vendredi, février 21, 2014

SALON ANTICOLONIAL 2014 à la Belleviloise ...



LE SALON ANTICOLONIAL, UNE OUVERTURE SUR LE DÉCOLONIALISME ACTUEL ET ACTIF 

Le week-end dernier c'est tenu le SALON ANTICOLONIAL à la Belleviloise à Paris, ce salon est un des événements majeur de la semaine ANITCOLONIALE qui se déroule actuellement, elle à lieu du 14 février au 3 mars 2014.

Organisé par l'association Sortir du Colonialisme ce salon (tout comme la semaine anticoloniale et antiraciste) a été une vitrine des initiatives anticoloniales mais également de celles visant à œuvrer dans une logique de décolonisation.

L'association Sortir du Colonialisme est en quelque sorte un collectif unitaire fédérant une cinquantaines d'associations de collectifs engagés sur le terrain de la décolonisation, de l'anti-esclavagisme, de l'anti-fachisme, sur le contient africain, asiatique, américain et notamment de la Caraïbe, au moyen Orient et aussi en Europe.

En gros partout où la colonisation a sévi et sévit encore !


Au salon anticolonial 2014 il y a eu des projections de films documentaires intéressants telles que KREYOL de Frédérique Menant et GENS DE GAZA une production de Foumonde.info. S'y sont tenues des conférences débats de hautes volées où c'est pressé la foule , certaines conférences comme celle par exemple sur les situations post-coloniales après Fukushima ont été si prisées qu'il était difficile de se trouver une place pour s'asseoir .
Une large part a été consacrée au féminisme décolonial, à la question des réparations post-coloniales et esclavagistes, une part aussi sur le morceaux conséquent du Tribunal Russell ainsi que sur la campagne en cours BDS, Boycott Désinvestissement Sanction à l'égard de l'apartheid pratiqué par Israël en ce moment .

La littérature anti coloniale avait aussi un espace d'exposition avec la présence de certains auteurs, avec des comptes rendus de réalisations de terrains en libre accès, cet espace a été agrémenté par une exposition peinture sur la thématique du Yabon Banania de l'artiste Nadia Valentine et marqué également par une présence Mapuché et Kanaks. 

Des prix ont été décernés, celui du colonialiste de l'année est revenu à Alain Finkielkraut, le prix de la Francafrique à Laurent Fabius, le prix Frantz Fanon a été décerné au prisonnier politique incarcéré en France depuis 27 ans, Georges Abdallah.

Un Salon riche d'informations, de rencontres humaines intéressantes...puis le salon c'est terminé en chansons avec un artiste slameur engagé. 


Si un constat s'impose à l'issue de ce salon c'est que les démarches s'inscrivent dans le concret en terme de réalisations sur le terrain. En outre ce salon qui se tient depuis plusieurs années , est une sorte de boite à outils de la lutte anticoloniale mise à disposition du plus grand nombre avec des éléments issus d'un travail de fond, le tout dans une ambiance très conviviale.
Par ailleurs en concomitance avec le black history month, la semaine anticoloniale se poursuit avec d'autres projections documentaires, d'autres conférences, d'autres débats aussi n'hésitez pas à y aller . 
S'informer c'est déjà agir !

Emmanuelle Bramban 

Programme de la semaine sur Paris :

Programme autour de Paris:

Programme en Régions:












APPEL A L’UNITÉ POUR LE 10 MAI 2014 : OUVRONS LE DOSSIER DES REPARATIONS


Cet appel s'adresse à toutes celles et ceux qui ont à cœur de célébrer la mémoire et de réhabiliter l’histoire des personnes d'ascendance africaines, originaires d'outremer et d'Afrique et de défendre l’honneur des esclaves et de leurs descendants.

Lien d'inscription ci-dessous
https://docs.google.com/forms/d/1Le1YCZhhI1IH5yZlEOlcUs5sMwdRS7JdHu4eYlTfDf4/viewform

cette 2ème réunion d'informations est organisée le jeudi 27 février 2014 à Paris
A l'ordre du jour: 
- Résumé du compte rendu de la première réunion du 24 janvier
- Présentation des associations participantes
- Stratégie de communication
- Répartition des groupes de travail.
si vous souhaitez être signataire et participer aux initiatives de ce collectif nous vous invitons à remplir le formulaire d’inscription en cliquant sur le lien ci-dessous
https://docs.google.com/forms/d/1Le1YCZhhI1IH5yZlEOlcUs5sMwdRS7JdHu4eYlTfDf4/viewform

Théo Jean-Marc Lubin

mardi, février 18, 2014

SUR LES VOIES DE “TANO”


Tano était le dieu des eaux, réputé créateur, chez les Yorubas et aujourd’hui chez les Akans, et on retrouve curieusement son nom fossilisé dans le mot français “fontaine”, à travers le latin “fontana”...

Selon cette attribution de Tano, lequel se trouve à l’inspiration du dieu latin “Nep-tune”, son logique descendant, les “tania” furent les régions auxquelles de lointains explorateurs accédèrent précisément par la “voie des eaux”, autrement dit par les voies maritimes, en partant d’Afrique occidentale, et elles furent nommées en ce sens au fur et à mesure de la progression de leurs découvreurs du sud vers le nord :

Mori-tania
Lusi-tania
Aski-tania ( Aquitaine ), qui a la même origine que “Euska-di”, le pays Basque
Beri-tania ( Britania )

Ces expéditions menées par l’atlantique dans des temps lointains, de l’Afrique occidentale vers l’Europe occidentale étaient bien sûr le fait d’hommes qui étaient dit les “fils du vent”. Ceci, selon le sens fondamental du terme “vent” qui est ce par quoi “il advient”. Il s’agissait donc de ce que nous désignons aujourd’hui selon ce vent, comme étant précisément des “aventuriers”.

Le vent chez ces gens se disait “odou”, et la force mécanique développée par le vent et le mouvement qui en résultait, réalités physiques dont la corrélation idéale était “la force du destin”, se disait alors “ Odou-zé”. Ce sémantème “zé” signifiant la puissance causale, et par cela, la force “d’avenir”, se retrouve d’ailleurs dans plusieurs noms de vents dont ceux qui permettaient de s’en aller vers le lointain, autrement dit vers “l’ailleurs”, et qui se disaient vents de “l’Ali-zé”. Ceci, avec le sémantème “ali” pour signifier l’éloignement et l’ailleurs comme dans le mot “ali-bi”, disant le fait d’être ailleurs, “bi” ayant alors la même valeur que l’anglais “be”...

Certains de ceux qui s’installeront dans ces contrées lointaines seront alors dit “alibionni”, c’est-à-dire “issus d’ailleurs”, et deviendront les Albains, fondateurs de “Albe la longue”, autrement dit “Albe l’éloignée”, dont les descendants seront quant à eux les fondateurs de Rome. D’autres atteindront une contrée qui par le fait s’appellera plus tard, “Albion”...

Bien sûr ces aventuriers mus par “l’odouzé”, la force du destin, devaient affronter toutes les vicissitudes de ce parcours tumultueux à travers les mers, et l’un d’eux deviendra célèbre par ses nombreuses aventures et son nom établi en rapport à l’odouzé, sera hellénisé en “Odysseos”, le nom grec d’Ulysse.

