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samedi, juin 20, 2020

Un éclairage sur Lynch, ou plutôt les Lynch.


""Concernant Pointe Lynch, en gros, on se doit de ne pas tout mélanger. Disons d'emblée, pour déblayer tout ça, qu'il y a lieu de faire le distinguo entre trois Lynch .

Le premier, William Lynch (1742- 1820), le plus connu, fut le juge inventeur de la loi lynch (Lynch Law) et par extension du lynchage qui désigne une pratique de châtiment et parfois d'exécution sommaire sans procès, surtout si on était pris en flagrant délit. On n'avait pas à chercher la vérité, tu étais pendu manu militari, tanpi pou'w ki kité yo tenbé'w!

Le deuxième Lynch, Willie Lynch, fut un esclavagiste originaire de la Barbade qui alla en Virginie en 1712 partager avec d'autres propriétaires d'esclaves des techniques permettant de mater n'importe quel atelier. Ce théoricien de l’esclavage institua une méthode permettant de procéder au "cassage" de la femme africaine, en brisant et neutralisant leur volonté de résistance, en mettant l'homme noir dans des dispositions où il sera un moins que rien dans l'optique d'instituer l'homme blanc comme recours à la protection de la femme noire.

Et puis il y a le troisième Lynch, Gautier Lynch, qui débarqua à St Pierre en Martinique vers 1710 et qui été naturalisé en 1713. Il s'installa au Robert. Probablement fortuné, il fut un colon relativement important puisque sa fille Marguerite-Rose épousera le juge Guillaume Houdin, homme très influent en Martinique, conseiller puis doyen du conseil supérieur, et s'alliera aux Dubuc et aux Kirwan par d'autres filles.

Il fut donc colon, il avait des esclaves, mais il n'a rien à voir avec les 2 autres, qui, de leur côté, n'ont jamais mis les pieds en Martinique. Bien entendu, lé 3, yonn pa vo lòt! Mé annou pa mélanjé yo. William, Willie, épi Gautier!""


Mèsi an chay !


 Josapha Luce

jeudi, novembre 03, 2016

La Martinique et la Première Guerre mondiale en 100 questions-réponses


La Martinique et la Première Guerre mondiale en 100 questions-réponses
(éditions ORPHIE)

Un ouvrage de Sabine ANDRIVON-MILTON
Exemples de questions :
Pourquoi les soldats martiniquais ont-ils participé à la guerre ?
Combien sont morts ?
Ont-ils servi de chair à canon ?
Quels ont été les effets de la guerre sur la Martinique ?
Quels sont les lieux de mémoire de la guerre en Martinique ?

Cet ouvrage apporte les réponses à une centaine de questions et permet de mieux comprendre cette période de l’histoire de la Martinique qui est restée longtemps peu connue.


SOMMAIRE

  • La Martinique à la veille du conflit
La Martinique pendant la guerre
La mobilisation des soldats martiniquais
Les soldats martiniquais dans la guerre
La fin de la guerre et le retour des soldats
L’après-guerre et les lieux de mémoire
Documentaires, colloques, ouvrages, expositions


Un ouvrage indispensable pour tous ceux qui veulent connaître cette histoire.

RENCONTRES AVEC LE PUBLIC- DEDICACES


SAMEDI 5 NOVEMBRE 2014

9h-11h :
Librairie antillaise la Galléria

16h-18h
librairie antillaise le Rond Point

JEUDI 10 NOVEMBRE
18H
PREFECTURE DE FORT-DE-France (séminaire CANOPE)


L’AUTEUR


LE LABEL CENTENAIRE


Cet ouvrage a obtenu le label national Centenaire qui permet de distinguer les projets les plus innovants et les plus structurants pour les territoires. Avec ce label l’ouvrage est répertorié dans le programme national officiel des commémorations du Centenaire.

QUESTIONS A L’AUTEUR

  1. Pourquoi ce titre ? Pourquoi 100 questions et pas plus ?
Nous avons retenu cent questions pour correspondre au Centenaire 14-18. Nous avons aussi constaté que la formule questions-réponses plaisait aux lecteurs.

  1. Pourquoi avez-vous écrit un ouvrage de plus sur la Grande Guerre ?
Au cours de mes interventions auprès des scolaires et du grand public, il revenait les mêmes questions concernant la participation de la Martinique et des soldats martiniquais dans la Grande Guerre. Il m’a donc semblé opportun, avec le Centenaire, de réaliser cet ouvrage qui apportera des réponses simples aux questions les plus fréquemment posées. Il deviendra ainsi un outil indispensable pour les personnes désirant s’informer sur le sujet. Cet ouvrage fait un peu la synthèse des ouvrages précédents.

  1. N’a-t-on pas déjà tout dit sur cette guerre?
Pas du tout. Au contraire. Il reste plusieurs sujets à étudier, comme le rôle des soldats martiniquais dans la bataille de Verdun, leur implication dans le Chemin des dames et la bataille de la Somme… Avec le Centenaire, plusieurs thématiques sont mises en lumière et permettent d’approfondir cette histoire sous divers angles. Ce qui n’avait pas encore été fait à ce jour.

