vendredi, juillet 31, 2015

Naissance du panafricanisme


Le panafricanisme est né à l’année 1900, avec un africain appelé Sylvestre William. Il vivait en Angleterre et il avait remarqué que les africains subissaient une vie difficile. En effet les africains qui étaient restés dans le continent, étaient colonisés et ceux qui vivaient dans les Amériques étaient victimes d’une ségrégation raciale. Ainsi à l’année 1900, Sylvestre William convoqua une grande conférence à Londres. La conférence devait regrouper tous les africains d’où le nom panafricaine(le préfixe pan- signifie tous).

Sylvestre William était aidé par l’infatigable William Dubois.
Sylvestre décéda très tôt et son œuvre fut continuée par Dubois.
Dubois organisa plusieurs conférences panafricaines :Paris (1919), Lisbonne (1923), Harlem (1927).

Dans les années 1940, un jeune ghanéen, du nom de Kwamé Nkrumah, partit aux Etats-Unis pour suivre ses études. Aux US, le jeune Nkrumah rencontra, Georges Padmor .Ce dernier avait déjà assisté à plusieurs conférences panafricaines. Padmor parla du mouvement panafricaniste à Nkrumah.

Nkrumah assista ainsi aux conférences panafricaines de 1945 à Manchester et à Londres.

Nkrumah épaula Dubois et introduisit le panafricanisme chez les leaders africains .En 1953, Nkrumah organisa une conférence à Kumasi au Ghana, son pays. En 1958, Nkrumah convoqua une nouvelle conférence à accra. Parmi les présents : Julius Nyerere (Tanzanie) Patrice LUMUMBA (Congo), M’boya (Kenya) et les leaders 8 pays africains indépendants de l’Afrique.

Il y’avait des leaders africains, surtout francophones, qui s’opposaient à Nkrumah. Et en 1963, Nkrumah n’a pu concrétiser son projet des Etats-Unis d’Afrique avec une banque centrale africaine, une monnaie africaine, une armée panafricaine. A la place des Etats-Unis d’Afrique, il sera crée l’ORGANISATION DE L’UNITE AFRICAINE (OUA).

Mais Nous les panafricanistes, disciples de Nkrumah, on continuera la lutte afin de doter à l’UA, d’une banque centrale, d’une monnaie africaine, d’une armée panafricaine. Ce sera difficile mais attendra.

jeudi, juillet 09, 2015

"PAR ISIS": L´ORIGINE AFRICAINE DU NOM DE PARIS(capitale française).



Si le déploiement européen sur la surface de la terre a laissé des noms de villes marquant le passage des conquérants, Stanleyville, Brazzaville, etc., on peine à s’imaginer que des méga villes européennes puissent devoir leur nom à une lointaine mais réelle influence africaine. Quid de Paris ?

Ses premiers habitants sont les parisii qui ont combattu Caius Julius Caesar -Jules César- lors de sa conquête des Gaules entre -58 et -51. Dans tout le bassin parisien, le culte de la déesse nègre-égyptienne Isis – dont le nom se retrouve encore aujourd’hui en Afrique sous des formes contemporaines, Iset, Aset, Asita, Aisatu, Sita…-, était tellement répandu qu’on y trouvait partout des Temples qui lui étaient dédiés, des Temples d’Isis. « Temple d’Isis » ou plus exactement « Maison d’Isis » se dit dans la langue africaine pharaonique « per isis », « par isis ». L’historien Hubac Pierre rappelle que « per isis » était le nom d’une cité située sur le bord du Nil. Diop Cheikh Anta dans « Nations Nègres Et Culture I » confirme que des villes égyptiennes portaient effectivement le nom de « Maison d’Isis », « per isis », « par isis » : « par isis », « parisii », « Parisis », « Paris », la Maison, le Temple d’Isis. Isis étant considérée comme la Mère Universelle, la Mère de la Vie, la Mère du Monde.

A propos de « Parisis », le petit Larousse illustré dit qu’il est l’ancien nom du pays de l’Île-de-France qui correspond au compté féodal de Paris.