On surprendra beaucoup d’Européens en leur disant tout ce que leur civilisation a en réalité importé d’ailleurs, dans les temps lointains...

Ce brave Darwin débarquant du Beagle aux Galapagos, et constatant qu’il s’y trouve ses désormais fameux “pinsons”, d’une espèce identique à ceux du continent sud-américain mais au bec modifié pour pouvoir attraper des vers logés dans les anfractuosités des rochers, a maladroitement loupé la toute première marche pour la rédaction de sa théorie qui par le fait, demeurera une demie-théorie. Ceci, en manquant tout simplement de se poser la question de savoir qu’est-ce que ces bougres de pinsons qui pourtant ne manquaient strictement de rien sur le continent, et la preuve c’est qu’ils s’y trouvent toujours, étaient allés chercher jusqu’à ces iles lointaines...?

S’il y avait songé, il aurait établi que le phénomène “d’évolution”, possède forcément une résolution à la fois spatiale et temporelle, puisque “évoluer”, c’est à la fois se déplacer et changer. Il aurait alors constaté qu’il ne peut se produire “évolution temporelle”, c’est-à-dire “mutation”, qu’à condition qu’il se soit déjà produit “évolution spatiale”, c’est-à-dire “migration”, et c’est bien ce qu’on fait ces facétieux pinsons qui n’en avaient pourtant nul besoin objectif, ce qui suppose qu’ils furent mus selon une “détermination”, notion controversée que nous aurons l’occasion de débattre une prochaine fois...

Pour leur évolution, les hommes devaient migrer, ils l’ont fait, et c’est alors qu’ils ont muté et se sont retrouvé “blancs”, d’où le rapport sémantique de “alba”, avec la couleur blanche...

Mais cette évolution temporelle, la mutation, qui se fait selon la “sélection” d’un certain nombre de caractères et le rejet d’autres, correspond en fait à un appauvrissement de la capacité d’évolution de l’espèce, puisque cette évolution nécessite d’autres caractères jusqu’alors inusités, pour satisfaire à des temps nouveaux, caractères que la catégorie d’hommes issus de sélection ne possède justement plus.

Ceci revient tout simplement à dire qu’une fois ayant accompli sa noble tâche historique selon la détermination de notre humanité, la catégorie d’hommes issus de sélection n’est plus en mesure d’évoluer par elle-même pour accéder à autre chose, et qu’il lui faut absolument un apport de caractères en provenance d’hommes les ayant conservés...

C’est alors qu’au péril de leur vie, et selon la détermination de notre humanité, des hommes du lointain reprennent aujourd’hui les voies de Tano...

Bien sûr, il faudrait en dire beaucoup plus... Une prochaine fois peut-être...


Paris, le 12 février 2014
Richard Pulvar

mardi, janvier 21, 2014

Université Populaire du CM98, Cours 2014

Suite à la convention que nous avons signée le 18 mai 2013 avec l’Institut d’Histoire la Révolution Française de la prestigieuse université de la Sorbonne, le module « Histoire de l’esclavage colonial » de l’université populaire du Comité Marche 98 sera désormais assuré par les enseignants chercheurs de cet institut. Cette convention nous permet de prodiguer des cours d’excellence et de fournir aux chercheurs des données inestimables sur nos aïeux esclaves.
Cette année, nous vous proposons de découvrir les différents esclavages qui ont marqué notre humanité, afin d’en saisir leurs mécanismes, enjeux et évolutions. Notre objectif en comparant ces formes d’esclavage est de vous permettre d’appréhender les spécificités de l’esclavage colonial et des sociétés qui en sont issues.

PROGRAMME : 

Samedi 25 janvier 2014 de 15h à 17h : L’esclavage pendant l’Antiquité par Paulin ISMARD, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Samedi 1 février 2014 de 15h à 17h : L’esclavage au Moyen-âge en Europe par Joseph MORSEL, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Samedi 15 février 2014 de 15h à 17h : Les débuts de la traite européenne par Frédéric REGENT, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Samedi 15 mars 2014 de 15h à 17h : L’Edit de mars 1685 par Frédéric REGENT, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Samedi 22 mars 2014 de 15h à 17h : De la victime au révolté : le Noir dans la littérature du XVIIIe siècle par Pierre SERNA, professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et directeur de l’Institut d’Histoire la Révolution Française

Samedi 5 avril 2014 de 15h à 17h : Entre régénération et civilisation : statut et représentation du Noir en révolution par Jean-Luc CHAPPEY, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

LIEU DES COURS : Université Paris 1 Panthéon–Sorbonne, amphi Bachelard, 12 rue Cujas, 75005 Paris. RER B, station Luxembourg.

PUBLIC CONCERNE : Tout public.

CRITERES D’ADMISSION : Pas d’âge requis et de niveau d’étude exigé. Pas d’inscription. Accès libre.

RESPONSABLE : Viviane Romana

Histoire des Terres-Sainville


Le quartier Terres-Sainville, autrefois appelé « Faubourg Thébaudière » ou encore « Quartier des Misérables » était une zone marécageuse, particulièrement insalubre. Elle s’étendait sur une trentaine d'hectares et appartenait avant 1902 à un certain Marquis de Sainville. Parallèlement à ce développement, tout au long du XIX° siècle, le cœur de la ville de Fort-de-France prospérait, depuis le tremblement de terre de 1839 qui l’avait détruite, faisant disparaître pratiquement tous les bâtiments et occasionnant plusieurs morts. Quelques temps plus tard, un incendie a ravagé la ville, éliminant parfois, des familles entières que l’on n’avait pas pu sauver des flammes. On a reconstruit hâtivement quelques cases sur la place de la Savane afin de parer au plus pressé. Déjà , en 1892, un conseiller municipal avait signalé que le quartier des Terres-Sainville était un foyer d’infection. En 1896, l’hôpital civil a été construit sur le domaine de l’Hermitage. Ainsi, l’aménagement de la ville s’est poursuivi et le paysage autour des Terres Sainville s’est ordonné. 

Les canaux de drainage, qui ceinturaient les quartiers de la ville, au-delà des boulevards d’enceinte, furent comblés. Cette disposition a été prise dans les années 1869-1870. " On fit combler ces canaux et on les remplaça par des curettes " selon le Père JANIN (1924), d’après une thèse complémentaire de l’histoire des aménagements de Fort-de-France. Le maire de la ville, Monsieur Ruelle avait mis en vente les terrains ainsi dégagés. En juillet de l’année 1870, Madame Trabaud vendit à la mairie un terrain, afin de transférer l’ancien cimetière. Avant 1900, en marge de la ville , les Terres Sainville présentaient alors l’image d’îlots de cases séparées par une végétation de zones marécageuses. Dans ces îlots vers la rivière ou plus exactement le long de celle-ci, les Lakou apparaissaient .

Jusqu’en 1904, le terrain dit des Terres-Sainville, la Trenelle ou Thébaudière, est la propriété des héritiers Lacalle. En décembre 1904, le terrain, suite à un jugement du Tribunal de Fort-de-France, en date du 16 janvier1904, est vendu aux enchères pour la somme de 100 000 francs. La propriété du faubourg Thébaudière administrée par Melle Marie de Berry. Sur ces terrains, s’élèvent de nombreuses constructions pauvres et les propriétaires des maisonnettes payent une redevance locative mensuelle aux propriétaires. Ce sont plus de 6000 personnes qui sont logées dans ce quartier, leur nom ne cessant d’augmenter depuis 1902, ce quartier accueillant particulièrement les réfugiés de la catastrophe de Saint-Pierre, entraînant une augmentation du prix du loyer.

