Déroulement du défilé carnavalesque au Cap-Haïtien - 2e Jour
L'histoire et la sociologie de la caraïbe, des antilles et du monde noir. Naviguons dans le passé de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Réunion et de l'Afrique
mardi, février 12, 2013
Déroulement du défilé carnavalesque au Cap-Haïtien - 2e Jour (photos)
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Déroulement du défilé carnavalesque au Cap-Haïtien
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| Un char allégorique représentant la Présidence au défilé |
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| Une jeune capoise toute souriante |
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| Groupe déguisé défilant sur le parcours |
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| Mariage de couleurs et de chorégraphies |
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Déroulement du défilé carnavalesque au Cap-Haïtien
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| Superbe déguisement artistique ! |
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| Ambiance festive ! |
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| La foule, immense, danse au rythme de « Pay Mayi », une bande à pied venue de la commune de Limonade |
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| La fierté d’être haïtienne ! |
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| Avec toute son âme, tout son corps et tout son esprit ! |
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| Un homme créant l’ambiance sur le Boulevard du Cap-Haïtien |
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| Un groupe de jeunes dénommé « Lame wouj » |
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| Mariage de couleurs, de déguisements et de chorégraphies |
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| La mort représentée au carnaval du Cap-Haitien. Comme à la fête ! |
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| Couleurs, déguisements, danses…tout y est |
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| De jolies femmes capoises embellissant le défilé carnavalesque |
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| Déguisements |
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| Un show amusant pour le plaisir des carnavaliers |
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| Des costumes rappelant en partie notre histoire de peuple |
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| Des « jambes de bois » répondant au rendez-vous traditionnel de défilé carnavalesque |
Déroulement du défilé carnavalesque au Cap-Haïtien Premier jour gras
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LE VOLEUR DE MINUIT, UNE FIGURE EMBLÉMATIQUE DU CARNAVAL TRINIDADIEN
« Le voleur de minuit est l'un des plus aimés colorés personnages de carnaval traditionnels. Midnight Robber, est immédiatement identifiable par ses costumes extravagants et de la parole distincte, appelée "Robber Talk» Le «Talk voleur» est dérivé de la tradition du griot africain ou un conteur, et les modes d'expression et le vocabulaire sont d'imitation de son ancien maître et est caractérisé par sa vantardise, le style moqueur a été dérivée à partir de sources variées: la Bible, les textes littéraires et les lecteurs de l'école et parle d'ascendance invincible le voleur ainsi que ses exploits terrifiants abord inspiré par les costumes de cow-boy, le voleur arbore un chapeau surdimensionné avec bord frangé, la couronne en supposant différentes formes (cimetière, cercueil, The Red House); une cape fluide ornée de symboles de mort et de destruction; chemise en satin noir et des pantalons généralement en noir et des chaussures ou des bottes ressemblant à un animal avec des yeux mobiles. Il convoque et rejette son audience avec le coup de sifflet, tout en les menaçant avec un pistolet, une épée ou dague et une tirelire en bois en forme de cercueil. »
"Outrageusement déguisé en bandit, qui raconte dans les rues de la ville comment il a courageusement bravé les dangers depuis son Afrique natale pour échapper à l'esclavage et choisi de devenir un bandit pour survivre. C'est une puissante métaphore de l'exil et de la nostalgie de la patrie, qui fait une forte référence à l'histoire de l'esclavage et à celle des Caraïbes. »
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lundi, février 11, 2013
LE JAB MOLASSIE UN DES PERSONNAGES DU CARNAVAL DE TRINIDAD
Jab est le patois français pour Diable (Devil), et Molassie est le patois français pour Mélasse (mélasse) est l'un de plusieurs types de mas diable.
Le costume est simple il se compose d'un pantalon court ou de pantalons coupés au genou, avec une queue de fil, un masque et des cornes et une fourche.
Les autres attributs de Jab Molassie des chaînes, des serrures et des clés autour de sa taille, et une fourche à la main. L'ensemble du corps est enduit de graisse ou de la boue, de la peinture rouge, vert ou bleu.
Les jab Molassie bougent en progression giratoire à un battement rythmique qui se joue sur des bidons ou des casseroles par ses lutins. Alors que certains de ses lutins fournissent la musique, d'autres soutiennent sa chaîne, apparemment le retenant comme il tire contre eux dans sa danse sauvage appelée "win".
