dimanche, mars 19, 2017

Conneries

Sur ATV, au journal de 19h :" les colons ont importés le cochon sauvage pour nourrir les esclaves qui s'étaient échappés". Ils va vraiment falloir les sanctifier : Ils ont partagés leur culture, ..., et fait en sorte que les esclaves marrons ne meurent pas de faim. Trop gentils !!! "

M. Symphor 


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Réponse  de Josépha Luce 

 Ce fut exactement le contraire. Lorsque les colons sont arrivés en Martinique, on trouvait des cochons sauvages. Mais deux ou 3 décennies plus tard, la voracité légendaire de ces mêmes colons avait occasionné l'extinction de la race des cochons sauvages (qui avaient été introduits par les Espagnols), de même que les perroquets, diable, lamantin, lézard... De toute façon tout le monde sait que le colon exécrait le marron, et tout esclave qui donnait la moindre bouchée de manger à un marron était puni d'un quatre-piquet plus ou moins long puis jeté dans la geôle d'habitation. Par conséquent, je ne vois pas trop bien comment ils leur donneraient à manger en même temps!

jeudi, mars 16, 2017

colonisation et nazisme


Olivier Mukuna : Après la commémoration française de « l’abolition de l’esclavage», à laquelle participait Nicolas Sarkozy, que pensez-vous d’une de ses déclarations : « La France n’a pas à rougir de son histoire. La France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide … La vérité c’est qu’il n’y a pas eu beaucoup de puissances coloniales dans le monde qui ait tant œuvré pour la civilisation, le développement et si peu pour l’exploitation » ?

Jacques Vergès : C’est évidemment un discours de candidat… La question n’est pas de rougir ou même de se repentir. Il s’agit d’autocritique. La repentance évoque la religion ; l’autocritique, une attitude responsable. Simplement se dire : Voilà ce que nous avons fait et cela a aboutit à une catastrophe. Quelles erreurs, quelles fautes avons-nous commises pour en arriver là ? L’autocritique reste à faire pour l’esclavage, mais aussi pour la colonisation qui a commencé au 19ème siècle. Une période de printemps des peuples en Europe, mais de grands malheurs pour ceux d’Asie et d’Afrique. Pourquoi ? Parce qu’on a justifié par la science l’infériorité de ces êtres humains.
On convoqua Darwin pour asseoir une sélection naturelle selon laquelle les plus aptes doivent triompher des plus faibles. Darwin lui-même - qui possédait des qualités humaines -, déclare : « A l’échelle des siècles, il est évident que beaucoup de civilisations arriérées vont disparaître ». Sur cette base, nous, les Européens, avons estimé avoir des droits sur ces peuples jugés inférieurs. Le droit de conquérir leurs terres, le droit de les faire bosser pour nous et le droit de les détruire…

Lorsqu’on parle de génocide, on oublie souvent la Tasmanie. Par définition, cette île au large de la Nouvelle-Zélande était peuplée de Tasmaniens. Il n’y en a plus ! La dernière Tasmanienne est morte en 1877. Les colons anglais les chassaient au fusil et avec des chiens. En Australie, les Aborigènes n’étaient pas représentés. Les Anglais considéraient que ce peuple faisait partie de la faune. 

Pour les animaux, on procède à une estimation, pas à un recensement…

Olivier Mukuna : Selon Sarkozy et d’autres, la France a davantage développé qu’exploité ses ex-colonies…

Jacques Vergès : Dans les colonies françaises, il y avait surtout le travail forcé… Prenez des modèles de réflexion subtile et modérée comme Tocqueville. 

Cet auteur de textes très intéressants sur la fin de l’Ancien régime et la démocratie américaine disait aussi : « Avec les Arabes, il faut savoir brûler les récoltes, razzier les villages, faire prisonnier les femmes et les enfants » ... 

Dans les années 20, Léon Blum, ce parangon du socialisme démocratique, écrivait : « Les races supérieurs ont des droits et des devoirs envers ceux qui ne sont pas parvenu au même degré de civilisation » … 

En 1936, le docteur Schacht, grand bourgeois, banquier puis ministre des finances d’Hitler, rend visite à Léon Blum. Il lui dit : « Je suis opposé à un empire colonial en Europe ». C’est-à-dire à un système colonial visant des Blancs. « Mais je suis favorable à ce que l’Allemagne recouvre des colonies en Afrique », ajoute-t-il. Blum répond : « Je suis d’accord avec vous. Je vais intervenir auprès des Anglais afin qu’ils vous restituent certains territoires africains ».

