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lundi, février 13, 2017

Une déclaration sur les bamboulas en Martinique au 19è siècle lorsque c'était le nom d'une danse

"Il faut que le Peuple change ses mœurs. Les habitudes de l’esclavage doivent disparaître à l’aspect de la liberté. Ainsi les charivaris, les boisbois, les bamboula, les piya, les violences quelconques ne sont plus de saison. Ils rappellent un passé que l’oubli dévore ; ce sont des anachronismes indignes du présent et surtout de l’avenir.

L’amour propre, toute fausse honte de céder à une volonté contraire, ne doivent pas être écoutés. Gardons-nous de fomenter de vieux levains sous prétexte de dignité personnelle.

Pardon, concitoyens, si je me permets de vous faire la morale. Vous avez le droit de me juger à votre tour, de me blâmer si j’ai tort ; mais si j’ai raison, vous m’écouterez car j’ai la confiance intime que je ne parle pas à des sourds.
Salut et fraternité.
Pory-Papy

Membre correspondant de la Société française pour l’Abolition de l’Esclavage.
Les Antilles, 1849
Saint-Pierre. Martinique."

mardi, septembre 06, 2016

Tribune en réaction à une partie du discours de François Fillon tenu le 28 août 2016 à Sablé sur Sarthe


C’est un fait certain, par delà les clivages politiques derrière lesquels certains se cachent, il est des hommes qui pour justifier leur pensée nationaliste la plus primaire souhaitent renier des pans d’Histoire de la France sous des prétextes fallacieux. Ils souhaiteraient que soit effacées des manuels scolaires des pages qui selon eux ne participent pas à la grandeur de la France et dans lesquelles, ils ne se reconnaissent pas. Cette Histoire qu’ils renient, c’est la mienne, et j’exprime mon refus de la voir disparaître des livres d’histoire des écoliers. Ce serait une nouvelle injure faite à toutes ses luttes entamées par mes aînés et mes compatriotes pour les y inscrire.

En cette période de crise économique et sociale, l’actualité expose chaque jour un retour en arrière : le refus de l’acceptation de l’autre et de sa culture : pourtant cet « autre » que l’on rejette contribue et a contribué à la réussite de la France. Tous ces discours trouvent leur justification dans les difficultés que rencontre actuellement la Nation, les attentats terroristes d’extrémistes islamistes révélant la vraie nature des uns et des autres et servant de justifications et de prétextes aux pensées jusqu’alors enfouies et qui puisent leurs racines dans le révisionnisme et le racisme.

Peut on prétendre renier toute une partie de l’Histoire de la France, de l’apport des sociétés, ex colonies, qui ont contribué à la grandeur et à la richesse de la société française sans que cela ne suscite de réactions ? Car l’histoire de mon île (la Martinique), des Antilles, des anciennes colonies françaises d’ »Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord » font partie de l’Histoire de la France.

La France, terre de « partage »

« La France ne serait pas coupable d’avoir voulu partager sa culture aux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord ? » N’est-ce pas faire l’oubli que ce partage de la France avec les peuples qu’elle colonisait se fit le plus souvent par le fer et le feu, la Bible dans la main : partage brutal qui entraîna le génocide de populations ; des autodafés de documents précieux ; des destructions de monuments ; des expropriations de terres des autochtones que l’on substitua par des colons qui façonnèrent ces parties du monde selon la vision des états dont ils étaient originaires. Pour s’enrichir toujours plus, l’état de Louis XIII autorisait la traite négrière et l’esclavage de millions d’hommes et de femmes extraits du continent africain. Louis XIV légitima et légiféra sur cet état de fait et ordonna la mise en œuvre d’un texte particulièrement odieux qu’est le code noir (1685). Cet infâme commerce, que la « France n’a pas inventé » participa à la richesse et à la grandeur de la France.

« Le partage » ce fut également l’asservissement de peuples pour travailler dans des mines, dans des champs, réservant à ces populations dites « sauvages » des conditions de vie et de travail innommables, entraînant pour ces populations la disparition et l’extinction de leurs cultures pour le seul profit de quelques états dont la France faisait partie.