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J'OUVERT A TRINIDAD, UNE TRADITION FORTE DU CARNAVAL
J'ouvert (prononcez «Jou-vay") est dérivé du patois français et signifie «l'aube». Jouvert marque le début officiel des célébrations du carnaval les deux jours à Trinité-et-Tobago.
Il habituellement il commence officiellement à 4:00 am le Lundi gras. Pendant le carnaval le lundi matin et dans les premières heures, les fêtards d'abord frappent les rues à l'aide d'un bout de corde, se frappe eux aussi parfois ( sans se faire mal) puis ensuite sautent , dansent, crient dans les rues, encouragé, il faut le reconnaître, par le rhum bien local, mais alimentée davantage par l'ivresse de l'occasion.
Ce début "Mas", appelés "J'Ouvert", (contraction du mot français "jour ouvert» ou «journée portes ouvertes»), est pour le vrai die-hard joueur. C'est rituel adopté à l'accompagnement sur le corps de la boue, puis plus récemment de peinture ou de chocolat, font aussi parti de la fête du pétrole, des fourches et des queues pointues. En substance, il est la célébration de la face sombre de la vie humaine!
Explication de ce particularisme du J'ouvert de Trinidad :
"Les origines de fêtes de rue liés à J'ouvert coïncider avec l' émancipation de l'esclavage en 1838. L'émancipation des Africains fourni l'occasion, non seulement de participer au carnaval, mais à l'embrasser comme une expression de leur liberté retrouvée. Certains théorisent que certaines traditions J'Ouvert sont reportés dans le souvenir de troubles civils dans Port of Spain , Trinidad , lorsque les gens s’enduisent d'huile ou de peinture pour éviter d'être reconnu. " (Wikipedia)
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vendredi, février 08, 2013
RESPECT DONALD BYRD - le trompettiste de jazz américain est décédé le 4 février 2013 à l'âge de 80 ans.
Son neveu pianiste Alex Bugnon a écrit sur sa page facebook: "Donald est décédé ce lundi dans le Delaware, où il vivait. Ses funérailles auront lieu la semaine prochaine à Détroit."
Donaldson Toussaint L'Ouverture Byrd est né le 9 décembre 1932 à Detroit et à débuté sa carrière dans les années 50 avec les Jazz Messengers d'Art Blakey jouant aux côtés de musiciens comme John Coltrane, Sonny Rollins, Thelonious Monk et Herbie Hancock.
Bien que ses racines soient dans le bebop il fut également célèbres plus tard pour ses formations soul et funk et jazz-rock. Il devint un des artistes le splus importants du label Blue Note, pour lequel il enregistra la plupart de ses albums, dont son grand succès de 1973 "Black Byrd", qui devint la plus grande vente jamais réalisée par le label.
Longtemps après son pic commercial, l'influence de Byrd continua à se faire sentir dans la musique populaire. l'artiste fut fréquemment samplé par les artistes de hip-hop comme Public Enemy, Nas, the Pharcyde and Del Tha Funkee Homosapien et le producteur maison Armand Van Helden.
L'héritage de Byrd est résumé par l'hommage de son neveu sur facebook: "Souvenons-nous de Donald comme d'un des rares pionniers de la trompette, pour les nombreux styles de musique qu'il assuma, pour son éducation musicale. En bref, Donald fut jusqu'à sa mort un étudiant de musique avide et éternel. C'est ce que j'essaie moi-même d'être tous les jours!! Repose en paix, tonton!" Alex Bugnon.
II a joué avec Lionel Hampton avant de quitter l'école. Il obtient plusieurs diplômes de musique. Alors qu'il est encore étudiant à Manhattan, il remplace Lee Morgan auprès de Art Blakey et les Jazz Messengers, ainsi que Clifford Brown auprès de Max Roach, puis joue avec de très nombreux jazzmen, dont John Coltrane, Sonny Rollins, Herbie Hancock et Thelonious Monk.
Dans les années 1970, il s'éloigne du mouvement hard-bop et se tourne vers le jazz fusion, le jazz-funk, le soul-jazz et le rhythm and blues. Il produit alors Black Byrd, avec les Mizell Brothers ; cet album connaît un grand succès, tout comme les albums qui suivirent avec les Mizell Brothers Places and Spaces, Steppin' Into Tomorrow et Street Lady.
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lundi, février 04, 2013
Avant Rosa Parcs il y avait Frances Ellen Watkins Harper
1846 – Elle a commencé son incroyable carrière d'écrivain en publiant son premier recueil de poésie, feuilles de la forêt à l'âge de 21 ans.