  1. Quel public visez-vous pour cet ouvrage ?

Je vise en premier lieu les scolaires car le sujet de la Première Guerre mondiale est étudié au CM2, en 3e et en 1ère. Cet ouvrage est aussi destiné aux enseignants qui pourront réaliser leurs cours et au grand public.

  1. Pensez-vous que les Martiniquais s’intéressent à l’histoire militaire?

Les Martiniquais s’intéressent à leur histoire et sont de plus en plus avides de connaissances. Cela se ressent pour l’intérêt qu’ils portent à la découverte du patrimoine. Lors de la journée du patrimoine, les sites militaires sont très fréquentés. Nous avons encore dans notre société, une grande partie des adultes qui ont fait leur service militaire. Celui qui ne s’intéresse pas à l’histoire militaire veut quand même connaître le rôle joué par la Martinique et les Martiniquais dans les différents conflits car cela n’avait pas été étudié autrefois.

  1. Peut-on savoir quel sera votre prochain ouvrage ?

Si l’ouvrage se rapportant à la Première Guerre mondiale retient l’attention des lecteurs, je réaliserai celui se rapportant à la Seconde Guerre mondiale.




mardi, septembre 06, 2016

Tribune en réaction à une partie du discours de François Fillon tenu le 28 août 2016 à Sablé sur Sarthe


C’est un fait certain, par delà les clivages politiques derrière lesquels certains se cachent, il est des hommes qui pour justifier leur pensée nationaliste la plus primaire souhaitent renier des pans d’Histoire de la France sous des prétextes fallacieux. Ils souhaiteraient que soit effacées des manuels scolaires des pages qui selon eux ne participent pas à la grandeur de la France et dans lesquelles, ils ne se reconnaissent pas. Cette Histoire qu’ils renient, c’est la mienne, et j’exprime mon refus de la voir disparaître des livres d’histoire des écoliers. Ce serait une nouvelle injure faite à toutes ses luttes entamées par mes aînés et mes compatriotes pour les y inscrire.

En cette période de crise économique et sociale, l’actualité expose chaque jour un retour en arrière : le refus de l’acceptation de l’autre et de sa culture : pourtant cet « autre » que l’on rejette contribue et a contribué à la réussite de la France. Tous ces discours trouvent leur justification dans les difficultés que rencontre actuellement la Nation, les attentats terroristes d’extrémistes islamistes révélant la vraie nature des uns et des autres et servant de justifications et de prétextes aux pensées jusqu’alors enfouies et qui puisent leurs racines dans le révisionnisme et le racisme.

Peut on prétendre renier toute une partie de l’Histoire de la France, de l’apport des sociétés, ex colonies, qui ont contribué à la grandeur et à la richesse de la société française sans que cela ne suscite de réactions ? Car l’histoire de mon île (la Martinique), des Antilles, des anciennes colonies françaises d’ »Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord » font partie de l’Histoire de la France.

La France, terre de « partage »

« La France ne serait pas coupable d’avoir voulu partager sa culture aux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord ? » N’est-ce pas faire l’oubli que ce partage de la France avec les peuples qu’elle colonisait se fit le plus souvent par le fer et le feu, la Bible dans la main : partage brutal qui entraîna le génocide de populations ; des autodafés de documents précieux ; des destructions de monuments ; des expropriations de terres des autochtones que l’on substitua par des colons qui façonnèrent ces parties du monde selon la vision des états dont ils étaient originaires. Pour s’enrichir toujours plus, l’état de Louis XIII autorisait la traite négrière et l’esclavage de millions d’hommes et de femmes extraits du continent africain. Louis XIV légitima et légiféra sur cet état de fait et ordonna la mise en œuvre d’un texte particulièrement odieux qu’est le code noir (1685). Cet infâme commerce, que la « France n’a pas inventé » participa à la richesse et à la grandeur de la France.

« Le partage » ce fut également l’asservissement de peuples pour travailler dans des mines, dans des champs, réservant à ces populations dites « sauvages » des conditions de vie et de travail innommables, entraînant pour ces populations la disparition et l’extinction de leurs cultures pour le seul profit de quelques états dont la France faisait partie.

« Le partage », ce fut le refus de la culture de l’autre pour la substituer à celle plus « chrétienne » et plus « occidentale » de la France coloniale.
« Le partage », ce fut la spoliation des terres de ces peuples qui n’avaient pas demandé à accueillir, ni à recevoir.

« Le partage » ce fut le choc bactériologique, maladies courantes de France et d’Europe comme la grippe, la rougeole, la variole et la varicelle qui se propagèrent dans ces contrées lointaines, décimant des populations entières et entraînant un véritable ethnocide.

Le « partage » ce furent ces guerres de Croisades menées en Afrique (Saint Louis), les guerres coloniales des XVII et XVIIIe siècles qui se poursuivirent au XIXe et XXe siècles.