« Le partage », ce fut le refus de la culture de l’autre pour la substituer à celle plus « chrétienne » et plus « occidentale » de la France coloniale.
« Le partage », ce fut la spoliation des terres de ces peuples qui n’avaient pas demandé à accueillir, ni à recevoir.

« Le partage » ce fut le choc bactériologique, maladies courantes de France et d’Europe comme la grippe, la rougeole, la variole et la varicelle qui se propagèrent dans ces contrées lointaines, décimant des populations entières et entraînant un véritable ethnocide.

Le « partage » ce furent ces guerres de Croisades menées en Afrique (Saint Louis), les guerres coloniales des XVII et XVIIIe siècles qui se poursuivirent au XIXe et XXe siècles.

Le « partage » ce fut le rétablissement de l’esclavage par Napoléon 1er (anciennement appelé Bonaparte), le Second Empire (Napoléon III), la Troisième République et les exactions qui furent commises pour profiter de cet empire colonial, l’un des plus grands et des plus étendus, en Afrique et en Asie et qui a participé à la puissance de la France.

De ce partage qu’est-ce que la France a reçu en retour ?

Peut-on faire fi des contributions que ces peuples ont apportées à la France ? Dès le Moyen-Âge, la France s’est enrichie du savoir des Arabes, des Asiatiques, des Africains et des Amérindiens. Ces apports ; tant dans les sciences, la médecine, le culinaire, les mathématiques, la philosophie ou la géographie, la botanique, les lettres ; ont permi des progrès dans toutes les strates de la société française. La France est sortie du Moyen-Âge pour entrer dans l’époque moderne grâce à l’apport de ces civilisations. Durant la période des lumières au XVIIIe siècle, les colonies ont inspiré les philosophes et les penseurs, le mouvement a permis à la France de sortir des « ténèbres de l’ignorance ». La rencontre de l’Afrique, de l’Asie, des Amériques avec l’Occident provoquent et participent aux Révolutions industrielles. Durant les deux conflits mondiaux (1914-1918 et 1939- 1945), des hommes originaires des colonies ont payé le prix du sang pour sauver l’honneur de la France, sans que par la suite leur valeur soit reconnue à sa juste mesure. La langue française « langue magnifique », sa culture, son patrimoine sont riches des apports de toutes les cultures des pays que la France a colonisés.

La France riche des ses héros … Noirs

L’Histoire de France ce sont aussi des héros comme Delgrès, Toussaint Louverture, la négresse Solitude, Aimé Césaire, Félix Eboué, Camille Mortenol, Battling Siki, Roland Garros, Charles N’Tchoréré, Léopold Sédhar Senghor, Gaston Monnerville, Félix Houphouët Boigny. La liste est longue de ces héros ultramarin qui ont contribué à l’écriture de l’Histoire de France et porté haut les couleurs et les valeurs de celle-ci.

La loi Taubira (2001) que l’on met à mal depuis quelque temps, est une loi qui renforce la grandeur de cette France, seul état occidental à avoir reconnu la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Reconnaitre et apprendre ces pages d’Histoire à l’école, faire ce travail de mémoire (trop longtemps occultée), ce n’est pas accabler ou culpabiliser la France, mais c’est définir et admettre sa part de responsabilité, pour que demain nos enfants puissent aller de l’avant et trouver leur place au sein de la Nation française.

Pour finir ce propos, M. Fillion sait-il seulement que l’un des maires de la commune dans laquelle il fut lui même élu et où il tint son discours, était un martiniquais nommé Raphaël Élizé arrière petit fils d’esclave, vétérinaire, maire de Sablé sur Sarthe dans les années 1930, rejeté à cause de sa couleur, et qui entra en résistance lors du second conflit mondial, il fut interné à Buchenwald et tué lors d’un bombardement ? Certainement que cette histoire mériterait de trouver sa place dans les manuels scolaires..