1858 – Elle a refusé de renoncer à son siège ou de monter dans la section « colorée » d'une voiture de chariot distinct à Philadelphie (100 ans avant Rosa Parks) et écrivit un de ses plus célèbres poèmes, « Bury Me In A gratuit Land » quand elle est très malade pendant une tournée fait. Son conte « Deux offres » est devenu la première nouvelle qui sera publiée par un afro-américain.
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ROSA PARK AURAIT EU 100 ANS AUJOURDHUI
Rosa Louise McCauley Parks, dite Rosa Parks, nait le 4 février 1913, Tuskegee, Alabama États-Unis.C'est une couturière qui devint une figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis, ce qui lui vaut le surnom de mère du mouvement des droits civiques de la part du Congrès américain.
Parks est devenue célèbre le 1er décembre 1955, lorsqu'elle refuse d'obéir au conducteur de bus James Blake qui lui demande de laisser sa place à un Blanc et d'aller s'asseoir au fond du bus.Dans les bus de Montgomery, les quatre premiers rangs étaient réservés aux Blancs. Les Noirs, qui représentent trois quarts des utilisateurs, doivent s'asseoir à l'arrière. Ils peuvent néanmoins utiliser la zone centrale, jusqu'à ce que des Blancs en aient besoin ; ils doivent alors, soit céder leur place et aller vers le fond, soit quitter le bus. Ce jour de 1955, elle n'avait semble-t-il pas prémédité son geste. Remarquant 4 passagers blancs debout, demande aux quatres premiers noirs dans la section des gens de couleurs de céder leur siège aux blancs. Trois le font, Rosa Parks, sentant une déterminantion l'envelopper tel une couverture en hiver, refuse de céder sa place à un blanc et tiens tête au chauffeur. Elle est arrêtée parla police, jugée et inculpée de désordre public ainsi que de violation des lois locales.
La nuit suivante son arrestation, cinquante dirigeants de la communauté afro-américaine, emmenés par un jeune pasteur peu connu à l'époque Dr Martin Luther King Jr, se réunissent à l'église baptiste de la Dexter Avenue pour discuter des actions à mener à la suite de l'arrestation de Rosa Parks. Ils y fondent ce soir là le Montgomery Improvement Association, dont ils élisent Martin Luther King président. C'est là qu'il popularisera théories de la non-violence et de la désobéissance civile qui feront sa notoriété par la suite. Le mouvement a trois revendications immédiates :
que les Blancs et les Noirs puissent s'asseoir où ils veulent dans l'autobus ;
que les chauffeurs soient plus courtois à l'égard de toutes les personnes ;
que des chauffeurs noirs soient engagés.
La veille du procès, 35 000 tracts sont distribués pour inviter les Noirs à ne plus emprunter les bus le lundi 5 décembre. Le mot d'ordre est repris le lundi par The Montgomery Advertiser, le journal noir local. Le mot d'ordre est reconduit après une réunion à l'église. C'est le début du boycott des bus de Montgomery qui durera 381 jours. Des dizaines de bus publics sont restés au dépôt pendant des mois jusqu'à ce que la loi sur la ségrégation dans les bus publics fût levée. La plupart des usagers noirs choisissent de marcher à pied ; des taxis conduits par des Noirs font des trajets au tarif du bus (10 cents). Quelques Blancs les rejoignent, parfois par idéologie, parfois simplement parce qu'ils ont besoin que leurs employés noirs viennent travailler. Peu à peu, grâce en partie à l'écho international du mouvement, les fonds commencent à arriver, permettant de mettre en place un service d'autobus parallèle, ou plus modestement l'achat de paires de chaussures. Des actes violents sont perpétrés, y compris le dynamitage des domiciles de Martin Luther King et de l'avocat Edgar Nixon. De nombreuses vexations sont recensées contre les Noirs. Fidèle à sa stratégie, King demande de ne pas répondre à ces actes. Ce mouvement provoque beaucoup d'autres protestations contre la ségrégation menée dans d'autres villes aux États-Unis.
Finalement, le 13 novembre 1956, la Cour suprême des États-Unis déclare la ségrégation dans les bus anticonstitutionnelle. La nouvelle ne parvient à Montgomery que le 20 novembre. Le boycott cesse dès le lendemain.