En 1904, Victor Sévère alors candidat à la mairie pour un second mandat, inscrit à son programme municipal l’expropriation du quartier. Après une longue procédure judiciaire, le 25 mai 1911, intervient le jugement sur requête du procureur de la République qui prononce l’expropriation du faubourg au profit de la commune.

L’horizon se dégage encore davantage pour la municipalité lorsque le 1er mai 1914, le Conseil d’Etat rejette les pouvoirs de la Société du faubourg Thébaudière.

La guerre et ses préoccupations immédiates éloignent des autorités, la question des Terres-Sainville, qui n’est définitivement réglée qu’en mai 1920, alors que Victor Sévère est momentanément éloigné de l’administration municipale. Un terrain d’entente est trouvé et c’est finalement à l’amiable que la Société du faubourg Thébaudière cède à la commune, pour le prix de 1 850 000 francs, les Terres-Sainville. 

C'est Victor SEVERE, maire de Fort-de-France entre 1900 et 1945 qui, entreprit vers 1920 de faire assainir et aménager les Terres-Sainville. Les travaux d'assainissement du quartier et de la ville ont continué d'être menés pendant les mandatures successives du maire Aimé CESAIRE depuis 1945.

Progressivement les Terres-Sainville, de terre d'exode pour ceux des campagnes qui "descendaient en ville", devaient devenir le plus grand quartier ouvrier et artisanal. 

Tandis que faillite et dépôt de bilan des grands planteurs se multipliaient dans les années 1880, ouvriers agricoles et d’usines, petits ruraux ruinés arrivaient en ville, en flot pressé et ininterrompu. La situation était devenue vite ingérable en matière d’habitats. Elle a empiré encore lorsqu’en 1902, la ville de Saint-Pierre a disparu. Une vague de réfugiés a été accueillie à Fort-de-France, on l’a estimée à 18.900 personnes. Ces dernières ont été dirigées sur plusieurs quartiers : Fond Lahayé, la Médaille et aux Terres Sainville. 

Aujourd'hui le quartier des Terres-Sainville est peuplé de près de 2000 habitants .

Il est situé au nord du centre ville de Fort de France, entre la Rivière Madame (appelée autrefois la rivière du petit Brésil) à l'Ouest, et la Rocade (RD 41) à l'Est et au Nord.

Aujourd’hui, avec une topographie plate, les rues de ce quartier sont rectilignes, perpendiculaires les unes aux autres. De faibles largeurs, elles sont toutes à sens unique avec généralement un stationnement unilatéral et un trottoir de chaque coté.

Source : Micheline Marlin-Godier - l'histoire de la ville de Fort-de-France de 1884 à 1914 

jeudi, janvier 09, 2014

AMIRI BARAKA, ÉCRIVAIN ET ACTIVISTE CONTROVERSÉ EST DÉCÉDÉ A L'AGE DE 79 ANS



Par Carolyn Kellogg L.A. Times - 9 janvier 2014 (traduction Samuel Légitimus)

Amiri Baraka est décédé jeudi après des semaines de santé défaillante, a confirmé un porte-parole de la famille. Il était âgé de 79. 

Dramaturge, poète, critique et activiste, Baraka était l'une des voix africaines américaines les plus en vue et les plus controversés dans le monde des lettres américaines. 

Il est né Everett LeRoi Jones, le 7 octobre 1934, à Newark, dans le New Jersey. Étudiant doué, il est diplômé de lu lycée avec deux ans d’avance et étudie à l'Université de New York et l'Université Howard. Après avoir servi dans l'armée de l'air pendant plus de deux ans, Baraka - alors Jones – est renvoyé à la vie civile de manière déshonorante pour avoir lu des textes communistes. 

Il s’installe alors à New York, et suit l'école d'études supérieures à l'Université de Columbia et s'implique dans la scène Beat. En 1958, il fonde la revue d'avant-garde de poésie Yugen, qu'il co-édite avec Hettie Cohen - les deux restèrent mariés de 1960 à 1965. 

Yugen a publié les oeuvres de William S. Burroughs, Allen Ginsberg, Gregory Corso, Jack Kerouac, Diane Di Prima, John Ashbery, Frank O'Hara, Gary Snyder, Gilbert Sorrentino, Barbara Guest, William Carlos Williams et d'autres.

A cette époque, Leri Jones co-édite également un bulletin littéraire, The Floating Bear, publié "Blues People: The Negro Experience in White America ans the Music that Developped from it" (1963) et écrit la pièce " Dutchman", qui explore de façon explosive la questions raciale et sexuelle. 

"Je peux me rendre compte maintenant que la forme dramatique commencé à m'intéresser parce que je voulais aller« au-delà »de la poésie. Je voulais une sorte de littérature d'action" écrit Baraka dans son autobiographie de 1984. 

"Dutchman" remportera le Obie Award 1964 de la meilleure pièce américaine. 

Après l'assassinat en 1965 Malcolm X, Jones a changé son nom pour Imamu Amiri Baraka, s'installe à Harlem et épouse sa seconde femme, Amina (anciennement Sylvia Robinson). 

Inspiré en partie par un voyage de 1960 à Cuba et en partie par l'aile radicale du mouvement des droits civiques, il épouse alors les idées séparatistes et a fondé le Black Arts Repertory Theatre ans School. 
Baraka conduit le Black Arts Movement , un frère esthétique des Black Panthers. Bien que le mouvement fut indiscipliné et de courte durée, il réunit des auteurs importants comme Gwendolyn Brooks, Eldridge Cleaver, Gil-Scott Heron, Nikki Giovanni, Ishmael Reed et Quincy Troupe. 

"Nous écrivions de l’art qui est, premièrement, totalement afro-américain selon nos racines et notre histoire, etc. Deuxièmement, nous créions de l'art qui ne figurait pas dans les petites salles," confie Baraka dans une interview en 2007. "La troisième chose que nous voulions était de l'art qui aiderait à la libération du peuple noir, et nous ne pensions pas qu’écrire un simple poème était suffisant Ce poème devait posséder une sorte de fonction utilitaire; il devrait aider à nous libérer. Et donc c'est ce que nous avons fait. Nous l’avons fait consciemment." 

Baraka envoie dans Harlem des camions dans la communauté transportant des personnes - y compris l'artiste Sun Ra – pour proposer de la poésie, de la danse et de la musique. 

L’œuvre de Baraka au cours des années 60 comprend les pièces "Black Mass", "The Toilet" et "The Slave"; les recueils de poésie "Black Art" et "Black Magic", et le recueil de provocation "Home, Social Essays".

À la fin des années 60 et dans les années 1970, Baraka s’engage profondément impliqué dans un certain nombre d'organisations travaillant à promouvoir et à consolider le pouvoir politique afro-américain. 