Sylvie Meslien, 
historienne, enseignante d’Histoire-Géographie 

samedi, octobre 19, 2013

Le texte de la circulaire Linard


Mission militaire française près l’Armée Américaine

7 août 1918

Au sujet des troupes noires américaines

I. Il importe que les officiers français appelés à exercer un commandement sur des troupes noires américaines, ou à vivre à leur contact, aient une notion exacte de la situation des nègres aux États-Unis. Les considérations exposées dans la note suivante devraient donc leur être communiquées, et il y a un intérêt considérable à ce qu’elles soient connues et largement diffusées ; il appartiendra même aux autorités militaires françaises de renseigner à ce sujet par l’intermédiaire des autorités civiles, les populations françaises des cantonnements de troupes américaines de couleur.

II. Le point de vue américain sur la « question nègre » peut paraître discutable à bien des esprits français. Mais il ne nous appartient pas à nous Français de discuter ce que certains appellent un « préjugé ». L’opinion américaine est unanime sur la « question noire » et n’admettrait pas la discussion.

Le nombre élevé de nègres aux États-Unis (15 millions environ) créerait pour la race blanche de la République un danger de dégénérescence si une séparation inexorable n’était faite entre noirs et blancs.

Comme ce danger n’existe pas pour la race française, le public français s’est habitué à traiter familièrement le « noir », et à être très indulgent à son égard.

Cette indulgence et cette familiarité blessent profondément les Américains. Ils les considèrent comme une atteinte à leurs dogmes nationaux. Ils craignent que le contact des Français n’inspire aux noirs américains des prétentions qu’ils considèrent comme intolérables. Il est indispensable que tous les efforts soient faits pour éviter d’indisposer profondément l’opinion américaine.

Bien que citoyen des États-Unis, l’homme de couleur est considéré par l’Américain blanc comme un être inférieur avec lequel on ne peut avoir que des relations d’affaires ou de service. On lui reproche une certaine inintelligence, son indiscrétion, son manque de conscience civique ou professionnelle, sa familiarité.

Les vices du nègre sont un danger constant pour l’Américain, qui doit les réprimer sévèrement. Par exemple, les troupes noires américaines en France ont donné lieu à elles seules à autant de plaintes pour tentatives de viol, que tout le reste de l’armée, et cependant on ne nous a envoyé comme soldats qu’une élite au point de vue physique et moral, car le déchet à l’incorporation a été énorme.

Conclusion

I. Il faut éviter toute intimité trop grande d’officiers français avec des officiers noirs, avec lesquels on peut être correct et aimable, mais qu’on ne peut traiter sur le même pied que des officiers blancs américains, sans blesser profondément ces derniers. Il ne faut pas partager leur table et éviter le serrement de main et les conversations ou fréquentations en dehors du service.

II. Il ne faut pas vanter d’une manière exagérée les troupes noires américaines surtout devant les Américains. Reconnaître leurs qualités et leurs services, mais en termes modérés conformes à la stricte réalité.

III. Tâcher d’obtenir des populations des cantonnements qu’elles ne gâtent pas les nègres. Les Américains sont indignés de toute intimité publique de femme blanche avec des noirs. Ils ont élevé récemment de véhémentes protestations contre la gravure de la « Vie Parisienne » intitulée « L’enfant du dessert » représentant une femme en cabinet particulier avec un nègre. Les familiarités des blanches avec les noirs sont du reste profondément regrettées de nos coloniaux expérimentés, qui y voient une perte considérable du prestige de la race blanche. L’autorité militaire ne peut intervenir directement dans cette question, mais elle peut influer sur les populations par les autorités civiles.

Linard

jeudi, mars 21, 2013

L’ ÉTAT ALABAMA SE PRÉPARE A RÉPARER UN TORT HISTORIQUE – EN LAVANT L'HONNEUR DES FAMEUX SCOTTBOROS BOYS, 9 GARÇONS NOIRS FAUSSEMENT ACCUSÉS DE VIOL EN 1931.