Par la suite, Rosa Parks devient une icône pour le mouvement des droits civiques. Ne trouvant pas de travail à Montgomery et sous la pression de ses proches inquiets pour sa sécurité, mais aussi en raison de quelques désaccords avec les leaders noirs de la ville, elle se rendit en 1957 dans le Nord, à Hampton en Virginie puis à Détroit dans le Michigan.
Son combat contre les discriminations débouche en 1964 sur le Civil Rights Act, loi qui interdit toute forme de discrimination dans les lieux publics et en 1965 sur le Voting Rights Act, qui supprime les tests et autres taxes pour devenir électeur aux États-Unis.
Rosa Parks résidera à Détroit jusqu'à sa mort le 24 octobre 2005 à l'age de 92ans. Comme martin Luther King, elle est aujorudhui une icone mondiale de la lutte contre les discriminatons.
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dimanche, janvier 27, 2013
Charles L. Reason est né le 21 Juillet 1818 à New York.
Ses parents, Michiel et Elizabeth Reason, étaient des immigrants en provenance d'Haïti qui sont arrivés aux États-Unis peu de temps après la révolution haïtienne de 1793.
Ses parents ont souligné l'importance de l'éducation, et très tôt le jeune Charles fît preuve d'une aptitude pour les mathématiques quand il était étudiant à l'École de New York African Free.
Reason a commencé sa carrière d'enseignant quand il avait 14 ans. Il a économiséce qu'il pouvait de son salaire de 25 $ par an de professeur afin de poursuivre sa propre formation avec des tuteurs.
Militant politique et abolitionniste, Reason a joué un rôle de premier plan dans le mouvement de Convention Noir à New York.
En 1837, il a rejoint Henry Highland Garnet, entre autres, dans le but d'obtenir le droit de vote pour les hommes africaines-américains et il a été plus tard l'un des co-auteurs de l'Appel à la Convention de New York Nègre de 1840 .
La philosophie d'éducation de Reason a été fondée sur l'hypothèse que l'éducation industrielle (les arts manuels) était un moyen essentiel à la liberté afro-américaine.
Contrairement à Booker T. Washington, cependant, Reason a vu l'importance de l'éducation à la fois industrielle et classique et a même commencé une école normale (Université de formation des enseignants) à New York.
Lorsque le "Mission Collège" majoritairement blanc gratuit (plus tard rebaptisée New York Central College) a ouverit ses portes à Courtland County, New York, en 1849, il a admis les étudiants noirs et Reason fut embauché pour faire partie du corps professoral.
Ce faisant, Reason est devenu le premier Afro-Américain à enseigner dans un collège à prédominance blanche.
L'ampleur de la nomination Reason peut être mesurée par rapport au fait que avant 1840 au plus une quinzaine d'étudiants noirs avaient pu s'inscrire dans les collèges blancs.
Reason, qui était professeur de belles-lettres, de grec, de latin, le français et professeur adjoint de mathématiques au Collège Central, a été rejoint par deux autres chercheurs africains-américains en 1850, George B. Vashon et William Allen.
Après trois ans à Central College, Reason quitté pour assumer le poste de directeur du "Institute for Colored Youth" à Philadelphie.
Fondé en 1837, il était l'une des meilleures écoles pour les Afro-Américains dans le pays. Reason augmenta l'effectif d'étudiants, a élargit les fonds desrtinés à la bibliothèque et fit en sorte que les élèves soient fréquentent les intellectuels africains-américains et les leaders de l'époque.
Reason demeura à cet Institut pendant trois ans et est ensuite retourna à New York, où il est devint un administrateur de l'école à New York.
L'un des points forts de sa carrière comme éducateur à New York fut en 1873 lorsqu'il prit la tête du mouvement en lutte pour mettre fin à la ségrégation raciale dans les écoles publiques de la ville.
Écrivain prolifique, Reason s'adonna au journalisme politique, ainsi qu'à la poésie.
Ses poèmes les plus remarquables sont «Liberté», "The Voice Esprit" et "pensées silencieuses."
Charles L. Reason est décédé en 1893.
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HISTOIRE DES AFRO-ARGENTINS OU CELLE D'UN GOMMAGE HISTORIQUE
" Pendant les XVIIIème et XIXème siècles, les Afro-argentins constituaient plus de la moitié de la population de certaines provinces et eurent une influence profonde sur la culture nationale.
Rayés, oubliés injustement de l’histoire, les afro-argentins en plus de la traite ont traversé plusieurs épreuves, la population a fortement baissé à la fin du XIXème siècle dû aux épidémies dont la fièvre jaune qui s’est rapidement répandue parmi la communauté, le taux de mortalité infantile très élevé, les guerres et surtout les politiques de blanchiment qui ont favorisé des flux migratoires européens, ont fait que la communauté qui, en 1810, formait plus de 30 % de la population de Buenos Aires se limite à 0,3 % vers la fin du siècle.