Le « partage » ce fut le rétablissement de l’esclavage par Napoléon 1er (anciennement appelé Bonaparte), le Second Empire (Napoléon III), la Troisième République et les exactions qui furent commises pour profiter de cet empire colonial, l’un des plus grands et des plus étendus, en Afrique et en Asie et qui a participé à la puissance de la France.

De ce partage qu’est-ce que la France a reçu en retour ?

Peut-on faire fi des contributions que ces peuples ont apportées à la France ? Dès le Moyen-Âge, la France s’est enrichie du savoir des Arabes, des Asiatiques, des Africains et des Amérindiens. Ces apports ; tant dans les sciences, la médecine, le culinaire, les mathématiques, la philosophie ou la géographie, la botanique, les lettres ; ont permi des progrès dans toutes les strates de la société française. La France est sortie du Moyen-Âge pour entrer dans l’époque moderne grâce à l’apport de ces civilisations. Durant la période des lumières au XVIIIe siècle, les colonies ont inspiré les philosophes et les penseurs, le mouvement a permis à la France de sortir des « ténèbres de l’ignorance ». La rencontre de l’Afrique, de l’Asie, des Amériques avec l’Occident provoquent et participent aux Révolutions industrielles. Durant les deux conflits mondiaux (1914-1918 et 1939- 1945), des hommes originaires des colonies ont payé le prix du sang pour sauver l’honneur de la France, sans que par la suite leur valeur soit reconnue à sa juste mesure. La langue française « langue magnifique », sa culture, son patrimoine sont riches des apports de toutes les cultures des pays que la France a colonisés.

La France riche des ses héros … Noirs

L’Histoire de France ce sont aussi des héros comme Delgrès, Toussaint Louverture, la négresse Solitude, Aimé Césaire, Félix Eboué, Camille Mortenol, Battling Siki, Roland Garros, Charles N’Tchoréré, Léopold Sédhar Senghor, Gaston Monnerville, Félix Houphouët Boigny. La liste est longue de ces héros ultramarin qui ont contribué à l’écriture de l’Histoire de France et porté haut les couleurs et les valeurs de celle-ci.

La loi Taubira (2001) que l’on met à mal depuis quelque temps, est une loi qui renforce la grandeur de cette France, seul état occidental à avoir reconnu la traite négrière et l’esclavage comme crimes contre l’humanité. Reconnaitre et apprendre ces pages d’Histoire à l’école, faire ce travail de mémoire (trop longtemps occultée), ce n’est pas accabler ou culpabiliser la France, mais c’est définir et admettre sa part de responsabilité, pour que demain nos enfants puissent aller de l’avant et trouver leur place au sein de la Nation française.

Pour finir ce propos, M. Fillion sait-il seulement que l’un des maires de la commune dans laquelle il fut lui même élu et où il tint son discours, était un martiniquais nommé Raphaël Élizé arrière petit fils d’esclave, vétérinaire, maire de Sablé sur Sarthe dans les années 1930, rejeté à cause de sa couleur, et qui entra en résistance lors du second conflit mondial, il fut interné à Buchenwald et tué lors d’un bombardement ? Certainement que cette histoire mériterait de trouver sa place dans les manuels scolaires..


Sylvie Meslien
historienne, enseignante d’Histoire-Géographie 

samedi, juillet 02, 2011

LE TESTAMENT DES LIBÉRAUX - Haiti

 
Rappelons-nous, Libéraux, que le 10 Avril 1848, le Général Faustin Soulouque, Président d’Haïti, naturellement incapable et complètement ignorant dans les affaires gouvernementales, en proie à la jalousie et à la haine, et par un coup d’état, extermina nos frères mulâtres en les faisant égorger dans toutes les rues de la capitale et dans plusieurs villes de la République afin de se cramponner au pouvoir et de s’assurer la fidélité de ses partisans : les chiens de sa couleur.
 
Il disait avoir en main l’alphabet de notre intelligence et de notre esprit.  Qu’importe la date qui doit apprendre à nos fils et à beaucoup des nôtres la voie à prendre et l’énergie qu’il faut pour anéantir ces ambitieux, ces inhumains qui entourent Soulouque.  Depuis le 16 Avril 1848, nous nous taisions et, comme Samson notre force revient peu à peu.  Au 29 Avril 1848, par une combinaison bien préparée, nous le fîmes proclamer Empereur d’Haïti sous le nom de FAUSTIN 1er ; mais notre combinaison fut vaine à cause d’un homme éclairé qui fut dans son ministère.  Le 10 Décembre 1855 pour avoir l’occasion de faire tomber nos têtes les plus éclairées dans le dessein arrêté de nous décimer une nouvelle fois, Soulouque entreprit une guerre contre la Partie de l’Est.  Ce fut sa dernière tentative ; dès lors, le pays perdit de son état d’héroisme qu’il n’espère plus retrouver.  Cet événement permit au brave Geffrard ; que le Maître des Mondes n’avait pas cru nécessaire de laisser davantage sous la fureur du monstre infernal.  Ce Dragon à la face humaine dont le cœur est aussi noir que sa peau de penser à NOUS VENGER.
 