 
(photo: les Scottboro Boys en prison en compagnie de deux gardiens et de leur avocat radical Samuel Leibowitz)

Visionnez le documentaire "Scottboro, an American Tragedy" sur le sujet  (durée 1h26)

Les « Scottsboro Boys » sont neuf garçons afro-américains, âgés de 12 à 20 ans, accusés en 1931 d’avoir violé deux femmes blanches dans un train de marchandises traversant l’État de l’Alabama. Huit des neuf accusés furent condamnés à mort par le tribunal de Scottsboro quinze jours après les faits, à l’issue de plusieurs procès n’excédant pas une journée.

L’âge des condamnés, la gravité des peines prononcées et les circonstances des procès qui semblaient avoir violé quelques-unes des règles fondamentales de la défense déclenchèrent une campagne de soutien menée par le Parti communiste américain et la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) qui dénonçaient le caractère raciste de l'affaire.

L’International Labor Defense, organisation émanant du Parti communiste, prit en charge la défense des condamnés. Les procédures d’appel menèrent jusqu’à la Cour suprême qui cassa une première fois en 1932 les jugements prononcés en première instance, estimant que les condamnés n’avaient pas bénéficié d’un procès équitable (Powell v. Alabama 287 U.S. 45).

Une seconde série de procès eut lieu dans la ville de Decatur (Alabama) en 1933. Les jugements furent à nouveau cassés par la Cour suprême en 1935 (Norris v. Alabama 294 U.S. 587).

Lors de la troisième vague de procès, et malgré la rétractation d'une des femmes blanches qui reconnut finalement n’avoir jamais été touchée par les garçons, Clarence Norris fut à nouveau condamné à mort ; cinq des neuf autres accusés reçurent des peines s’échelonnant de 75 à 99 ans de prison. (La peine de Norris fut finalement commuée en peine de prison à vie par le gouverneur de l’Alabama David Bibb Graves en 1938.)

Une partie des détenus fut progressivement libérée sur parole dans les années 1940 et au début des années 1950. Le dernier détenu, Clarence Norris, fut finalement gracié par le gouverneur de l’Alabama George Wallace, pourtant favorable à la ségrégation raciale, en 1976.

La loi d’Alabama ne permet pas ce qu'on pourrait qualifier de «pardons posthumes», mais une nouvelle loi a été conçue spécifiquement pour les garçons de Scottsboro, afin de redresser le tort fait partout dans le Sud, et pendant si longtemps, aux 9 garçons innocents de Scottboro.

Saluons cette décision, même si elle semblera à certains un peu tardive après plus de 80 ans de déni de justice.

vendredi, avril 13, 2012

Johann Friedrich Blumenbach


The German scientist Johann Friedrich Blumenbach, who in 1795 divided the human species into into five groups and called races. On the basis of his craniometrical research (analysis of human skulls.
* The Caucasian race white
* The Mongolian race yellow
* The Malayan race brown
* The Ethiopian, race black
* The American race red –