Comme ses aïeules africaines, Parisis devenue Paris par la corruption du temps, est liée à la symbolique de l’eau, bâtie au cœur d’une plaine édifiée par la Seine.

Qui pourrait croire que c’est à une religion africaine dont la vigueur et le rayonnement ont dépassé les rives du Nil, depuis l’Ethiopie, la Nubie, le Soudan qu’un des peuples les plus fiers de son influence dans le monde doit le nom de sa capitale, Paris. Les temples d’Isis, autrement appelée Aset, Iset, Lumière Mère et Mère de la Lumière qui dans ses bras porte la Lumière incarnée en l’enfant Horo ou Horus, ces temples après avoir illuminé l’Afrique, ont fécondé l’Europe, …la France !

Cette page d’histoire, qui n’est pas criée sur les toits en surprendrait plus d’un, à commencer par les Africains, aliénés par des siècles de domination culturelle et politique européenne, incapables de s’imaginer autrement qu’en vassalité, vassalitude, servitude. Pourtant ce sont de tels faits, simples et vérifiables qui rendent aux peuples du monde l’intelligence qui leur revient, car élevés par l’histoire à la reconnaissance de l’autre comme producteur, inventeur, innovateur, contributeur à la marche des civilisations de l’humain.

Atete & P.Prêche

mercredi, juillet 08, 2015

Parole de François Fillon et cinq ans plus tard


LES PAROLES DE FRANÇOIS FILLON

"Je déni absolument que des forces françaises aient participé en quoi que ce soit à des assassinats au Cameroun et tout cela n'est que de la pure invention". - François Fillon, Premier Ministre de Sarkozy II en 2009.

- CINQ ANS PLUS TARD

«C’est vrai qu’il y a eu des épisodes extrêmement tourmentés et tragiques même, puisque après l’indépendance, il y a eu une répression en Sanaga maritime et en pays bamiléké des militants indépendantistes par les forces françaises. La France connaît le prix fort que les Camerounais ont payé. Ce n’est pas à la France, qui chemine avec nous depuis notre indépendance, qu’on apprendra pourquoi l’unité nationale est si chère aux Camerounais » -

Francois Hollande 03 juillet 2015 à Ydé



La guerre du Cameroun, François Fillon et la... par Kamerun-lesite

mardi, juillet 07, 2015

VOICI LE PILOTE FRANÇAIS QUI PULVÉRISAIT LES PAYS BAMILEKE ET BASSA AU NAPALM EN 1962 - NOUS CONTINUONS A DEMANDER RÉPARATIONS A LA FRANCE


En deux ans, de 1962 a 1964, l’armée régulière (française) a complètement ravage le pays Bamiléké. Ils ont massacré de 300 000 à 400 000 personnes. Un vrai génocide. Ils ont pratiquement anéanti la race. Sagaies contre armes automatiques, les Bamiléké n'avaient aucune chance (...) Les villages avaient été rasés, un peu comme Atilla.»

Max Bardet, Pilote d'hélicoptère, officier du Corps expéditionnaire français
Le Napalm, inventé en 1942, est une substance à base d'essence, habituellement utilisée dans les bombes incendiaires. Sa formule est faite pour brûler à une température précise et coller aux objets et aux personnes.

Le napalm fut inventé à l'université Harvard en 1942 pour l'utilisation dans des bombes et les lance-flammes.

Le chimiste américain Louis F. Fieser (1899-1977), qui avait inventé le napalm, en était si fier qu'il collectionnait les coupures de presse relatives à son utilisation.

La réaction chimique est modérée par une poudre contenant du naphtalène (na) et du palmitate (palm) de sodium (ou d'aluminium), formant une substance semblable à du savon. La quantité relative de poudre change les propriétés incendiaires, et diffère entre les lance-flammes et les bombes.