En 1871, Buenos Aires manquait de conditions de base de salubrité. L’épidémie de la fièvre jaune a cruellement frappé les Afro-argentins, qui ont été confinés et abandonnés à une extinction sure.
Certains régimes quand même notamment celui de Juan Manuel de Rosas ont été favorables à la communauté afro-argentine.
En 1883, le président raciste Domingo Sarmiento qui était décidé à exterminer la population noire de l’Argentine, prédisait qu’en vingt ans, il n’y aurait plus de noirs en Argentine, allant plus loin en disant que si un argentin voulait voir un noir, il devra aller au Brésil.
Des hommes politiques et historiens parlaient de disparition à un moment où la communauté afro-argentine était encore là et aucune étude anthropologique, sociologique ou historique n'est arrivée à présenter les afro-argentins dans leur ensemble. Tous les moyens ont été utilisés, des génocides silencieux ont été mis en œuvre pour qu’il n’y ait plus aucun noir en Argentine.
Dans toute l’Amérique Latine, l’Argentine est le pays où les noirs sont les moins visibles, dû à la migration européenne massive, que les hommes politiques à l’époque ont organisé pour un blanchiment de la population, pour se construire une identité nationale exclusivement blanche, ce qui a fait que les afro-argentins se sont peu à peu fondus dans le paysage et en plus du métissage se serait rajouter un phénomène de rejet, voire même parfois de honte parmi les afro-descendants.
La majorité des afro-argentins sont dans la pauvreté, et les intellectuels parlent d’une nouvelle forme de génocide, car dans un pays où l’on produit des aliments pour plus de 300 millions de personnes, la pauvreté est inconcevable.
Pour la première fois depuis cent treize ans, plusieurs Argentins ont pu, lors du dernier recensement le 27 octobre 2010, revendiquer leur ascendance africaine.
Et avec la participation et travail de plusieurs associations mises sur pied par certains afro-argentins, les activistes espèrent que les afro-descendants dans ce pays auront un avenir bien meilleur, du point de vue social, mais aussi prennent plus conscience de leurs origines. "
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LE TANGO, PATRIMOINE DE L'ARGENTINE, UNE DANSE AUX RACINES NOIRES
" L’un des styles musicaux qui a plus duré, tient ses influences africaines et est reconnu comme étant national est le tango. Le tango est né à Rio de la Plata parmi la communauté noire issue de l'esclavage qui représentait un poids important dans la société, à la fin du XIXème siècle. Tango est incontestablement un mot d’origine noire auquel, il est attribué plusieurs sens, par exemple, les esclaves appelaient tangos lieu dans lequel il faut être initié pour entrer et où se pratiquent des rituels et les tambours. Par antonomase, le terme aurait ensuite désigné les tambours eux-mêmes, puis la musique produite par ces tambours. Avant la fin du XIXe siècle, le tango ne renvoie pas encore à une forme musicale ou dansée définie, mais à des musiques et des danses très diverses pratiquées par les populations noires. Ces danses qui avaient lieu pendant des cérémonies organisées par les esclaves ont été interdites plusieurs fois par les autorités mais en vain. Malgré les influences européennes qui ont suivies, le nom est resté le même. Aujourd’hui le tango est la danse nationale en Argentine. "
mardi, janvier 22, 2013
Il y a 167 ans, l'abolition de l'esclavage en Tunisie : les regards croisés de 3 chercheurs tunisiens
A l'occasion de la commémoration de l'abolition de l'esclavage en Tunisie, trois chercheurs présentent un dossier sur cette question, en Tunisie et dans le monde :
• Mounira Chapoutot-Remadi, professeur d'histoire du moyen âge du monde arabe et musulman et vice-présidente de l'Association Nawarni, rappelle la profondeur historique de l'histoire de l'esclavage et axe son propos essentiellement sur son évolution en Tunisie jusqu'à son abolition le 23 janvier 1846 ;
• Stéphanie Pouessel, anthropologue et chercheure à l'Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain, évoque ses retombées sur les mémoires plurielles dans la Tunisie d'aujourd'hui ;
• Ridha Tlili, historien chercheur, évoque quant à lui la traite négrière et le commerce triangulaire qui ont entrainé, pendant quatre siècles, la déportation de milliers d’Africains aux Amériques.