mardi, novembre 29, 2011

"Exhibitions" ou la fabrique des "sauvages


Le musée du Quai Branly, à Paris, consacre une exposition aux spectacles ethniques.
Exhiber, rabaisser pour mieux dominer. C'était l'objectif des spectacles ethniques très répandus au 19e et au début du 20e siècle en Occident. L'histoire des "exhibitions", c'est avant tout l'histoire d'hommes et de femmes venus d'Asie, d'Afrique et d'Amérique pour être montrés à l'Occident.
Le musée des arts premiers du Quai Branly à Paris présente, à partir de mardi, l'exposition "Exhibitions" sur cette "fabrique" des sauvages. Le leitmotiv du commissaire général et ex-footballeur, Lilian Thuram,n'est autre que de "déconstruire l'histoire". Visite guidée avec Europe1.fr.
A quelle époque ont démarré ces exhibitions ? Ces "spectacles" ont véritablement commencé en 1492 avec Christophe Colomb qui ramène des Indiens à la cour d'Espagne. Jusqu'à la fin du 18e siècle, ce sont surtout des individus "exotiques ou monstrueux". C'est entre 1850 et 1930 que les spectacles ethniques atteignent leur apogée. Un exemple : l'impresario Farini exhibe "Krao", une femme velue du Laos, présentée comme "le chaînon manquant entre le singe et l'homme".
Dans le dernier quart du 19e siècle, aucun pays occidental n'échappe à la fascination pour ces spectacles humains : Allemagne, Etats-Unis, France, Royaume-Uni. Comme Geoffroy de Saint-Hilaire, le directeur du jardin d'acclimatation, qui organisa en 1877, deux spectacles ethnologiques en présentant des Nubiens (peuple du nord Soudan) et des Esquimaux aux Parisiens.
Qui sont ces "sauvages" ? Ce sont ceux qui étaient considérés à l'époque comme des "bizarreries" de la nature (nains, obèses, géants) mais aussi les hommes de "couleur", certains issus de la traite négrière. Ils sont exposés dans des cages, exhibés dans des expositions universelles, ou transformés en "bête de foire" pour amuser les occidentaux.
Bref, des zoos humains à ciel ouvert en pleine période de la colonisation. 35.000 figurants ont été dénombrés entre 1810 et 1958. Et les spectateurs ont été extrêmement nombreux. "On évalue à 1,4 milliards le nombre de visiteurs touchés par ce phénomène d'exhibition de prétendus sauvages", explique Pascal Blanchard, l'un des commissaires scientifiques de l'exposition.
Comment est née l'exposition ? "C'est le fruit d'un travail de deux ans. On s'est replongé dans le parcours de toutes ces personnes pour leur redonner une identité. Ce ne sont plus des anonymes", précise sur Europe 1, Nanette Jacomijn Snoep, commissaire de l'exposition."Exhibitions" permet de retracer la perception de l'autre dans les pays occidentaux depuis la Renaissance. Fidèle à son combat contre les préjugés et le racisme, Lilian Thuram est commissaire général de l'exposition.
Pour l'ex-champion du monde 98, elle permet de détricoter "les préjugés" persistants. "En 1931, au jardin d'acclimatation, on a exhibé les arrières grands-parents de mon ami Christian Karambeu en les présentant comme des cannibales kanaks. Les visiteurs sont repartis chez eux en pensant que les sauvages existaient." L'objectif n'est pas de culpabiliser ces "spectateurs". "C'est normal, on a toujours été curieux. Ils ne connaissaient pas l'autre et ils le caricaturaient", explique Lilian Thuram au micro d'Europe 1.
Que peut-on voir ? Près de 600 pièces sont exposées. Peintures, sculptures, moulages sur le vivant, affiches, photographies, livres, films…ou machine à mesurer le crâne. Le tout dans un décor de théâtre. Mais toutes les pièces ne posent pas un regard méprisant sur les "spectateurs". Comme le montrent les portraits d'Indiens des plaines peints par George Catlin ou bien les Océaniens de Paul Gaugin.
Musée du Quai Branly, 37, quai branly, Paris 7e. Jusqu'au 3 juin.
AFP

mercredi, juin 15, 2011


"Il faut constamment soulever les va-nu-pieds contre les gens à chaussures et mettre les gens à chaussures en état de s'entredéchirer les uns les autres, c'est la seule façon pour nous d'avoir une prédominence continue sur ce pays de nègres qui a conquis son indépendance par les armes. Ce qui est un mauvais 
exemple pour les 28 millions de noirs d'Amérique."



Franklin Delano Roosevelt
Président des Etats-Unis.

mercredi, mars 16, 2011

Franklin D Roosevelt, declaration sur Haiti


"Il faut constamment soulever les va-nu-pieds contre les gens à chaussures et mettre les gens à chaussures en état de s'entre-déchirer les uns les autres, c'est la seule façon pour nous d'avoir une prédominance continue sur ce pays de nègres qui a conquis son indépendance par les armes. Ce qui est un mauvais exemple pour les 28 millions de noirs d'Amérique."

DÉCLARATION SUR HAITI
Franklin Delano Roosevelt
Président des Etats-Unis.