sud de l’Arabie et l’actuel sultanat d’Oman ont presque toujours fait partie de l’Abyssinie. D’ailleurs, c’est du Yémen que régnait la Reine de SABA. C’est le lieu où fut érigé le premier barrage permettant la rétention des eaux de la rivière Aarym, pour les cultures de contre-saison. Sur les vestiges de ce barrage, l’on trouve des inscriptions en Ghez, langue d’Abyssinie, probablement ancêtre des langues sémites que sont l’Arabe, l’Hébreu et même l’Araméen parlé par JESUS. Cette langue africaine était écrite avec des idéogrammes, dont l’alphabet a fortement inspiré les écritures arabes, grecques et même latines. &lt;br /&gt;La Mecque, en tant que centre spirituel, a vu les prêtresses éthiopiennes dominer ce sanctuaire durant les périodes qui ont précédé l’ISLAM. La montagne qui jouxte la KA’ABA s’appelle le Mont des Abyssins. La KA’ABA, elle-même, doit être toujours habillée d’une étoffe noire. Couleur sacrée. La pierre angulaire du sanctuaire s’appelle Pierre Noire ou Pierre du Noir. Nous savons que la littérature arabe antéislamique était dominée par les sept plus grands poètes arabes de tous les temps. L’un des plus célèbres parmi eux, le prince noir Antar, chantait déjà sa couleur dont il était fier : &lt;br /&gt;« Par ma couleur, comme la nuit, à mes ennemis, je fais peur. Par mon immensité, je les absorbe. Et, ainsi, en moi, je sens leur torpeur». D’ailleurs l’Arabe est la seule langue où le mot Noir et Seigneur découlent de la même racine linguistique : saada, yaa suudu ; si yaadatan (seigneurie) sa waadan (noirceur) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier khalifat noir &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien savent qu’au IXème siècle, un khalifat noir fut fondé autour de l’actuelle ville de Bassorah ? Qu’il s’étendait jusqu’à l’actuel royaume de Bahreïn et jusqu’à la région iranienne du Khûzistân? Le Roi ALI, surnommé Shirzanj -le Lion Noir- y avait bâti monnaie et organisé une armée régulière qui avait résisté à trois khalifes Abbassides de Bagdad. L’un après l’autre, ils finirent par reconnaître, de facto, sa souveraineté sur cette zone. Durant une période qui s’étala sur 20 ans. Le Roi ALI avait même renversé la pyramide généalogique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au point que seul un Noir pouvait être Chérif et se réclamer du PROPHETE (L’Homme au Turban et à l’Etendard noirs). L’influence de ce khalifat traversa la Mer Caspienne, pour voir ses plénipotentiaires atteindre la cour de Russie. Un FESMAN où des pans de la géographie, de la religion, de la culture sont occultés, est-il celui que nous devons célébrer ? Une influence qui a fait que le PROPHETE de l’ISLAM ait choisi la couleur noire pour son étendard et son turban, pour se distinguer (Lui et Sa Descendance) des autres, ne doit pas être occultée. A moins qu’il ne s’agisse de profiter d’une occasion pour faire la promotion d’un certain paganisme, auquel l’on aura voulu donner une couleur obscure. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed Khalifa Niasse  &lt;br /&gt;Président du Présidium du F.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5/06/09&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/19159048-8081597435973061217?l=pyepimanla.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://pyepimanla.blogspot.com/2009/08/fesman-doit-on-occulter-la-dimension.html</link><author>noreply@blogger.com (pyepimanla-histoire)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_qPMG-iq57KQ/Spsghdh7OGI/AAAAAAAAA2U/naxEsZBeL50/s72-c/ANTAR.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item></channel></rss>