Olivier Mukuna : Dans votre dernier livre (1), vous écrivez : « La colonisation est la matrice du nazisme ». Une affirmation qui provoque pour le moins débat…

Jacques Vergès : Bien sûr. Un exemple : A l’époque d’Hitler, il y avait toujours un SS silencieux qui notait les propos de table du Führer. Le culte du chef l’imposait. A la libération, ces carnets ont été saisis par les Russes, puis ont été publiés et traduits en Anglais et en Français.

En 1941-42, lorsqu’Hitler envahit la Russie, il dit : « Nous devons faire avec les Slaves ce que les Américains ont fait avec les Indiens : les chasser des villes et les obliger à vivre dans des lieux reculés ». 

En 1943-44, la défaite arrive et les yeux du futur vaincu s’ouvrent. Hitler dit: « J’aurai dû exiger l’indépendance des pays d’Afrique du Nord pour que le feu prenne dans tout le monde musulman ». Il ajoute : « Les Chinois et les Japonais sont aussi civilisés que nous et peut-être l’étaient-ils avant nous ».

Au départ, Hitler se veut le continuateur des colonialistes. Hanna Arendt et Aimé Césaire le constatent aussi. Dans son Discours sur le colonialisme, Césaire écrit : « Quand M. Hitler s’est mis à éructer, cela vous a étonné en Europe. Nous, pas ! C’était le même discours que nous tenaient nos maîtres, sauf qu’eux pensaient que ces procédés colonialistes ne s’appliquaient qu’aux Arabes, aux Nègres ou aux Coolies et non pas à d’autres Blancs »... Il n’y a pas de doute : le nazisme est l’enfant du colonialisme.

[Paris Match Belgique, Bruxelles, 2007].
(1) « Que mes guerres étaient belles », Editions du Rocher, 2007.

lundi, février 27, 2017

LE CÉLÈBRE CARNAVAL CARIBÉEN DE BARRANQUILLA (Colombie)


Le Carnaval ancestral de Barranquilla la caribéenne est très important en Colombie, il est le plus important événement culturel du pays. C'est le troisième carnaval mondial juste après celui de Rio et Venise.

Depuis 2003 il est classé « chef d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité » il a ensuite été inscrit en novembre 2008, sur la liste représentative du « patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l’UNESCO. »,
Ses origines sont très anciennes, il exhale des rites , rythmiques, instrumentations et danses afro-indigènes. Très riche en couleurs il est une des merveille carnavalesque.

D'un point de vu calendaire il se déroule lors des jours gras avec des festivités s'étalant sur une semaine, mais toute la phase préparatrice en elle même dure plus d'un mois et débute dès le mois de janvier comme de nombreux carnaval de la Caraïbe. 

Il a ses personnages traditionnels, ses reines, son roi Momo...

Le Carnaval de Barranquilla débute par « la Bataille de Fleurs », qui est un défilé populaire , de nombreuses parades s'en suivent dont la Gran parade comparses. Il s'achève avec l'enterrement symbolique de « Joselito Carnaval ».

Emmanuelle Bramban









mardi, février 14, 2017

Devoir de mémoire : Souvenons-nous du : Massacre de la Saint-Valentin en Guadeloupe, le 14 février 1952


(Un odonyme local (Rue du 14-Février-1952) rappelle ces événements pour ne point les oublier

En 1952 a lieu un mouvement revendicatif impliquant des petits planteurs et colons sur l'ensemble de la Guadeloupe

Le 14 février 1952, dans la commune du Moule, est organisée une grève par les ouvriers de l'usine Gardel pour une hausse de leurs salaires. Des barrages avaient été érigés par les grévistes sur le piquet de grève. Les forces de maintien de l'ordre français sur place reçurent l'ordre de tirer sur la foule, le bilan est de 4 morts et 14 blessés. Ces événements sont connus à la Guadeloupe sous le nom de massacre de la Saint-Valentin.

Origine du mouvement

Le mouvement a commencé en novembre 1951 dans le nord Grande-Terre. Les revendications concernent alors la rémunération de la journée de travail et l’allègement des tâches sur les champs des békés. Les grévistes demandent que leurs salaires soient similaires à ceux des Français. Ils évoquent la loi du 16 mars 1946 qui faisait des colonies des Antilles des départements Français. Puis les revendications s'étendent à une augmentation du prix de la tonne de la canne à sucre.