En effet, le 20 Décembre 1858, Geffrard s’esquiva de la capitale, se rendit aux Gonaïves où les choses s’arrangeaient pour lui.  Il y proclama la République le 15 Janvier et fit son entrée triomphale à la Capitale.  Ainsi parut pour nous le jour de la revendication de nos droits politiques de la résurrection de notre liberté.
 
A peine commencions-nous à respirer grâce aux bras vengeurs du valeureux Fabre Nicolas Geffrard que les suppôts du diable essayèrent d’effrayer la société.  On eut vite raison de leur mauvaise tendance tant à la capitale en la même année qu’aux Cayes, en 1862, ils croyaient que leur lion Soulouque pouvait avoir l’étoffe d’un Napoléon.  Leur combinaison fut d’écrivailler, de pérorer, de reparodier, de disserter à tort et à travers sur des choses qu’ils ne comprenaient pas, car Geffrard élevé à la première Magistrature de l’Etat sut réparer les maux que nous subissions et nous mettre en mesure de découvrir notre face du voile de honte et d’humiliation que ces nègres nous avaient porté à garder ; aussi la société dont il assura le respect et le repos se ressaisit.  Honte à jamais à ces mauvais mulâtres, aux mulâtres ingrats qui avaient accepté le mélange par l’hyménée de nègres avec le produit de leur race.
 
Depuis cette génération les nègres furent à la dérive, consternés, silencieux, acceptant le sort d’être INFERIEURS qu’ils sont.  Mais le misérable Salnave, ce tyran plus ingrat à sa nuance que personne, se mit en révolution et renversa le gouvernement de Geffrard, le revendicateur des droits de la classe mulâtres ; Salnave rassembla à ses coté ces DEMI-HOMMES et les rétablit dans la plénitude de nos droits ; aussi a-t-elle été courte la durée de son gouvernement NEGRO-MULATRES et mérite sa mort.
 
Dans Domingue nous croyons trouver un autre Geffrard en nous groupant à ses cotés.  Mais Septimus Rameau, caméléon astucieux au dernier degré après s’être mis avec nous sans se souvenir du mal qui, malheureusement il avait souffrir aux Libéraux, arrivé au pouvoir s’y attacha, et se croyant invulnérable, il se hasarda à parler de Panthéon à Dessalines et à faire publier par M. Bird (blanc) ministre de la religion protestante à la Capitale un volume intitulé : L’HOMME NOIR ET L’INDEPENDANCE HAITIENNE.  Comme si le nègre Dessalines. LE SANGUINAIRE, L’ANTHROPOPHAGE était le libérateur Haïti sans égard à Pétion, Boyer Borgella.  Eh bien, il s’est montré, nous avons deviné ce qu’il est.  Pourquoi ne s’était-il pas appliqué à adoucir notre sort au lieu de nous assujettir à un régime de fort ?  Si Septimus Rameau avait été franc et moins prodigue du sang de nos frères mulâtres, il n’aurait pas eu son triste sort.  Où donc est-il ?  Terrible façon que cette fin tragique de Septimus Rameau.  Grâce à nos Dupont et nos Geffrard rappelons-le, qui ont toujours su faire leurs devoirs en épargnant les leurs, nous avons aujourd’hui cette heure profitable et belle qui est à nous ; ne la salissons pas, car si elle nous échappe cette fois elle ne nous reviendra que tard et peut être jamais.  Il y a des occasions qu’on ne trouve qu’une seule fois durant le cours d’un siècle.  Rallions-nous Libéraux, faisons un vaisseau fraternel et nous parviendrons à exterminer les débris de ces barbares, nos ennemis irréconciliables, ces ambitieux qui, habitués à bêcher la terre en brillant dans cet art selon les règlements du Code Noir de Toussaint Louverture se croient des hommes et essaient de se poser en maîtres, en mathématiciens, en savants orateurs ; en Cicéron.   Dussions-nous disparaître, nous n’accepterons jamais d’être les Alter Ego de ces Noirs comme on nous le propose.  Notre devoir nous commande de maintenir les traditions de nos Ancêtres en ne transigeant pas avec ces bêtes fauves.  Transiger avec eux c’est renoncer à nos convictions, à nos sentiments.  Loin de les subir au pouvoir, ces sales nègres, nous aimons mieux nous joindre à nos frères consanguins de l’Est pour travailler avec eux à la revendication de nos droits.  Autrement nous mettrons le pays en protectorat, et nos droits il est vrai nous les exercerons en second ; en sous-main, mais ils seront les nègres, en dessous de nous.
 
Qu’importe après les souvenirs de 1802 et 1804 !  Si nos tyrans les noirs protestent, nous, nous étoufferons leurs protestations sous le sarcasme et le ridicule.
 