Nous tenons non seulement à rappeler à tous les Tunisiens, une page importante de l'histoire de notre pays et du monde et, par delà ce dossier, nous ambitionnons de demander l'inscription de cette date, qui fait honneur à nos ancêtres et nous remplit de fierté, dans notre calendrier national. C'est cette Tunisie, moderne, libre, tolérante, plurielle et riche de toute sa diversité, que nous aimons.
Mounira Chapoutot-Remadi
Coordinatrice du dossier
P.S : Une pièce sera donnée à Elteatro les 23-24 et 26 janvier, intitulée "Cherche Saadia désespérément".
Un devoir de mémoire :
L'abolition de l'esclavage le 23 janvier 1846
Il est vrai que je suis fière de pourvoir dire et répéter à l'occasion, que mon pays a été le premier du monde arabe et musulman à abolir l'esclavage, le 23 janvier 1846.
Il est vrai que mon but aujourd'hui est de le rappeler à tous mes compatriotes afin d'inscrire cette date dans notre calendrier mémoriel national. Si le 2 décembre de chaque année correspond à la journée internationale de l'abolition de l'esclavage, le 23 janvier devrait être inscrit dans notre calendrier national.
L'esclavage est une institution vieille de plusieurs siècles et elle était générale dans l'Antiquité. Ce phénomène n'est donc pas lié à une religion ni à un espace géographique. La guerre et le commerce étaient les principales sources de l'esclavage. L'avènement des religions monothéistes allait, d'une certaine manière, contribuer à freiner sinon à diminuer le phénomène. Pour le christianisme comme pour l'islam, Il était interdit de réduire en esclavage, un coreligionnaire. L'émancipation de l'esclave était même un acte de piété recommandé en Islam. L'esclave femme devenue mère d'un garçon, Umm walad ne pouvait plus être vendue mais devait être affranchie.
Du point de vue de l'Islam, la division du monde en Dâr al-Islam, Dâr al-harb, allait permettre aux musulmans de continuer la traite pendant des siècles. C'est ainsi que des centaines de milliers de corps furent arrachés à leurs proches, vendus sur les marchés de la Méditerranée et de l'Asie. Leurs destinées furent diverses selon les époques, les pays, les fonctions qu'ils eurent à exercer. Les uns accédèrent aux fonctions les plus illustres, comme les sultans mamluks d’Égypte, les autres eurent beaucoup moins de chance, comme ceux qui furent astreints aux taches les plus dures. Certains également furent castrés et c'est comme eunuques qu'ils travaillèrent dans les palais des sultans. Ils furent affectés à la garde des harems et à l'éducation des jeunes esclaves. Les conditions de voyage étaient très dures et beaucoup mouraient en chemin avant d'atteindre leur destination finale.
Le vocabulaire arabe emploie une terminologie variée pour les désigner. L'esclave noir est appelé : 'abd, wasif, khadim, chouchen, hartani (pluriel Harratin) et akli en berbère ; l'esclave blanc : mamluk, 'ulj, saqlabi, rumi, jarkassi, turki, ... quand l'origine ethnique est précisée. Les taches domestiques étaient réservées aux noirs, les fonctions miliaires généralement aux autres.
Les flux étaient divers selon la géographie et les époques. Les sources arabes de la conquête décrivent et donnent des chiffres assez considérables d'esclaves berbères qui furent les premières victimes de ce trafic vers Damas et Bagdad. Malgré l'islamisation, le quint humain, takhmis, fut pratiqué sur les familles, provoquant une des plus grandes révoltes berbères en 740.
Une des premières expéditions de 'Uqba b. Nâfi' consista à aller capturer des esclaves au Fezzan. Très vite les Berbères eux-mêmes prirent en charge le commerce transsaharien et se chargèrent ainsi de la traite. Les Aghlabides se dotèrent d'une garde noire plus fidèle que l'armée arabe des conquérants qui fomentait de révoltes et était plus exigeante. Ils en employèrent d'autres dans l'agriculture et dans les grands domaines. Les dynasties suivantes continuèrent à s'appuyer sur ce commerce à la fois pour les besoins internes et externes.
Trois grands axes caravaniers sud-nord traversaient le Maghreb. Pour la Tunisie, la plupart des esclaves africains arrivait du Fezzan et du Bornou par Ghadamès et les autres empruntaient une deuxième route reliant Tombouctou au Djérid et à Gafsa, en passant par le Mzab. La Tunisie a été une zone de réception et de transit de ce trafic d'êtres humains. La traite a continué pendant des siècles. Beaucoup de ces hommes et de ces femmes se sont peu à peu fondus dans la population locale.