En 1980, il commence à enseigner à l'Université d'Etat de New York-Stony Brook, prenant sa retraite du département d'études africaines en 1994. Au cours de sa longue carrière universitaire, il a enseigné à la Rutgers University, la George Washington Universty, Yale University, San Francisco Stte University, Columbia et the New School for Social Research. 

Baraka a fait son foyer à Newark et y est resté une force créatrice et politique. En 2002, il fut nommé le second poète du New Jersey - et est rapidement devenu le centre d'une controverse entourant son poème sur le 11 septembre " Somebody Blew Up America. " (vidéo a visionner dans le premier commentaire)

Le poème - qui souligne les infractions commises, la plupart du temps par les Blancs, partout dans le monde et à travers l'histoire – comprend des lignes controversées qui furent considérées comme antisémites. Avant que Baraka ne puisse terminer son mandat de deux ans dans le poste, la position de poète lauréat était éliminée. 

Interrogé par NPR en 2007 sur comment il se définissait lui-même, Baraka a répondu: «Eh bien, je suppose le plus souvent comme un poète et activiste politique. J'ai écrit dans tous les genres .... Mais, vous savez, je pense que dans l'ensemble, la poésie est à la base de toute mon œuvre." 
Bien qu'il ait été souvent impliqué dans la controverse politique, les réalisations artistiques de Baraka ne sont pas mésestimées. 



Ses récompenses comprennent des bourses de la Fondation Guggenheim et le National Endowment for the Arts, un prix PEN / Faulkner, un prix de la Fondation Rockefeller pour le théâtre, et le Prix Langston Hughes du City College de New York. 

Un avis de décès complet apparaîtra dans le latimes.com / obits.

vendredi, décembre 27, 2013

Le Noël noir de Kwanzaa

Après Hanoukka et Noël, vient Kwanzaa, la dernière des fêtes de fin d'année aux Etats-Unis. Elle commence le 26 décembre et prend fin le 1er janvier. Le symbole principal de Kwanzaa est un chandelier à sept branches. Le premier soir, les familles allument la bougie noire. Le lendemain, la rouge, puis la verte, et ainsi de suite pendant sept jours. Noir, vert, rouge : les couleurs du nationalisme panafricain.

suite

samedi, novembre 30, 2013

NAK, NIQUE, NUQUE, HISTOIRE DE CES COLONNES DE LA TENTATION “ D’AU-DELA ”


Il s’agit de “colonnes”, selon le latin “columna”, lui-même venant de “columen” signifiant ce qui atteint le sommet, l’apogée, et elles sont toutes érigées soit par les hommes, soit en eux-mêmes. Et ceci, sous l’attraction du “Ka”, l’insoupçonné “tropisme céleste” que les naturalistes, soucieux de ne pas utiliser des appellations de forme ésotérique pour ne pas faire perdre de crédit à leurs publications, désignent comme étant un “géotropisme négatif”, ce qui est incorrect parce que la nécessité “directionnelle” d’un tropisme, fait qu’il ne peut justement pas être négatif.

Ce “ka”, qui est celui des Egyptiens, est un exercice résultant de la “métaphysique” que constitue la collectivité “informelle” des humains, laquelle comme telle les “transcende”, et qui les détermine à elle c’est à dire à un “au-delà” de leurs singularités.

A cet instant, il convient de bien envisager selon ses différentes acceptions, les différentes implications de la locution “au-delà”.

Ce Ka qui détermine les humains à un au-delà de leur singularité, les détermine en fait à leur collectivité, laquelle constitue la “dimension supérieure de l’humain”, la seule possible, même si des doctrinaires suprématistes européens mal inspirés, ont prétendu reconnaitre cette dimension supérieure chez des individus, lesquels auraient ainsi été des individus supérieurs, ce qui n’a strictement aucun sens...

Il doit être bien entendu et une bonne fois pour toutes qu’il ne peut exister qu’une dimension supérieure de l’humain, c’est sa “dimension collective”, et que si les sociétés occidentales se sont montrées durant cinq siècles plus efficaces que les autres, ce n’est certainement pas parce que leurs citoyens constituaient individuellement des hommes d’une nature supérieure aux autres, mais tout simplement parce que les règles régissant leurs “collectivités”, se sont révélées plus adaptées dans les conditions qui étaient alors les leurs, que les règles régissant les autres sociétés, et rien d’autre...

Il est donc plus que temps de cesser de rechercher des raisons “naturelles”, dans la génétique des individus, pour justifier des dispositions “culturelles”, celles de la structuration collectives des sociétés...

Cette détermination à sa dimension supérieure sous l’exercice du Ka, est donc une détermination de l’humain à un dépassement de lui-même, afin d’atteindre son excellence, et elle se manifeste par sa tentative d’atteindre les sommets, l’inaccessible, les cieux...

Il est manifeste à ce sujet que les sociétés puissantes et en bonne santé, bâtissent des structures audacieuses, et c’est ainsi que la France de la fin du 19ème siècle, au fait de sa puissance et de sa magnificence, bâtira la Tour Eiffel, que les Etats Unis l’ayant supplanté dans l’entre deux guerre au statut de première puissance mondiale, bâtiront “l’Empire States”. Et, c’est aujourd’hui la Chine qui manifeste sa volonté de primauté en bâtissant la gigantesque tour “ Sky City”, dont la hauteur fut augmentée de dix mètres, pour atteindre les 838m et dépasser ainsi l’actuelle tour “Burg Khalifa” de Dubaï, avec ses 828m.

Les constructions gigantesques de l’Egypte ancienne, qui étaient bien sûr dédiées au monde métaphysique de l’au-delà, objet de sa préoccupation permanente, avec leurs pylônes, colonnades et obélisques impressionnants, ne répondaient pas à une autre détermination que celle-là...

C’est selon cette même détermination que l’humain va progressivement se redresser pour s’établir dans sa station debout, manifestation emblématique de son acquis culturel, au fur et à mesure qu’il va se socialiser, et par le fait, se civiliser, et contrairement à ce que continuent encore de penser certains, cette attitude de l’humain ne doit absolument rien à un quelconque phénomène adaptatif.

En effet, le Ka qui est “métaphysique” en ce sens qu’il n’est pas réductible aux individualités qu’il transcende, mais qui possède forcément une traduction “physique” au niveau de celles-ci sans laquelle il ne pourrait évidemment pas les concerner, possède selon cette physique une résolution “magnétique”. Il se traduit alors par un exercice sur les hématies du sang, dans les réseaux complexes de l’oreille interne selon lesquels nous nous établissons en équilibre, ce qui crée chez l’humain un sentiment de mieux être, selon le sens de son exercice, c’est à dire selon la verticalité, et c’est la raison pour laquelle les humains se sont redressés.

Ka étant le fait exerçant, le fait exercé est dit quant à lui “ak” et, avec un “n” signifiant la particule “de”, dans le sens de “ce qui participe de”, les colonnes érigées selon le Ka étaient dites “nak”. Quant elles étaient de pierre, elles était alors dites “ kar-nak”, autrement dit les “colonnes de pierre”, ce qui avec les autres acceptions du mot “kar”, qui désigne également le “foyer“, et le “sanctuaire” ( il serait trop long de le développer cela ici...), donne comme autre acception cohérente du nom Karnak, qu’il s’agisse alors de celui de Bretagne ( Carnac ), ou de celui d’Egypte, les “colonnes du sanctuaire”...