Nous continuerons d’arrêter leur mouvement de culture intellectuelle et morale.  Heureux serons-nous, quand ces tyrans auront disparu comme la population autochtone des Iles Sandwich.  Qu’importe alors, Nos Pères après avoir dépensé leur sang en 1804 et tant d’argent et de sueur depuis 1825, pour voir flotter sous l’azur du ciel d’Haïti l’étendard bicolore ont élévé les héritiers de leur vaillance au rang de citoyens libres d’un Etat autonome.  Les tyrans de notre peau qui méprisent la liberté pensent pouvoir nous traiter à l’instar des regnicoles d’une colonie et aspirent aussi à nous voir descendre de notre rôle pour jouir de notre droit et de nos privilèges.  Quelle ingratitude !  Haïti est notre sol et non le leur.
 
Haïti est le Domaine de nos Ancêtres ; le Pays de nos Pères.  L’oublient-ils ?
 
Que ces nègres sachent une fois pour toutes qu’Haïti n’est point l’Afrique idiote d’où ils ont été tirés et où habitent les leurs.
 
Fait à Miragoane le 16 Avril 1878 par un groupe de Mulâtres assiégés par l’armée du Président Salomon.

jeudi, juin 23, 2011

Cuba ouvre un musée de l'esclavage sous l'égide de l'Unesco


LA HAVANE, 16 juin 2009 (AFP) - Un musée portant sur près de quatre siècles d'esclavage subis par la population d'origine africaine a ouvert ses portes sur l'île de Cuba sous l'égide de l'Unesco, a rapporté mardi l'Agence cubaine d'information nationale (AIN).

Le Musée national de la route de l'Esclave est situé dans la Forteresse de San Severino, construite au 18e siècle pour protéger la ville de Matanzas, à mi-chemin entre La Havane et, à 170 km à l'est, la station balnéaire de Varadero.

Le Musée a été inauguré par le ministre cubain de la Culture, Abel Prieto, et le président du Conseil exécutif de l'Organisation des Nations unies pour la Science, l'Education et la Culture, Olabiyi Babalola Joseph Yai.

"Notre tâche majeure consiste à rompre le silence sur la discrimination raciale", a déclaré le représentant de l'Unesco, originaire du Bénin, cité par l'agence.

La province de Matanzas et ses champs de canne à sucre ont accueilli la majeure partie des esclaves sur l'île des Caraïbes, longtemps au coeur de la traite négrière.

Entre 1503 et 1873, plus d'un million et demi d'Africains ont été transportés vers Cuba pour y travailler comme esclaves, selon l'Unesco.

Le projet "La route de l'Esclave" a été lancé en 1997 par l'Unesco afin de favoriser le dialogue interculturel par l'identification de sites historiques évoquant la présence de la diaspora africaine victime de l'esclavage.


   

dimanche, novembre 20, 2005

Les Indiens caraïbes étaient-ils anthropophages ? part 5

E) Au source de la construction du cannibalisme des Indiens


La première source faisant état de l’anthropophagie des Indiens caraïbes, émane de Christophe Colomb lors de son premier voyage, qui relate dans son Journal de Bord, les dires d’Indiens rencontrés dans la mer des Antilles, fuyant les Caraïbes qui lui aurait exprimé (du moins à ses interprètes arabes): «la terreur d’être mangé les rendait muets et qu’il ne pouvait les délivrer de cette peur. Ils disaient que les canibas n’avaient qu’un œil et une face de chien.17» Il est écrit qu’il ne prit pas ces propos au sérieux, mais au cours de son deuxième voyage, débarquant en l’île de la Guadeloupe, il rencontra un groupe de femmes qui s’approchant d’eux: «les mêmes femmes vinrent le supplier qu’on les conduisit aux navires, indiquant par signes que les gens de l’île ne les retenaient en esclavage que pour le manger. […] Les femmes faisaient entendre qu’elles préféraient se confier à des étrangers, quels qu’ils puissent être, que de rester au milieu de ces barbares qui avaient dévoré leurs maris et leurs enfants.18» les marins à la recherche de vivres, poursuivant l’inspection des lieux, ils remarquèrent que: «Ces cabanes étaient carrées d’ailleurs, et non rondes comme la généralité de celles que les Espagnols avaient vues jusque-là.
Ils trouvèrent de grands perroquets, du miel, de la cire, des instruments tranchants, des espèces de métiers destinés à tresser les nattes dont étaient faites les parois de leurs demeures, et enfin un bras d’homme embroché pour être rôti.19» s’appuyant sur les archives de son père voilà les éléments pouvant conforter l’anthropophagie des Caraïbes qu’il apporte.