«C’est vrai qu’il y a eu des épisodes extrêmement tourmentés et tragiques même, puisqu’après l’indépendance, il y a eu une répression en Sanaga maritime et en pays bamiléké…

Des militants indépendantistes par les forces françaises. Nous sommes, comme je l’ai fait partout, ouverts pour que les livres d’histoire puissent être ouverts et les archives aussi. Je suis favorable à une ouverture des dossiers. Témoin privilégié de notre quête de liberté, elle (la France) connaît l’histoire de la conquête de notre indépendance. Elle connaît le prix fort que les Camerounais ont payé. Ce n’est pas à la France, qui chemine avec nous depuis notre indépendance, qu’on apprendra pourquoi l’unité nationale est si chère aux Camerounais ».

« Le grand drame historique de l’Afrique a moins été sa mise en contact trop tardive avec le reste du monde, que la manière dont ce contact a été opéré ; que c’est au moment où l’Europe est tombée entre les mains des financiers et des capitaines d’industrie les plus dénués de scrupules que l’Europe s’est ‘propagée’ ; que notre malchance a voulu que ce soit cette Europe-là que nous ayons rencontrée sur notre route et que l’Europe est comptable devant la communauté humaine du plus haut tas de cadavres de l’histoire. » Discours sur le colonialisme


Patrick Mballa

L´HOMOSEXUALITÉ ÉTAIT BANNI ET PUNI CHEZ LES PHARAONS NOIRS

Scène de la pratique homosexuelle chez les grecs
A l´heure où l´occident impérialiste veut fonder la RÉPUBLIQUE MONDIALE DE SODOME ET GOMORRHE en imposant de force le mariage homosexuel au reste de la planète, il importe d´analyser comment était perçu l´homosexualité chez les kemites avant l´arrivée de l´homme blanc en Afrique. 

Dans l´Egypte Kemet, L´ HOMOSEXUALITÉ apparaît comme un attribut de Seth(métis) le principe du MAL qui n'avait pas hésité à violer son neveu Horus(noir). L'homosexualité a toujours était donc considérée chez kemet comme une ABOMINATION NAUSÉABONDE.

En 1925 Van Wing (un prêtre jésuite belge, missionnaire et ethnologue au Congo belge.) déposait : « L'homosexualité semble plutôt rare » ; « Les pratiques d'homosexualité sont regardées comme abominables et châtiées par Nzambi ».

Aucun cas, dans l'Egypte des Pharaons, pendant près de 35 siècles de civilisation vivante, ni textes, ni peinture, ni dessin ne font mention de telles pratiques abominables chez kemet.

 Une anecdote traduit le rejet de l´homosexualité dans l´Egypte antique. Ce conte écrit sur un manuscrit, est daté du règne de Ramsès V, mais il est certain que ce texte n'est qu'une adaptation d'une rédaction antérieure: les contemporains des Amenemhats et des Sésostris connaissaient déjà ce roman. 
C'est une vielle légende qui fiat le fond de ce récit: elle a pour objet la rivalité d'Horus(noir) et de Seth(métis), l'un fils, l'autre frère d'Osiris, se disputant la fonction royale qu'Osiris, avant d'être le dieu des morts, avait exercée sur terre, en qualité de premier souverain d'Égypte. Le procès engagé pour cette succession devant le tribunal de l'Ennéade dure depuis quatre-vingts ans quand commence la narration. 

Nous assistons aux dernières phases de la lutte, puis au triomphe d'Horus. Au cours du récit nous trouvons: "Alors Seth dit à Horus: "Viens, passons un jour heureux dans ma maison". Horus lui répondit: "Volontiers, oui, bien volontiers". 