Un tournant important dans notre histoire a accéléré ce phénomène d'assimilation. Le règne d'Ahmed Bey (1837-1855) est resté dans notre mémoire comme la première entrée dans la modernité. Elle était certes dans l'air du temps aussi bien à Istanbul qu'au Caire. Des mesures semblables avaient été prises, mais l'originalité de notre pays, c'est d'avoir décrété avant tous les autres, l'abolition de l'esclavage le 23 janvier 1846.
Certes en examinant de près la situation de la Tunisie, 35 ans avant le Protectorat, on pourrait penser que ces mesures sont arrivées trop tard, qu'elles ont été commandées par la conjoncture internationale. La modernité plaquée, et non encore portée par la majorité de la population, n'était peut-être pas encore à l'ordre du jour. Certes, les lois ne font pas disparaître du jour au lendemain les lourdeurs des mentalités. Certes, la discrimination à l'égard de certains de nos compatriotes a du mal à disparaître.
Aujourd'hui, 167 ans se sont écoulés, nous devons retenir une chose importante. Oui nous sommes fiers d'être le premier pays musulman à avoir tourné la page de cet abominable commerce d'êtres humains et nous sommes fiers de notre diversité.
Mounira Chapoutot-Remadi
Professeur d'histoire, Université de Tunis
Vice-présidente de l'association Nawarni
Trace d’aujourd’hui :
jusqu’où reconnaitre les mémoires plurielles ?
La libération d’expression qui caractérise l’après-2011 est aussi celle qui invite les Tunisiens à se réapproprier leur histoire. Quand certains tiennent à souligner sa berbérité, d’autres reviennent à l’histoire islamique, ou ottomane quand l’histoire est vue par d’autres encore comme bourguibienne avant tout. Ses déclinaisons semblent infinies. Pour certains, il est temps aujourd’hui de soulever une partie de l’histoire transafricaine, celle qui a ramené des biens et des hommes. Une histoire de commerce d’hommes, la traite esclavagiste, qui fut abolie officiellement dans sa première version le 23 janvier 1846, mais qui laissa dans la société tunisienne des traces de subalternité, conscientes ou inconscientes, visibles jusqu’à nos jours.
Mais soulever ce sujet longtemps tabou ou confiné aux marges d’une identité tunisienne et arabe appelée à être réconciliée n’est pas l’apanage des seuls historiens. Ce besoin émane d’une partie de la société en quête de reconnaissance, de respect et d’égalité. L’écho citoyen est de plus en plus grand (cf. la nouvelle association ADAM) et les créations artistiques se multiplient (théâtre, cinéma, etc.). Toutes soulignent un racisme encore présent dans la société tunisienne mais rappellent aussi des éléments endogènes prometteurs, comme la fierté d’une abolition de l’esclavagisme précoce, antérieure à la France et fruit d’une génération de penseurs modernistes à l’instar du réformateur Ibn Abou Dhiaf. L’islam y est souvent perçu comme levier de la libération, appelant à l’égalité des croyants devant la foi; le personnage de Bilel, esclave alors libéré par le prophète et premier muezzin du Messager, venant en attester.
Au-delà des modalités propres au Nord de l’Afrique et au monde islamique, instituer la reconnaissance de la « date tunisienne » de l’abolition de l’esclavage, le 23 janvier, accole aux populations noires du Maghreb le modèle de la diaspora noire mondiale, essentiellement pensée jusque là comme transatlantique, c’est-à-dire partie d’Afrique en direction des Amériques, avec tout ce que cela a pu engendrer comme retour aux origines depuis le siècle dernier. Ce modèle propulseur d’identité -« noire », « post-esclavagiste » - est-il pertinent dans le monde arabe ? Les populations concernées trancheront.
Le défi est grand, aujourd’hui en Tunisie, de ne pas politiser la question de l’héritage des populations noires et de la diversité culturelle en générale (en la réduisant à un argument anti-islamiste), ni même de la balkaniser en ethnicisant la cause, une cause d’abord nationale puis universelle. Elle appartient à tous et s’inscrit aujourd’hui, pour ceux qui s’efforcent d’élever le jour de l’abolition en jour de reconnaissance nationale, dans une lutte contre le racisme et toutes formes de discriminations ou de subordination moderne. Le désir de commémoration de cette date historique permet de transformer une histoire « négative », celle de la traite, en une histoire positivée, celle de la libération. Elle veut aussi rappeler l’histoire de milliers d’esclaves et panser les plaies des générations qui suivirent.