Quelle est la part de vérité dans ces témoignages, pouvons nous prendre en compte les propos des femmes essayant de fuir la servitude des Caraïbes, sachant que les Espagnols ne comprenaient pas leur langage, seul le bras prêt à être rôti, pourrait retenir l’attention, et faire penser que l’intrusion des marins avait interrompu un festin cannibale, mais tout cela paraît bien léger. Le traducteur du texte (Muller), faisait remarquer: «Pour suppléer sans doute au peu d’étendue que l’Amiral donne par lui-même à l’observation des mœurs et coutumes des Indiens, notre auteur imagine de placer ici un cahier qu’il dit avoir trouvé dans les papiers de son père. C’est l’œuvre d’un pauvre moine hiéronymite, qui connaissait la langue du pays, et à qui l’Amiral avait, paraît-il ordonné de rassembler tout ce qu’il pouvait apprendre des traditions et des croyances des Indiens. En somme, maigre et indigeste ramassis de fables sans intérêt, que Fernand Colomb aurait dû ne pas insérer dans son livre. Nous croyons bien faire en l’oubliant dans notre traduction.20» Les éléments imputant aux Caraïbes des pratiques anthropophagiques, ne sont guères fiables et pourtant ils seront repris amplifiés, pour construire la fable du Caraïbe cannibale. En France, ce mythe se popularise – entre autres - en France au XVI e siècle, avec la parution de l’Histoire d’un voyage fait en la terre du Brésil dite Amérique, de Jean de Lery, écrit en 1578, la première édition que nous avons consulté étant pratiquement illisible, nous utiliserons les textes de la cinquième édition (1611) publiée à Genève, où il est écrit à la page 230 et suivantes: «guerre mortelle contre plusieurs nations de ce pays-là: tant y a que leurs plus prochains & capitaux ennemis sont, tant ceux qu’ils nomment Margaias que les Portugais Peros leurs alliez: comme au réciproque lesdits Margaias n’en veulent pas seulement aux Tououpinambaults, mais aussi aux François leur confederez. Nó pas, quant à ces Barbares, qu’ils se fassent la guerre pour conquérir les pays & terres les uns des autres, car chacun en a plus qu’il ne lui en faut: moins que les vainqueurs prétendent de s’enrichir des dépouilles, rançons & armes des vaincus: ce n’est pas, di-ie, tout cela qui les meine. Car, comme eux-mêmes confessent, n’estans poussez d’autre afection que de venger, chacun de son costé, les pares & amis, lesquels par le passé ont esté prins & mangez, à la façon que ie dirai au chapitre suiuant, ils sont tellement acharnez les uns à l’encontre des autres, que quiconque tombe en la main de son ennemi, il faut sans autre composition il s’attĕde d’estre traité de même; c’est à dire, assomé, boucanné & mangé.» La suite de ce texte est bien plus explicite, il décrit les guerres, la capture, les préliminaires à la guerre, c'est-à-dire les fameuses harangues des vieillards récapitulant tous les maux, les souffrances et les afflictions causés par leurs ennemis héréditaires: «gens de ma nation, puissans & et tres-forts ieunes hommes, ce n’est pas ainsi qu’il faut faire: plustost, nous disposans de les aller trouuer, faut-il que nous-nous facions tous tuer & manger, ou que nous ayons vengeance des nostres», le retour des guerriers avec leur butin humain, et la manière dont-ils boucaneront leurs prisonniers: «tout ce qui se fera empoigné, soit hommes, femmes ou enfans, non seulement sera emmené, mais aussi quand ils seront de retour en leur pays tous seront assommez, puis mis par pieces sur le boucan, & finalement mangez.». Ce texte est à notre avis la grande source historique des chroniqueurs français du XVII e et du XVIII e siècle, qui chacun à son tour, y puisera son inspiration et l’adaptera en fonction des besoins de leur propre propagande, en y apportant des réserves ou des témoignages visuels, nous en citerons deux exemples, de la vision des chroniqueurs, en prenant celui qui est sans doute le moins connu: Jean de Clodoré (16..-1731) et le plus connu: Jean Baptiste Labat (1663-1738), sachant que tous les autres ont écrit sur le sujet.


Dans sa: Relation de ce qui s’est passe dans les isles & Terre-Ferme de l’Amérique, pendant la dernière Guerre avec l’Angleterre, & depuis en exécution du traitté de Breda, chez Gervais Clouzier, t.,I, Paris 1671. Jean de Clodoré qui dans son sommaire indique:
«Depuis les Espagnols pretendans avoir reconnu que les naturels de ces isles estoient antropophages, ils demanderent persmission aux roys de Castille de les captiver, c’est à dire de les prendres & d’en faire des esclaves, (ce qu’ils pratiquerent en beaucoup d’autres endroits sans permission) de sorte qu’ils n’aborderent plus les Antilles que les armes à la main, & en qualité d’ennemis declarez, & que les Indiens qui les habitoient se preparoient à leur faire la plus cruelle guerre qui leur estoit possible.»