La colonne vertébrale de l’humain, redressée sous l’action du Ka fut finalement dite quant à elle “nuque”, parce que le terme nak à voyagé depuis l’Egypte à travers l’arabe en devenant “nukha”. Mais cette appellation est réservée aujourd’hui à la seule partie demeurant habituellement visible de cette colonne, celle de l’arrière du cou...

On retrouve dans de nombreuses langues le terme “nak” pour signifier une colonne ou une forme quelconque d’érection, avec une forme dérivée “nike”, pour désigner le sexe en érection qui chez les Grecs, était évocateur de la domination, et par là, de la “victoire”, raison pour laquelle ce mot grec fut repris par une entreprise d’équipements sportifs. Quant à l’argot, il en a fait son affaire avec l’expression “niquer”...

D’autre part, les géants étaient désignés dans les temps anciens par le terme “anak”, et un de ceux-la dit justement Anak, devint l’ancêtre éponyme des “Anakim”, cités dans la bible.

Soyons alors attentifs maintenant dans le fait que si selon l’acception “spatiale” de la locution “au-delà”, il s’agit de l’au-delà des singularités des individus, autrement dit de leur collectivité, dans une acception cette fois “temporelle” de cette locution, qui est inévitable dans un univers où tout possède forcément une résolution ’spatio-temporelle”, il s’agit cette fois de l’au-delà de “l’actualité” des individualités, autrement dit, de leur “avenir”.

L’au-delà c’est “l’avenir”, auquel nous nous trouvons déterminé par le fait de l’exercice sur nous du Ka, qui est donc l’exercice selon lequel nous nous trouvons soumis au temps, et qui comme tel nous sous-tend dans notre “être”.

C’est pourquoi les Egyptologues ont identifié le Ka à “l’âme” de l’individu, mais selon une formulation trompeuse compte tenu de la compréhension qui est habituellement la nôtre du terme “ âme ”. Car si le Ka exerce bien en nous étant “sous-jacent”, il exerce sur nous, donc de l’extérieur de nous, de sorte que cette âme ne se situe absolument pas à l’intérieur des individus comme nous l’envisageons habituellement, à partir des enseignements religieux.

L’attraction du Ka qui crée notre tentation d’au-delà, crée ainsi notre tentation d’avenir, c’est à dire celle de nous prolonger par notre descendance, selon un acte des hommes et par la voie des femmes. C’est donc également selon ce Ka que se trouve établie notre détermination au sexe, avec une résolution contradictoire selon la dualité des sexes, et qui fait que si selon cet exercice, les hommes sont constamment “tentés”, les femmes quant à elle sont constamment “en attente”.

C’est d’ailleurs bien ainsi que le comprenaient les anciens qui dans leur préoccupation quant à la métaphysique de l’au-delà, ont érigé des colonnes en forme de phallus, lesquelles relevaient alors d’un “éros sacré”, celui dont l’objet était la procréation, comme obligation envers l’au-delà transcendant, logique de la pluralité, et la collectivité...

Ce qu’il nous faut retenir de cela c’est qu’aucune tentative d’excellence ne se peut depuis l’exclusion d’une société, et qu’il est inutile d’espérer stupidement cette excellence de la part des exclus confinés dans les “quartiers”, et que la toute première chose à faire avant d’en espérer quoi que ce soit, c’est de les réintégrer...

L’autre enseignement, c’est qu’une société à ce point dissolue comme l’est la nôtre, pour laquelle l’exercice du Ka, logique de collectivité, est au plus bas, ne possède absolument pas les moyen de mettre en œuvre les ambitions qui lui permettraient de sortir de ses difficultés actuelles, et que notre seule chance dans ces conditions de nous en sortir, c’est de procéder tout d’abord et de toute urgence à une très ardente “re-socialisation”, de ce qui doit justement redevenir et demeurer, note société...


Paris, le 30 novembre 2013
Richard Pulvar

jeudi, novembre 28, 2013

La "Charte du Manden" ou "Charte de Kurukan Fuga



Charte datant XIII° siècle, la première déclaration des droits humains connue au monde.Conçue (sans influence étrangère) lors de l'achèvement de la construction de l'empire du Mali par Soundiata Keita.Cette charte s'adresse aux « douze parties du monde ». Elle a donc une vocation universelle selon ses auteurs. Elle comporte sept paroles, qui sont autant d'entêtes d'articles de la charte : Connu aussi sous les noms Donsolu Kalikan (Serment des Chasseurs), Dunya Makilikan (Injonction au Monde),ou plus couramment Manden Kalikan (le Serment du Mandé)

1 . Les chasseurs déclarent :

Toute vie (humaine) est une vie.Il est vrai qu'une vie apparaît à l'existence avant une autre vie,
Mais une vie n'est pas plus "ancienne", plus respectable qu'une autre vie,
De même qu'une vie n'est pas supérieure à une autre vie.

2 . Les chasseurs déclarent :

Toute vie étant une vie,
Tout tort causé à une vie exige réparation.
Par conséquent,
Que nul ne s'en prenne gratuitement à son voisin,
Que nul ne cause du tort à son prochain,
Que nul ne martyrise son semblable.

3 . Les chasseurs déclarent :

Que chacun veille sur son prochain,
Que chacun vénère ses géniteurs,
Que chacun éduque comme il se doit ses enfants,
Que chacun "entretienne", pourvoie aux besoins des membres de sa famille.

4 . Les chasseurs déclarent :

Que chacun veille sur le pays de ses pères.
Par pays ou patrie, faso,
Il faut entendre aussi et surtout les hommes ;
Car "tout pays, toute terre qui verrait les hommes disparaître de sa surface
Deviendrait aussitôt nostalgique."

5 . Les chasseurs déclarent :

La faim n'est pas une bonne chose,
L'esclavage n'est pas non plus une bonne chose ;
Il n'y a pas pire calamité que ces choses-là,
Dans ce bas monde.
Tant que nous détiendrons le carquois et l'arc,
La faim ne tuera plus personne au Manden,
Si d'aventure la famine venait à sévir ;
La guerre ne détruira plus jamais de village
Pour y prélever des esclaves ;
C'est dire que nul ne placera désormais le mors dans la bouche de son semblable
Pour allez le vendre ;
Personne ne sera non plus battu,
A fortiori mis à mort,
Parce qu'il est fils d'esclave.

6 . Les chasseurs déclarent :

L'essence de l'esclavage est éteinte ce jour,
"D'un mur à l'autre", d'une frontière à l'autre du Manden ;
La razzia est bannie à compter de ce jour au Manden ;
Les tourments nés de ces horreurs sont finis à partir de ce jour au Manden.
Quelle épreuve que le tourment !
Surtout lorsque l'opprimé ne dispose d'aucun recours.
L'esclave ne jouit d'aucune considération,
Nulle part dans le monde.

7 . Les gens d'autrefois nous disent :

"L'homme en tant qu'individu
Fait d'os et de chair,
De moelle et de nerfs,
De peau recouverte de poils et de cheveux,
Se nourrit d'aliments et de boissons ;
Mais son "âme", son esprit vit de trois choses :
Voir qui il a envie de voir,
Dire ce qu'il a envie de dire
Et faire ce qu'il a envie de faire ;
Si une seule de ces choses venait à manquer à l'âme humaine,
Elle en souffrirait
Et s'étiolerait sûrement".