Au début de l'année 1952, les grévistes reçoivent le soutien des fonctionnaires qui réclament la revalorisation de leurs salaires. Un appel à la grève générale est lancé sur l'ensemble de la Guadeloupe. L'ensemble des sites de production de la canne sont touchés : Petit-Bourg, Capesterre, Comté, Beauport, Bonne Mère...

Massacre

Le 11 février, les CRS prennent position dans la commune de Moule, qui accueille à l'époque, plusieurs usines de sucre et de distilleries de rhum et le seul port de la côte atlantique. Le 14 février 1952, les grévistes érigent un barrage à l’entrée du boulevard Rougé pour empêcher l’accès de l’usine Gardel aux charrettes de cannes à sucre.

Les CRS tirent sur la foule désarmée; 4 guadeloupéens sont tués : Constance Dulac, Capitulin Justinien, François Serdot et Édouard Dernon. 14 autres Guadeloupéens sont blessés. Certaines victimes n'avaient pas de liens avec les manifestants.

Mémoire

Chaque année des manifestations commémoratives sont organisées le 14 février par des organisations politiques et syndicales de la Guadeloupe. Une stèle est érigée devant le cimetière du Moule. Un odonyme local (Rue du 14-Février-1952) rappelle ces événements.

lundi, février 13, 2017

Une déclaration sur les bamboulas en Martinique au 19è siècle lorsque c'était le nom d'une danse

"Il faut que le Peuple change ses mœurs. Les habitudes de l’esclavage doivent disparaître à l’aspect de la liberté. Ainsi les charivaris, les boisbois, les bamboula, les piya, les violences quelconques ne sont plus de saison. Ils rappellent un passé que l’oubli dévore ; ce sont des anachronismes indignes du présent et surtout de l’avenir.

L’amour propre, toute fausse honte de céder à une volonté contraire, ne doivent pas être écoutés. Gardons-nous de fomenter de vieux levains sous prétexte de dignité personnelle.

Pardon, concitoyens, si je me permets de vous faire la morale. Vous avez le droit de me juger à votre tour, de me blâmer si j’ai tort ; mais si j’ai raison, vous m’écouterez car j’ai la confiance intime que je ne parle pas à des sourds.
Salut et fraternité.
Pory-Papy

Membre correspondant de la Société française pour l’Abolition de l’Esclavage.
Les Antilles, 1849
Saint-Pierre. Martinique."

dimanche, février 12, 2017

THE BRITISH EMPIRE : de l'esclavage à l'engagisme.


Au nombre des puissances esclavagistes européennes dès  première moitié du XIXème siècle, l’Angleterre fut précurseur en matière d’abolition (advenue en 1833 pour ses colonies) et, par voie de conséquence, également en matière d’engagisme post-abolitionniste, singulièrement indien : 1834, arrivée du premier convoi indien dans une colonie anglaise, l’Île Maurice.

Cette précocité fut tout de même facilité par le fait qu’existait à cette époque un immense Empire britannique des Indes – donc un vaste réservoir d’Indiens sujets britanniques susceptibles d’émigrer pour être engagés sur les plantations des colonies à sucre (entre autres) de l’Europe de par le monde, et d’abord de l’Angleterre.

Différentes raisons sont classiquement avancées pour expliquer qu’à cette époque - et plus largement encore à partir de 1860/1861 l’Angleterre ait facilité l’émigration et le recrutement de ces Indiens, sujets britanniques, vers ses colonies :
- En premier lieu, la nécessité de remédier à l’hémorragie de main d’œuvre anciennement servile enregistrée au lendemain de l’abolition de 1833.

- Egalement, la volonté britannique de tarir, par ce recours à l’immigrant indien, une traite négrière qui se poursuivait de fait sous le "pseudo" d’immigration africaine et en dépit de son interdiction formelle déjà ancienne.

- Mais il y avait sans doute également, au rang des mobiles - sinon des motifs – des autorités coloniales indo-britanniques, une possible préoccupation politique de "purger" quelque peu de son trop plein démographique dérangeant, un Empire britannique des Indes régulièrement frappé par des disettes meurtrières ; voire, sans doute aussi, exporter un peu de sa délinquance, de ses miséreux, de ses asociaux divers et variés, de sa marginalité et son agitation sociales.