L’auteur officiel de cette relation, car d’aucuns supposent qu’il est en réalité l’œuvre du sieur de la Barre, ne confirme pas l’anthropophagie des Caraïbes, mais l’avance comme un prétexte trouvé par les Espagnols afin de se procurer des esclaves. Quant à Jean Baptiste Labat, le chroniqueur le plus connu et sans doute le plus contesté, car certains voyant en lui l’auteur qui a le plus plagié les textes de ses prédécesseurs et de ses contemporains; sur le sujet, il avance à la page 320 à 324 de son quatrième tome (1722), de son Nouveau voyage aux isles de l’Amérique,: «Si c’est une partie de guerre qu’on propose, quelque vieille femme ne manque pas de se produire & de haranguer les conviez pour les exciter à la vengeance. Elle leur fait un long détail des torts & des injures qu’ils ont reçûs de leurs ennemis, elle y joint le denombrement de leurs parens & amis qui ont esté tuez; & quand elle voit que toute la compagnie déjà fort échauffé par la boisson, commence à donner des signes de fureur, & qu’ils ne respirent plus que le sang & la mort de leurs ennemis, elle jette au milieu de l’assemblée quelques membres boucannez de ceux qu’ils ont tuez à la guerre, sur lesquels ils fondent aussi tôt comme des furieux, les égratignent, les coupent en pieces, les mordent & mâchent avec toute la rage dont ils sont capables des gens lâches, vindicatifs & ivres.» Ce texte recèle quelques similitudes avec celui de Jean de Lery 21; mais il apporte une explication de ce qu’il dit avoir été témoin: «C’est une erreur de croire que les Sauvages de nos isles soient antropophages, & qu’ils aillent à la guerre exprès pour faire des prisonniers, afin de s’en rassasier, ou que les ayant pris, sans avoir cette intention, ils se servent de l’occasion qu’ils ont en les tenant entre leurs mains, pour les dévorer.


J’ai la preuve du contraire plus claires que le jour. Il ost vrai que j’ai entendu dire à plusieurs de nos Flibustiers que vers l’Isthme de Darien, Bocca del Toro, l’isle d’or, & quelques autres endroits de la côte, il y a des nations errantes, que les Espagnols appellent Indiens Bravos, qui n’ont jamais voulu avoir de commerce avec personne, qui mangent sans miséricorde tous ceux qui tombent entre leurs mains. Cela peut être & peut être aussi faux; car s’ils n’ont point de commerce avec personne, comment le peut-on sçavoir? Et quand cela seroit vrai, qu’est-ce que cela prouveroit par rapport à nos Caraïbes des isles si éloignez de ceux-là, & par la distance des lieux , par leur manière de vivre. Pourquoi se ressembleroient-ils plûtôt en ce point que dans les autres ?


Je sçai que le Marquis de Maintenon d’Angennes, qui commandoient la Frégate du roi la Sorciere en 16 perdit sa chaloupe avec dix-huit ou vingt hommes qui estoient dedans, qui furent enlevez par ces Indiens, en voulant prendre de l’eau dans une rivière & on peut conjecturer qu’enlevant comme ils dirent, les hommes morts & les vivans, c’estoit pour se rassasier de leur chair, comme certains Nègres de la côte d’Afrique qui en tiennent boucherie ouverte, du moins à ce que disent quelques historiens. Je jçai encore, & il est très vrai que dans les commencemens que les François & les Anglois s’établirent aux isles il y eut plusieurs personnes des deux nations qui furent tuées, boucannées & mangées par les Caraïbes; mais c’estit une action toute extraordinaire chez ces peuples: c’estoit la rage qui leur faisoit commettre cet excès, parce qu’ils ne pouvoient se venger pleinement de l’injustice que les européens leur faisoient de les chassez de leurs terres, qu’en les faisant perir, quand ils les prenoient, avec cruautez qui ne leur sont pas ordinaire ni naturelles; car si cela estoit dans ce tems-là il le feroit encore aujourd’hui & c’est pourtant ce qu’on ne voit pas qu’ils pratiquent, ni sur les Anglois avec lesquels ils sont presque toûjours en guerre, ni même avec leurs plus grands ennemis les Alloüagues qui sont des Indiens de Terre ferme du côté de la rivière d’Orénoque, avec lesquels ils sont continuellement en guerre. Il est vrai que quand ils tuent quelqu’un, ils font boucanner ses membres, & remplissent des calebasses de la graisse, qu’ils emportent chez eux; mais c’est comme un trophée & une marque de leur victoire & de leur valeur, à peu près de même que les Sauvages de Canada emportent les chevelures de leurs ennemis quand ils les ont tuez, & de leurs prisonniers, après qu’ils les ont fiat mourir avec des cruautez inoüies. Nos sauvages sont plus humains.» Premièrement, le père Labat témoigne d’une scène d’anthropophagie, pour ensuite écrire au chapitre suivant que les Indiens caraïbes n’étaient pas des Anthropophages, il semblerait que nous soyons face à une aporie, dont certains historiens s’en sont sortis à l’instar de P. Labat en développant la thèse de l' «anthropophagie rituelle» que bon nombre d’historiens ou de sociologues ont repris ensuite, la définissant en tant que: «corollaire symétrique de l’interdit anthropophage. Quand l'anthropophagie est reléguée hors de toute culture, soit qu'elle se situe en marge de celle-ci, soit qu'elle se situe en amont de sa constitution par le biais du mythe, le cannibalisme au contraire est la forme policée des même faits lorsqu'ils sont institués dans le corps de la civilité du groupe. Le changement de nature emporte ici changement de degré: de l'inconcevable absolu, l'absorption de chair humaine devient une transgression acceptée car gérée par un ordre dogmatique et encadré par la force édifiante du rituel. Intégrer pour mieux contrôler, telle est la stratégie de l'institution cannibale. Ceci contribue encore à isoler l'anthropophagie. Elle relève alors ontologiquement de l'autre, de celui qui se situe hors du champ de la culture. Il permet donc d'instituer la culture puisqu'il en délimite l'étendue. De plus, il contribue à construire les membres du groupe comme êtres humains et comme les seuls à pouvoir prétendre à ce titre.» Ce texte reflète une réalité dans laquelle se sont engouffrés pratiquement tous les anthropologues, archéologues, historiens, sociologues, qui ont eu à travailler sur la question.


