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jeudi, février 08, 2018

CREOLES DE CUBA...


Il existe 400 000 #créolophones à #Cuba, qui font de la langue créole la seconde du pays après l'espagnol, et qui participent à la formidable richesse culturelle de ce pays dont le reste du monde aura malheureusement été privé, à cause d'années d'embargo, mais qu'il nous importe de redécouvrir aujourd'hui...

Ils sont pour la plupart d'origine haïtienne, et se sont installés sur cette île voisine au cours de plusieurs vagues migratoires, dont les principales furent, tout d'abord celle consécutive à l'insurrection qui s'est produite au début du dix-neuvième siècle sur l'île de Saint Domingue et qui allait conduire à la proclamation de la première république noire. Certains colons sont alors partis chercher refuge à Cuba, avec femme, enfants, et esclaves...

Une seconde vague migratoire eut lieu dans les années 1920, quand un ambitieux programme de développement de la production de canne à sucre, nécessitat de faire venir de nombreux travailleurs depuis Haïti...

Enfin une autre grande vague migratoire eut lieu durant la dictature de Duvalier, bien des opposants au régime et de nombreux intellectuels ayant choisi la route de l'exil vers Cuba...

C'est le succès désormais planétaire du "Creole Choir of Cuba", qui nous les a fait redécouvrir ces dernières années...

Je vous propose de découvrir par le lien ci-dessous, un brillant autre groupe, les "Santiago Buenavista Troubadours", qui montre que des migrants sont venus également des Antilles françaises et même de Guyane, dans un morceau qu'ils interprètent justement, en créole...


Richard Pulvar


jeudi, février 14, 2013

Le supplice de Hatuey


Il s'agit d'une toile peinte vers 1930 d'Augusto García Menocal présentant le supplice de Hatuey, un chef amérindien de Cuba qui avait résisté de toutes ses forces à la conquête espagnole de l'Île.

La toile s'intitule «Je ne veux pas aller au Ciel»: ce titre c'est la réponse que Hatuey a fait à la question que lui adressait un des moines (franciscain ou dominicain) qui sont présents dans la toile.

Le moine demanda donc à Hatuey s'il voulait aller au Ciel. Hatuey lui demanda si ces hommes qui le suppliciaient iraient eux aussi au Ciel. À la réponse affirmative du moine, Hatuey lui dit: «Je ne veux pas aller au Ciel». Hatuey fut donc brûlé sur le bûcher mais il l'aurait été de toute façon. 

Les Espagnols exterminèrent tous les Amérindiens de Cuba et en massacrèrent la presque totalité dans toutes les terres américaines dont ils firent la conquête.

Comme les Anglais. Comme les Portugais. Quand ils ne les exterminèrent pas, il firent en sorte de leur faire oublier leur langue, leur religion, leur culture. Au génocide des corps, ils ont ajouté le génocide des esprits.

Et ces génocides se poursuivent encore maintenant (sous d'autres formes)

jeudi, juin 23, 2011

Cuba ouvre un musée de l'esclavage sous l'égide de l'Unesco


LA HAVANE, 16 juin 2009 (AFP) - Un musée portant sur près de quatre siècles d'esclavage subis par la population d'origine africaine a ouvert ses portes sur l'île de Cuba sous l'égide de l'Unesco, a rapporté mardi l'Agence cubaine d'information nationale (AIN).

Le Musée national de la route de l'Esclave est situé dans la Forteresse de San Severino, construite au 18e siècle pour protéger la ville de Matanzas, à mi-chemin entre La Havane et, à 170 km à l'est, la station balnéaire de Varadero.

Le Musée a été inauguré par le ministre cubain de la Culture, Abel Prieto, et le président du Conseil exécutif de l'Organisation des Nations unies pour la Science, l'Education et la Culture, Olabiyi Babalola Joseph Yai.

"Notre tâche majeure consiste à rompre le silence sur la discrimination raciale", a déclaré le représentant de l'Unesco, originaire du Bénin, cité par l'agence.

La province de Matanzas et ses champs de canne à sucre ont accueilli la majeure partie des esclaves sur l'île des Caraïbes, longtemps au coeur de la traite négrière.

Entre 1503 et 1873, plus d'un million et demi d'Africains ont été transportés vers Cuba pour y travailler comme esclaves, selon l'Unesco.

Le projet "La route de l'Esclave" a été lancé en 1997 par l'Unesco afin de favoriser le dialogue interculturel par l'identification de sites historiques évoquant la présence de la diaspora africaine victime de l'esclavage.