Et quand fut venu le temps du soir, on  leur étendit un lit et ils se couchèrent, les deux amis. Or, pendant la nuit, Seth tenta d'abuser d'Horus, mais celui-ci recueillit dans ses mains la semence de Seth. Et Horus alla dire à sa mère Isis: "Au secours, Isis ma mère, viens voir ce que Seth m'a fait". Il ouvrit ses mains et lui fit voir la semence de Seth".  Isis coupa les mains et les jeta à l'eau. Puis lui procura des mains équivalentes. La déesse Isis, grande Magicienne, préleva de la semence d'Horus qu'elle alla déposer sur des laitues, dans le jardin de Seth, dont le concurrent d'Horus au trône était friand. Puis devant le tribunal Seth dit: "Faites que me soit remise la fonction de Souverain V.S.F, car, en ce qui concerne Horus ici présent, j'ai fait oeuvre de mâle à son encontre". Alors les dieux de l'Ennéade poussèrent un grand cri, et il vomirent et crachèrent au visage d'Horus. Mais Horus se moqua d'eux. Et Horus fit un serment par Dieu, disant: "C'est faux tout ce que Seth a dit". Avec le concours de Thot, le maître des paroles divines, à l'appel de la semence d'Horus, celle-ci sortit sur le front de Seth qui en mangeant les laitues avait ingurgité la semence d'Horus. Cette attitude de sodomie procède probablement de l'ancienne humiliation sexuelle de l'ennemi vaincu.

Au Cameroun, l’association Le Rassemblement de la jeunesse camerounaise a décidé de consacrer une journée par an pour lutter contre l’homosexualité. La date choisie : le 21 août. Cette initiative, vise à mobiliser les populations contre cette orientation sexuelle punie par la loi camerounaise.

C' est tout le contraire dans la Grèce antique, ainsi qu'on le sait, à cause de la grande évidence des témoignages littéraires et iconographiques. L'homosexualité a historiquement et culturellement pour socle le berceau occidental qui a voulu l´imposer au reste de la planète. 

En Grèce antique, elle était même la manifestation d’un certain machisme. Pour les Grecs, l’amour avec une femme était sans âme, alors que l’amour, au sens noble du terme, et le plaisir sexuel étaient une affaire d’hommes. En effet,  ces relations homosexuelles entre un adulte et un garçon, était avant tout parce que la société grecque était misogyne et que la femme y était traitée avec mépris.

Chez les grecs la pédérastie sodomite était considérée comme un rite initiatique entre un adulte (le maître sodomite) et un jeune garçon (l’élève), d'un rite social de passage, où l'enfant élevé par les femmes s'émancipe pour devenir un homme.  Les relations entre le maître et l’élève étaient théoriquement platoniques mais dans les faits, celles-ci étaient souvent sexuelles. L´occident est donc comme on peut le constater le berceau sinistre de l´homosexualité institutionnalisée.

Toutes les représentations et stèles dans les musées qui veulent faire croire que l´homosexualité était tolérée chez kemet n'est que grossier mensonge et falsification. Tout comme celles qui veulent faire croire que les pyramides d'Égypte n'ont pas été bâties par le kemites. 

La sodomie a toujours été considérée par les africains comme un acte abominable nauséabonde et contre-nature. Une menace à la pérennité de l´ espèce humaine sur terre. Les homosexuels en Afrique ont toujours été bannis des villes et villages.

Patrick Mballa

jeudi, février 05, 2015

Le 4 février

Le 4 février commémorait la première abolition de l'esclavage pris sous la Convention en le 4 février 1794, Toussaint Louverture fut l'un des combattants pour l'émancipation des Noirs, l'un des libérateurs de Haïti.

Il fut nommé capitaine général par Bonaparte, avant que celui-ci outré par les idées progressiste de Toussaint Louverture ne décida d'envoyer ses troupes commandé par le général Leclerc, l'arrêter et le déporter en juin 1802 en France.

Il fut dans le Doubs au fort de Joux ou il y mourut le 7 avril 1803, après un hiver particulièrement rude dans le Jura.

Rodolf Etienne nous offre une traduction créole de Monsieur Toussaint, d'Edouard Glissant au édition Mémoire d'encrier.

lundi, février 02, 2015

A propos de la décision de la mairie FN de Villers-Cotterêts de commémorer le général Dumas le même jour à la même heure


Le maire de Villers-Cotterêts (Aisne) M. Franck Briffaut (Front national) avait refusé, le 10 mai 2014, journée nationale de commémoration de l’esclavage et de ses abolitions, de rendre officiellement hommage au général Dumas, né esclave dans une ex-colonie française.