Faciliter l’émigration pouvait y contribuer à la marge, et les plaintes récurrentes, qui émanaient des lointaines colonies d’immigration et concernaient la "qualité des convois", peuvent accréditer cette idée.

- Enfin, de façon plus conjoncturelle, des "événements" d’ampleur eurent lieu en 1857 qui paralysèrent durablement l’activité industrielle avec l’impact socio-économique et l’agitation sociale que l’on peut imaginer dans l’Inde populeuse du milieu du XIXème siècle ; dès lors, l’émigration peut avoir joué un peu comme "soupape de décompression" sociale, "voie de dégagement" d’une (petite) partie des Indiens "impactés" par la crise ouverte en 1857 dont, peut-être, quelques "indésirables".

Mais, cette année-là, l’émigration indienne post-abolitionniste n’était déjà plus une nouveauté depuis l’arrivée, en 1834 à l’Île Maurice, du premier convoi indien dans une colonie britannique !


Jack Caïlachon chercheur guadeloupéen en histoire, Février 2017.

mardi, février 07, 2017

QU'EST-IL ARRIVÉ AUX OLMÈQUES ?


Les Olmèques ont dominé le Mexique et l'Amérique centrale, il y a environ 3 113 ans avant l'an 1 jusqu'à environ l'an 400 de l'ère actuelle, alors qu'est-il arrivé aux descendants des Olmèques?.. Voici le fait choquant:
Les Olmèques s'étaient répandus dans les Amériques en fondant des colonies et en commerçant dans toute la région, dont quelques uns resteront au Mexique, où certains se mélangeront à d'autres peuples (une triste tendance qui a également conduit à leur disparition) tandis qu'une grande majorité quitteront leurs colonies pour retourner aux activités commerciales et maritimes entre l'Afrique et les Amériques au moment de la visite de Colomb.
Les descendants des Olmèques avaient également colonisé la vallée du Mississippi, le Texas et le sud-ouest des États-Unis, où ils deviendront plus tard victimes d'enlèvements pour l'esclavage lorsque l'édit papale avait décidé d'asservir tous les descendants de Ham trouvés dans les «Nouvelles Terres», c'est pourquoi aujourd'hui dans les Amériques, les communautés Noires présentes au Brésil et au Canada sont un mélange de Olmèques, de Washitaw, de Califunami (Noirs de Californie), de Yamassee, de Gwale, de Karib et d'esclaves Africains amenés aux Amériques après Christophe Colomb.
Les Olmèques n'ont jamais vraiment disparu , mais ont été seulement déplacés dans diverses régions de l'Amérique centrale (Amaruka) et du Mexique, où ils ont été transformés en esclaves aux "États-Unis".
Beaucoup de XI (Shi) (Olmèques, Mande) ont été victimes d'enlèvement pour l'esclavage et même si certains étaient restés au Mexique, la majorité des descendants des Olmèques (Washitaw) s'étaient déjà répandus dans toute les Amerukau (Amériques), où ils avaient colonisé la vallée du Mississippi (en Amérique du Nord), le Texas, le Sud-Ouest américain, les îles des Caraïbes (les îles Bermudes, la Jamaïque, Haïti, les Bahamas, la Trinité et la Barbade, etc.).
Ils se sont même installés sur l'île de Pâques et avaient également établi des colonies dans les îles des Caraïbes, où certains sont maintenant connus sous le nom d'Arawak, ces fameux indiens rencontrés par l'équipage de Christophe Colomb, cependant les derniers Arawaks survivants disparaîtront mélangés avec les Portugais, les Espagnols, les Britanniques et les «tribu Taino."
A ce propos, Alphonze de Qatrefages, anthropologue au Musée National d'Histoire Naturelle à Paris, avait identifié dans son livre "L'ESPÈCE HUMAINE" (1905) que "des habitants Noirs avaient été trouvés en petit nombre dans des régions isolées en Amérique, les Jamassi (Yamassee) de la Floride, les Charus du Brésil, les Caribeens Noirs de Saint-Vincent sur le golfe du Mexique, les Zuni Noir de l'Arizona et du Mexique actuel, en sont quelques exemples.

Dawidi Uchiwa

Source : "l'histoire des Africains-Olmèques" 1st book Bibliothèque
Hotep

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