L’enjeu est brûlant d’une actualité nationale, il en est de la représentation qu’une société se fait d’elle-même : comment est-il possible, dans le climat social et politique actuel en Tunisie, de penser des initiatives émanant de groupes particuliers fondés sur une langue ou une histoire « différente » sans être affilié à une volonté de séparatisme, de fitna ou de division de l’unité d’un pays jusque là entaché par un pouvoir mafieux puis scindé par l’espoir révolutionnaire ?
Stéphanie Pouessel,
Anthropologue, chercheure à l’Institut de recherche
sur le Maghreb contemporain, Tunis.
L’esclavage une si longue histoire
L’esclavage a une très longue histoire, puisque le commerce triangulaire a duré plus de quatre siècles. Les premiers navigateurs ont atteint le Cap Bojador en 1416 et les débuts des razzias ont laissé des traces qui remontent à 1441 sur le Rio de Oro. Depuis, les historiens avancent le chiffre de quinze millions de personnes qui auraient été victimes de la traite et de l’esclavage, mais si nous retenons l’estimation qui établit que pour un esclave arrivé aux Amériques, quatre ou cinq ont péri, dans les maisons de Zanzibar et pendant la traversée. Le chiffre pourrait alors s’élever d’une manière encore plus significative.
En 1791, une insurrection générale des esclaves éclate à Saint-Domingue (l’actuelle Haïti). Menés par Toussaint Louverture, les esclaves obtiennent la liberté politique en 1792. Et, en 1793, le commissaire civil Sonthonax proclame l’abolition de l’esclavage. Mais cette décision n’est pas encore confirmée par la Convention en 1794. Exclu du Comité de Salut Public depuis six mois, animateur du club des Cordeliers, Danton rejoint Louis Dufay, colon et député de Saint-Domingue, pour obtenir cette confirmation. Fidèles à l’esprit de la Déclaration des droits de l’homme de 1789, les membres de la Convention acclament la proposition. Rétabli par Bonaparte en mai 1802, l’esclavage et la traite ne seront définitivement abolis qu’en novembre 1848.
Cependant, pour comprendre l’histoire de l’esclavage, le recours à la notion de panafricanisme est incontournable. Même si le panafricanisme est né avec la première conférence africaine en 1900, son histoire commence bien avant ; c’est depuis le 17ème siècle, que les africains de l’Afrique et de la diaspora, en rejetant toutes formes de racisme vis-à-vis des noirs, ont affirmé l’égalité des peuples et le droit des africains et des noirs à vivre dans la liberté et la dignité, comme les autres êtres humains. Les premiers écrits contre l’esclavagisme de Antony Amo en 1703, Ignatius Sancho en 1782 et Ottobah Cuguano en 1787, et encore de l’esclave afro-américain James Somerset en 1772, sont des textes fondateurs qui forment en quelque sorte la préhistoire de la lutte des Noirs dans le monde. Par ailleurs, après cette période fondatrice, le thème de l’indépendance du territoire africain occupé par les puissances coloniales apparut comme une perspective devant mettre fin au processus de domination de l’Afrique et de l’esclavage.
Par la suite, l’UNIA, Universal Negro Improvement Association and African Communities League, fondée par Marcus Garvey (1887-1940) devint la plus connue parmi les mouvements africanistes. Son fondateur en 1914 était un noir caribéen immigré aux États-Unis et héritier des traditions de résistance de la Caraïbe.
Rappelons pour finir la synthèse des revendications panafricanistes de 1902 « le problème du vingtième siècle est celui de la question de couleur, la question de savoir à quel point les différences ethniques, qui se manifestent principalement par la couleur de la peau et de la qualité des cheveux, peuvent justifier le refus opposé à plus de la moitié du genre humain, quant au partage intégral des droits et privilèges de la civilisation humaine. ».
La loi Christiane Taubira du 21 mai 2001 qui reconnaît la trait négrière et l'esclavage comme un crime contre l'humanité puis la conférence internationale de Durban en septembre 2001 contre l'intolérance et le racisme montrent qu'encore au début du XXIe siècle, la lutte contre le racisme et la discrimination sont une préoccupation mondiale.
Ridha Tlili, chercheur
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