Cet hommage,  l’association des amis du général Dumas, avec le soutien de nombreuses associations, l’avait néanmoins rendu.

Neuf mois plus tard, le 4 février 2015, jour anniversaire de la première abolition de l’esclavage, le même Franck Briffaut va rendre au général Dumas, à Villers-Cotterêts, l’hommage officiel refusé le 10 mai.

Nous ne pouvons que nous réjouir de voir la municipalité de Villers-Cotterêts admettre, fût-ce avec 9 mois de retard, d’une part que le général Dumas est une figure emblématique de la nation, d’autre part qu’il faut commémorer l’abolition de l’esclavage.

Ce même 4 février 2015, à 18 heures, l’association des amis du général Dumas, comme elle l’avait déjà fait le 4 février 2014, célébrera le général Dumas devant le monument dont elle a demandé et obtenu l’installation, en 2009, place du général-Catroux à Paris (17e).

Elle commémorera ainsi la 1ère abolition de l’esclavage par la République française le 4 février 1794 tout en faisant écho à l’ouverture du Black History Month des Afro-Américains.

Nous appelons à cette occasion tous les descendants d’esclaves, tous les Afro-descendants, tous les Africains de France et tous leurs amis à se rassembler à notre appel.

Nous souhaitons montrer que le général Alexandre Dumas,  héros républicain, figure de l’intégration, arrivé sans papiers sur le territoire français, victime du racisme, ne saurait être récupéré par aucun parti, à plus forte raison s’il ne partage pas les valeurs que le général  défendait.

Dans le contexte des violences atroces des dernières semaines, mais aussi après la polémique déclenchée par le spectacle Exhibit B  et  la répression inadmissible qui a visé les Afro-descendants et les Africains de France exprimant leur légitime indignation face à cette « performance » imposée grâce à l’argent et la force publiques, il convient de montrer que la lutte contre la négrophobie ambiante s’inscrit dans le combat contre toutes les formes de racisme au même titre que la lutte contre l’antisémitisme ou l’islamophobie.

Ce combat passe par la valorisation des figures emblématiques dont le général Dumas est, sans conteste, le plus bel exemple.

Le monde entier est préoccupé par la montée du racisme en France, et il est attentif à  la  manière dont la France traite la mémoire des héros issus de ses minorités.

Les Français dont les ancêtres ont subi l’esclavage et la colonisation ont besoin de savoir que les  héros qui leur ressemblent - et qui peuvent servir de modèles aux plus jeunes - ne sont pas exclus du panthéon national par un apartheid mémoriel qui s’ajouterait aux injustices sociales renforcées par le racisme.

Traiter ces héros par le mépris, comme c’est trop souvent le cas, c’est s’exposer demain aux plus graves dangers.

Nous demandons  à l’État, en honneur du général Dumas, de répondre à la demande de la ville de Paris exprimée par le vœu du 1er octobre 2014 et de mettre en chantier un centre Dumas de culture et de mémoire, dédié aux descendants d’esclaves, aux Afro-descendants et aux Africains de France 1er octobre 2014 et  de mettre en chantier un centre Dumas de culture et de mémoire, dédié aux descendants d’esclaves,  aux Afro-descendants et aux Africains de France, qui pourrait accueillir par ailleurs le centre des outre-mer, promis par M. François Hollande voici déjà trois ans, comme il a été promis de retirer le mot « race » de la Constitution.

Claude Ribbe

A l’occasion du 221e anniversaire de l’abolition de l’esclavage

A l’occasion du 221e anniversaire de l’abolition de l’esclavage du (4 février 1794) et de l'ouverture du Black History Month,  L’association des amis du général Dumas et Claude Ribbe vous invitent à vous rassembler à Paris

mercredi  4 février 2015 à 18 heures
précises devant le monument au général Dumas
Place du général-Catroux
75017 Paris
Métro Malesherbes
ligne 3 bus 94

mercredi, janvier 07, 2015

Noël en Ethiopie


Aujourd'hui les Éthiopiens qui suivent le calendrier Julien  fêtent Noël...