En conséquence, les chasseurs déclarent :

Chacun dispose désormais de sa personne,
Chacun est libre de ses actes,
Chacun dispose désormais des fruits de son travail.
Tel est le serment du Manden
A l'adresse des oreilles du monde tout entier.

Youssouf Tata Cissé.

Texte réécrit par Youssouf Tata Cissé dans "Soundjata, la Gloire du Mali", éd. Karthala, ARSAN, 1991

mercredi, novembre 27, 2013

KAR-NOUT-IS, PAR-ISIS, RE-MEN-IS... GLOIRES DU PANTHEON EGYPTIEN...


Il s'agit des villes de Chartres, Paris, et Reims, dont certains historiens nous disent qu'elles doivent leurs noms à des tribus celtiques qui les auraient fondées, les Carnutes, les Parisii, et les Rèmes...

En réalité, c'est l'inverse qui s'est produit, et tout comme les Parisiens doivent leur nom au fait d'habiter la ville de Paris, ces tribus ont tout simplement pris le nom des bourgades, déjà fondées et nommées, et dans lesquelles elles s'étaient installées. Ces bourgades furent constituées autour d'anciens sanctuaires dédiés à des divinités du panthéon égyptien, et sur les vestiges desquels, dans une continuité mystique, logique mais insoupçonnée pour la plupart des croyants, l'église catholique va édifier les plus grands temples de la chrétienté...

Ces sanctuaires ( il y en a plusieurs autres ), furent initialement dédiés à :

NOUT, déesse égyptienne du ciel.
ISIS, mère universelle, épouse et soeur d'Osiris, mère de Horus
RE, dieu solaire égyptien.

IS, concept dont le glyphe le représentant est un "faisceau" de tiges de lotus, correspond au fait de rassemblement, donc au "fait de religion", devenant par extension la "chose sacrée". C'est ce concept qui se retrouve dans le nom d'Isis, laquelle rassembla les parties de son frère Osiris pour lui redonner vie, et qui établit la vocation universaliste de la ville de Paris à laquelle elle à donné son nom...

KAR, est le "foyer", le "coeur", où encore le "sanctuaire". On retrouve ce concept dans Kar-nak, celui de Bretagne comme celui d'Egypte

PAR, est l'enceinte sacrée déterminant l'espace dédié à la divinité...

MEN, est la construction en pierre...

Quant à savoir maintenant pourquoi des divinités du panthéon égyptien se trouvaient célébrées dans cette région qui deviendra plus tard la France, c'est le plus intéressant, le plus passionnant, mais le plus long à expliquer, et ce sera aussi le plus difficile à admettre pour certains, et nous verrons cela plus tard... 

Richard Pulvar

samedi, novembre 23, 2013

"LE « COMBAT DU SIÈCLE » ENTRE JACK JOHNSON ET JAMES J. JEFFRIES



En 1910, l'ancien champion invaincu des poids lourds James J. Jeffries sort de sa retraite et annonce « Je vais combattre dans le seul but de prouver qu'un homme blanc est meilleur qu'un Nègre ». Jeffries n'avait pas combattu depuis six ans et dut perdre environ 100 pounds pour faire le poids. Il semblait avoir le support de tous les blancs américains et de tous les médias, ainsi Jack London écrivit : « Jeffries gagnera sûrement car l'homme blanc a 30 siècles de traditions derrière lui - tous les efforts suprêmes, les inventions et les conquêtes, et, qu'il le sache ou pas, Bunker Hill et Thermopylae et Hastings et Azincourt ».

Le combat eut lieu le 4 juillet 1910 devant 22000 spectateurs sur un ring monté pour l'occasion à Reno (Nevada). On pouvait entendre dans la salle le morceau "All coons look alike to me", un des titres phares du genre de musique Coon song caractérisée par sa présentation raciste des noirs américains. Les promoteurs du combat incitèrent même le public entièrement blanc à chanter « Tuez le nègre ! » avant et pendant le combat. Jeffries alla deux fois au tapis lors des 15 premières reprises de ce combat, ce qui ne lui était jamais été arrivé dans sa carrière. Son encadrement le poussa à l'abandon. Cette victoire de Johnson lui permit d'empocher 60 000 dollars et de faire taire les critiques à propos de son titre face à Burns. Nombre de spécialistes, faisant ouvertement preuve de racisme, n'admettaient pas qu'un boxeur noir fût champion du monde des poids lourds, et considéraient le match Burns-Johnson comme non significatif. Pour eux, Jeffries était le champion invaincu. L'annonce de cette victoire fut marquée par des agressions racistes de blancs sur des noirs à travers tous les États-Unis, principalement dans l'Illinois, le Missouri, l'Ohio, la Pennsylvanie, le Colorado, le Texas et les villes New York et Washington. Le poète noir William Waring Cuney publia un poème pour marquer ces évènements : My Lord, What a Morning. Certains états américains interdirent la diffusion du film du match puis interdirent que les rencontres de Johnson contre des boxeurs blancs soient filmées. En 2005, le film de ce match historique fut placé sur la liste du National Film Registry.

Johnson défraya de nouveau la chronique en épousant une femme blanche. Il dut fuir au Canada puis en France afin d'éviter la prison pour une violation de la loi Mann qui interdit le transport de femmes à travers les états en vue de prostitution ou d'actes dits "immoraux", faits qu'il réfute mais qui le condamnent à 1 an de prison.

Johnson perd son titre le 5 avril 1915 face à Jess Willard lors d'un match disputé à La Havane (Cuba) devant 25 000 spectateurs. Prévu en 45 reprises, ce combat est arrêté après 26 reprises à la suite du KO de Johnson. Il revient aux États-Unis en 1920 où il purge un an de prison pour avoir épousé une femme blanche. Il divorce en 1924 et meurt dans un accident de la route en 1946. Une pièce de théâtre d'Howard Sackler, The Great White Hope (L'insurgé), raconte sa carrière.

vendredi, novembre 22, 2013

D'OU VENAIENT LOINTAINEMENT CEUX DE " CRO-MAGNON "...?


Le terme " mignon " désigne ce qui est "petit", et particulièrement le petit des humains, tel que nous disons qu'il est mignon...

A l'opposé de cela, "magnon" désigne ce qui est "grand", dans le même sens que nous disons "Charlemagne", pour dire "Charles le grand"...
Le nom du site préhistorique "Cro-magnon", signifie donc " Cro le grand ", et toute la question est de savoir le grand quoi ?

Que signifie donc Cro ?

Pour le savoir, il nous faut nous rendre en Afrique de l'Ouest ( hé oui ), et plus précisément en Côte d'Ivoire pour constater que dans la langue des "Baoulés", le mot " Kro ", signifie tout simplement " village ", et se retrouve dans des noms tels que :

Yamossoukro
Mossikro
Yaokro
Okoukro, et bien d'autres...

Cro-magnon signifie donc tout simplement, le " grand village ", et toute la question est donc de savoir comment une appellation d'Afrique de l'Ouest s'est-elle retrouvée en plein milieu de la France, à des époques aussi lointaines ?