L’anthropophagie et le cannibalisme rituel ne diffère que parce que l’un est géré par un «ordre dogmatique», plus prosaïquement, l’acceptation du cannibalisme rituel est du fait que pendant des siècles, les momies égyptiennes, réduites en poudre ont servi de médicament aux populations occidentales, vu comme une panacée universelle, cette poudre a trôné pendant des siècles sur les étagères des apothicaires. Donc, l’ingestion de chair humaine, fusse t’elle vieille de plusieurs siècles ou millénaires ou tous les onguents composés à partir de la graisse humaine ou des viscères humains utilisés à des fins thérapeutiques ne peuvent pas être considérée comme de l’anthropophagie par ces populations. En créant cette théorie du cannibalisme rituel, ils répondaient en fait à leur propre contradiction. Cette idée était simplement acceptable pour les occidentaux.


Mais qu’en est-il réellement des actes de cannibalisme imputés aux Caraïbes? Comme nous avons pu le remarquer, les deux chroniqueurs ne se montrent pas particulièrement convaincants, ni donner excessivement crédit à cette possibilité. En dehors de la justification morale pour la conquête et la réduction en esclave des peuples indiens ou des témoignages, pour le moins douteux des chroniqueurs et des historiens que se sont copiés les uns les autres, quelles sont aujourd’hui les éléments objectifs qui permettent de conclure à l’une ou l’autre thèses en dehors des écrits, d’autres disent des élucubrations de Christophe Colomb (Xpoferens), cet homme qui se prenait pour un envoyé de Dieu, celui grâce à qui la Jérusalem terrestres sera délivrée de la domination des Musulmans. Nous ne disposons d’aucun élément tangible qui permette d’affirmer que les Caraïbes furent un peuple anthropophage, les anthropologues, les ethnologues ne disposent pas de la moindre preuve en ce qui concerne les Petites Antilles, pas d’ossements, pas de squelettes qui puissent confirmer cette thèse.


Mais par contre, ils ont apporté une «preuve tangible» de pratiques cannibales chez les Indiens d’Amérique du nord. L’équipe du Pr Richard Marlar, de Université du Colorado, a trouvé les restes de sept corps dans un foyer, dont les os portent des marques de coups de couteau, et dont l’analyse biochimique à révélée des traces de myoglobine dans des excréments humains trouvé sur le site. Cette protéine présente dans les muscles ne peut se retrouver dans les excréments que si la chair humaine a été ingérée. Les chercheurs ne savent pas les raisons ont conduit cette population de ce village situé sur la Mesa Verde à commettre des actes de cannibalisme. Certains chercheurs avancent l’idée qu’une période de chaos social en raison d’une terrible sécheresse en serait la cause. Mais, ces éléments ne sont pas probants, car toutes les nations humaines à un moment donné de leur histoire (guerre, famine, disette), un groupe humain a eu recours à des actes de cannibalisme. Et en analysant les fèces humaines de ces périodes précises où l’histoire des nations est chahutée ou chaotique, il est vraisemblable que l’on trouverait les traces de cette protéine dans les déjections humaines de toutes les nations du monde et tout les continents, de l’Europe à l’Asie en passant par l’Afrique. Les témoignages ne manquent pas en Europe sur cette question (Les populations soviétiques touchées par famine des années 1932-1933 se seraient nourries de cadavres, et récemment en Russie un boucher à été arrêté parce qu’il vendait de chair humaine en la faisant passer pour de la viande de bœuf, Nous savons que dans les campagnes françaises, en temps de crise ou de famine, on constatait une forte recrudescence des loups, qui fort à propos expliquait la disparition de certains villageois.) , mais est-ce pour autant on imputerait à l’Européen de cette époque d’être des anthropophages ?



Mardaye Tony