Cela vous surprend bien sûr ?

Mais soyez tranquilles je vous donnerai une explication, car il y en a plein d'autres ainsi, mais à cette heure où dans ce pays certains plein d'un mépris qui ne tient qu'à leur ignorance, s'envoient en l'air avec des histoires de singes et de bananes, j'éviterai de tout vous donner d'un coup, car il risquerait d'y avoir des suicides...

Richard Pulvar

samedi, novembre 02, 2013

Le 2 novembre : la Fête des morts


Le 2 novembre est pour les chrétiens la fête des morts, mais dans les faits c'est le 1er novembre, le jour de la Toussaint que l'hommage est rendu aux défunts. 

Cette fête en "Europe" est une survivance de rites païens dont la Samain :" une fête celtique célébrée à la même époque de l'année et qui disparut vers la fin de l'Antiquité, avec la religion druidique. Ce rituel païen fut graduellement remplacé par les rituels de l'Église." 

Mais l'origine de l'honoration des morts, est bien plus ancienne, en rapport avec le Déluge dont toutes les mythologies, les textes religieux, bible et autres font état :"selon le récit de Moïse, le déluge commença, à savoir le 17e jour du second mois, période qui correspond au début de notre mois de novembre (Genèse, 7 : 11). Cette fête, célébrée par les païens qui rejetaient Dieu, "

La fête des morts fut une réaction, une protestation de l'homme contre Dieu qui provoqua le Déluge et la destruction de cette humanité antédiluvienne.

Et à chaque année, par la perpétuation de cérémonies, la mise en lumière des sépultures l'homme se rattache à une humanité dont il n'a plus souvenir...

lundi, octobre 28, 2013

LE CHANT DES DEESSES


Il y eut l’esclavage, puis il y eut la ségrégation, et même après que ces malédictions furent vaincues, il demeura encore le préjugé. Et pourtant, elles triomphèrent de tout cela, sans armée mais non sans arme, car elles en possédaient une d’une incroyable efficacité, qui était capable d’atteindre même l’adversaire le plus résolu et de lui ouvrir tout grand son âme, afin qu’elles puissent en faire la conquête et par là, le subjuguer.

Et, c’est en nous abreuvant du conte de leur histoire que nous apprenons que, même dans les situations qui nous semblent les plus compromises et où comme en ce moment, nous sentons sombrer notre société, il ne faut jamais désespérer de notre espèce humaine. Car, il y aura toujours, et même s’il vient de loin et qu’il se sera fait longuement attendre, quelque chose de bien qui s’en viendra finalement vaincre le mauvais, même si cette victoire ne sera jamais définitive et que plus tard d’autres combats seront encore à mener.

Car, la force d’espérance et la confiance peuvent conduire par des parcours vertigineux depuis les abysses jusqu’aux sommets, à de merveilleuses “rédemption”, et tel fut le parcours de ces femmes exceptionnelles dites “déesses” (divas), dont les ancêtres à seulement deux ou trois générations d’elles, étaient des esclaves, hommes ramenés au niveau de la bête, et dont la première d’entre elles, le fut elle-même. Ces ancêtres hagards, courbés sous la contrainte de la servitude, dont l’idée d’excellence avait déserté leur existence humiliée et à l’horizon bouché, et dans laquelle il ne pouvait y avoir de répit que celui qu’offrait la mort, ont ils pu imaginer un seul instant que leurs descendantes deviendraient les objets d’un véritable culte ?

Ont-ils pu imaginer cette ironie extraordinaire et magnifique selon laquelle ceux qui se sont si longtemps mépris sur eux, allaient seulement quelques décennies plus tard, se vêtir élégamment pour se rendre dans de grandioses salles de spectacle où il est convenu de l’être, et où il avaient retenu de longue date des places au meilleurs endroits pour être certains de ne rien manquer, et qui une fois le rideau ouvert sur l’entrée irréelle d’une “déesse” noire, sitôt fortement acclamée sous la lumière d’un soleil bleu, allaient lui offrir leurs âmes à conquérir ?

C’est alors qu’à la descente d’une baguette magique retentissent les premières notes de l’odyssée musicale, et que sis au fond de leur siège comme Ulysse attaché au mât du navire, ils s’abandonnent volontiers à l’invasion de l’émotion désireux qu’ils sont d’en faire le plein, et le charme opérant, il leur arrive parfois même d’en pleurer autant que d’en sourire. Puis ayant vécu, c’est par un tonnerre d’applaudissements qu’ils saluent le dernier “la” poussé en un point d’orgue au-delà des nues, en le ponctuant ça et là de quelques tonitruants “bravos”. Et, ne se résignant pas à voir la déesse s’en retourner dans son paradis auquel ils n’ont pas accès, certains tentent d’obtenir la complicité d’un saint Pierre pour pouvoir accéder à la loge, d’autres pour arracher à tout prix un autographe, ceux de bonnes manières avaient quant à eux déjà prévus le bouquet de fleurs, en se réjouissant à l’idée que la carte qui l’accompagne serait lue, seule façon pour eux d’obtenir une éphémère installation, au coin d’une divine affection.

Pour ces amoureux de l’art lyrique, quelles sont belles et quelles leur sont chères ces cantatrices, et peu leur importe d’ailleurs de se souvenir d’où elles viennent, mais justement, comment ces descendantes d’esclaves sont-elles parvenues à s’installer jusque dans les cieux, pour que l’instant d’un concert elles puissent avoir ainsi le monde à leurs pieds ?

C’est parce qu’elles possèdent le don de mettre en oeuvre cet heureux allié du “bien”, lequel chez les humains s’accompli par raison ou par devoir, ce qui se révèle être hélas parfois insuffisant, et qui, en adjoignant à ce bien la formidable force de la “séduction”, lui permet de vaincre le “mal”. Il s’agit alors en ce secours des bonnes causes, de ce que nous reconnaissons comme étant le “beau”.

Ainsi la beauté dont elles enivrent tous ceux qui ont la fortune de leur prêter l’oreille, renvoie-t-elle dans ses enfers le mal qui toujours sous-jacent, tendrait à les faire mépriser elles et  leur semblables, pour leur couleur en laquelle certains veulent obstinément voir la marque de l’infériorité. Et, en les voyant produire devant un public succombant à leur charme, mais constitué presque exclusivement d’amateurs blancs, comme pour leur éviter qu’en cas d’une reconnaissance par les leurs qui viendrait tant les combler, elles ne perdent leur contrôle par excès de bonheur, on songe à cette expression de la bien-aimée du cantique des cantiques :

“ Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem...”

On se dit alors qu’en certains instants des acclamations et des félicitations, elles n’ont pas du manquer face à l’un de ces amoureux parmi les plus épris, et en songeant en un film accéléré au long chemin parcouru depuis les champs de coton ou de canne à sucre :

“ Vois, toi qui nous a si longtemps cru incapables d’être tes égaux, vois comme je suis parvenue à te rejoindre dans ta propre culture, et vois comme je suis même capable de devenir le meilleur de toi...”

Il s’agit en ces “déesses” présentées ici sur l’illustration, de gauche à droite et de haut en bas, d’Elisabeth Taylor Greenfield, Maria Anderson, Leontyne Price, Grace Bumbry, Shirley Verett, Christiane Eda Pierre, Jessye Norman, Barbara Hendricks, et Kathleen Battle.

Je ne peux évidemment pas vous les conter toutes ici selon la grande richesse de leurs différentes carrières, mais disons cependant quant à la première, Elisabeth Taylor Greenfield, qu’elle naquit esclave en 1824, mais fut adoptée par un couple de “quakers”, ces adeptes d’un mouvement dissident de l’église anglicane pour lesquels, loin de toute structure hiérarchisée telle que celle d’une église, la croyance ne doit être l’expression que de ce qu’ils nomment la  “lumière intérieure”.

Constatant son don, ils lui firent faire des études de musique, et à partir de son premier concert en 1851, elle parvint rapidement à gagner de la notoriété.

En 1853 elle fit un concert au Metropolitan Hall de New York en recueillant un auditoire de 4000 personnes toutes exclusivement blanches. Mais après ce concert, pour marquer son regret du fait que les siens n’aient pu y assister, elle se produira dans une maison de retraite pour personnes de couleur.

La même année, elle se rend en Angleterre et en 1854, elle se produira au palais de Buckingham devant la reine Victoria. Retournée aux Etats Unis, elle créera en 1860 une troupe d’opéra, dont elle prendra la direction.

Quant à la dernière de l’illustration, qui donc parmi tous ceux qui ont eu la chance de le suivre, dans le cadre du “Concert du nouvel an”, cet événement mondial qui se produit à Vienne tous les premiers de l’an, n’a gardé un souvenir mémorable de ce magnifique concert de 1987 ? Celui où, accompagnée de l’orchestre philarmonique de Vienne sous la direction de l’illustre chef Herbert von Karajan, la belle Kathleen Battle interpréta si sublimement cette œuvre “Voix du printemps”, du compositeur Johan Strauss, et dont un commentateur si plein d’enthousiasme alla jusqu’à dire qu’on pouvait mourir pour pouvoir entendre cela.

Tout au long du morceau, ce bel aryen visiblement également tombé sous le charme, et qui semblait presque en oublier sa direction d’orchestre, n’eut de cesse de jeter des regards pleins de tendresse sur cette femme noire, telle qu’elle était si resplendissante dans une tenue qui l’avantageait encore, et telle qu’elle su rendre magique les échos de ce chant.

Entre les deux nous trouvons à la 7eme place de l'illustration, l’immense Jessye Norman dont on se souvient comment en 1989, à l’occasion des célébrations du bicentenaire de la révolution française, on la vit surgir sous les projecteurs toute de tricolore vêtue, par devant l’obélisque de Louxor pour entamer une marseillaise si vibrante qu’elle aurait probablement fait tressaillir Rouget de l’Isle lui-même. Et ce, sous les regards à la fois émus et pleins de fierté, du président des Etats Unis d’Amérique et de son épouse, invités pour l’occasion au balcon de l’hôtel de Crillon. Et c’est donc cette femme noire qui fut choisie pour célébrer au plus haut point en ces instants du souvenir de sa fondation, la république française...

Quelque temps plus tard, en 1992, c’est dans cet autre haut lieu de la nation française s’il en est, que constitue la cathédrale Notre-Dame de Paris, et dans une atmosphère d’une telle ferveur que même un non croyant ne pouvait douter que d’évidence, Dieu lui-même avait pris place en l’endroit, que la grande Jessye Norman qui constitue l’archétype même de ce que nous concevons comme étant une “diva”, interprétera d’une façon troublante le fameux “Sanctus” de la messe solennelle de Charles Gounod.

Sur le parvis, des milliers de parisiens n’ayant pu trouver place dans la cathédrale, et ne voulant rien manquer de l’événement, suivaient le concert sur un écran géant.

Enfin, permettez-moi de faire une mention spéciale pour de celle qui se trouve en 6eme position sur l’illustration, la Martiniquaise Christiane Eda Pierre, qui bien que défendant un immense répertoire, demeure une interprète d’élection de Mozart, et qui débutant à Nice, eut un grand succès à l’Opéra de Paris, puis entama une brillante carrière internationale de Moscou à Chicago, en passant par Vienne, Salzburg, Londres, Lisbonne et New York.

Après avoir été professeur au conservatoire supérieur de Paris puis dans la même ville, à la Schola Cantorum, elle formera de nombreux artistes qui sont aujourd’hui de renommée internationale et parmi lesquels il faut bien le remarquer, plusieurs artistes hommes et femmes Martiniquais. Sous son impulsion sera ainsi créée chez les siens, une toute nouvelle tradition dédiée à cet art et qui aura été l’occasion de déboucher il y a quelques années sur un inattendu festival de “Mozart en Martinique”.

Que nous faut-il remarquer et retenir de tout cela ?

Il nous faut tout d’abord remarquer que c’est précisément en ces endroits où les noirs durent affronter les pires difficultés, Etats Unis d’Amérique, Antilles, et Afrique du Sud que, paradoxalement, ils se seront le plus brillamment affirmés, ce qui montre que rien de grand ne s’obtient hors de l’épreuve, et que dans les pays comme c’est actuellement le cas en France, où on refuse de comprendre la normalité des problèmes qui se posent à une société, et qu’on veut en faire la cause exclusive de boucs émissaires pour ne surtout pas avoir à les affronter, on se condamne à la médiocrité.

D’autre part, pour ces femmes, la beauté de leur voix fut un don hérité dès leur naissance mais qui, comme il est facile de le comprendre, n’a certainement pas suffit à faire leur grand succès. Celui-ci à forcément nécessité de plus un énorme travail, avec une détermination sans faille qu’elles n’ont pu manifester que si elles se trouvaient également habitées par une grande “beauté de l’âme”, une disposition à bien faire, à faire le bien, et favoriser ce bien. C’est probablement ce que Luther comprenait comme étant la “grâce”, et dont il disait que ceux qui en étaient dépourvus ne pouvaient l’acquérir.

Egalement, il s’agit probablement en cette beauté de l’âme de ce dont nous désignons les manifestations comportementales comme étant la “classe”, et il est clair que ces femmes en sont grandement pourvues...

Nous devons donc comprendre que sans qu’il y ait de la beauté dans l’œuvre, et sans que ses auteurs ne manifestent une certaine classe, le bien n’a aucune chance d’y être contenu. Et, il est remarquable que la débâcle qui frappe notre actuelle société s’accompagne de toutes les laideurs, à commencer par celle comportementale de nos dirigeants que nous avons eu le tort depuis le passage au Palais de l’ignoble nabot, d’en supporter la grossièreté et le caractère injurieux, partant de laquelle il était clair que rien ne pouvait sortir de bien de l’action de tels hommes...

Aujourd’hui, c’est bel et bien la laideur du discours politique selon lequel des leaders mal inspirés s’emploient à solliciter toutes les bassesses pour se constituer leur clientèle, qui constitue la preuve du mal actuellement triomphant dans cette société, et les “libérateurs” seront ceux qui sauront proclamer à nouveau, après les avoir dégagées de la fange dans laquelle les ont plongées tous ces faussaires s’en réclamant, les si belles idées généreuses de l’humanisme et du progrès...


                                 Paris, le 28 octobre 2013
                                         Richard Pulvar