Pour en savoir un peu plus sur ce Noël visitez Noëlistique :

DILEMME !

Dans tous les livres modernes qui parlent des Juifs depuis l'exode des soi-disant hébreux qui n'hésitaient pas en ce temps comme un peuple à part entière ni même que la langue hébraïque existait, peuvent parler d'un peuple "Juif" en pointant même Abraham comme étant de ce peuple alors que le mot "Juif" apparaît dans les langues et les écritures seulement au 13ème siècle dans la langue française et au 16ème siècle dans la langue anglaise ? On trouve ce mot maintenant dans la Torah, la Bible et le Coran etc... et ils nous diront que ces livres ne sont pas falsifiés

mardi, janvier 06, 2015

Jeanne Duval la maîtresse de Charles Baudelaire



Jeanne Duval aussi appelée Jeanne Lemaire, maîtresse et inspiratrice de Charles Baudelaire est une Haïtienne de Jacmel ville de St Domingue a l’époque. Elle est partie de St Domingue dans les années 1838 et s'installe à Paris ou elle rencontre d'abord (ent'autres) Nadar qui la dépeint comme une négresse/mulâtresse a la peau brune et les cheveux noirs. On a voulu d'abord la présenter comme une native de l’île Maurice mais des documents retrouvés (son séjour dans une maison de santé de paris en 1859 la présente comme native de Saint Domingue) confirment qu'elle est bien un mulâtresse de Jacmel. 

Née aux environs de 1820 son acte de naissance reste introuvable dans les archives nationales d'Haiti. 

L'on sait que sa mère fut une Lemaire de Jacmel, (acte de décès retrouve a Paris).

Jeanne fut la "maîtresse des maîtresse", la "Vénus noire" de Charles Baudelaire qui la présente lui même comme la plus aimée de ses amantes. 

Leur relation a duré une vingtaine d’années qui ont inspiré :Le Balcon - Parfum Érotique- La Chevelure-Le serpent qui danse-La charogne etc. 

Actrice, danseuse, elle a fait une carrière artistique dans la ville dite ville lumière. 

Morte en 1862 et enterrée en France, Manet eut à faire ce tableau d'elle qui dit on avec les différents portraits a la main de son amant Baudelaire sont très représentatifs de la personne physique ... 

Je prends plaisir a vous la présenter aujourd'hui..


samedi, janvier 03, 2015

YANGA...



POUR CEUX QUI PENSENT QUE TOUT EST SIMPLEMENT BLANC, OU NOIR...

C'était aux alentours de l'année 1570, donc assez tôt dans l'histoire de la déportation esclavagiste, et cela se passait dans la région de Veracruz (la vraie croix), ville fondée par le conquistador Cortez, de triste mémoire, en 1519...

Il s'appelait "Gaspar Yanga" et se disait descendant d'une dynastie du Gabon. Refusant la servitude, il prit la fuite avec ses camarades et ces "nègres marrons" s'en allèrent fonder une colonie libre, la première d'esclaves africains aux Amériques, qui fut alors connue comme étant "San Lorenzo de los Negros", laquelle mènera une existence relativement tranquille durant une trentaine d'année...

Mais en 1609, le nouveau vice-roi décida que ce "désordre" avait assez duré et envisagea de soumettre la colonie. C'est alors que Yanga et les siens 
opposèrent une résistance farouche aux troupes espagnoles...

Les affrontements se poursuivirent jusqu'en 1618 où intervint finalement un arrangement entre la colonie et les autorités espagnoles...
Yanga et les siens obtinrent la garantie de leur liberté et l'indépendance de leur colonie, et en échange ils proclamèrent leur fidélité à l'église catholique et leur loyauté envers le roi d'Espagne...

Mais il y a surtout qu'ils se sont engagés à capturer les autres esclaves fugitifs et de les ramener à leurs maitres, ce service leur rapportant. Ceci, tant et si bien qu'au fil des années, ils devinrent après ceux du Brésil, ceux des nègres libres qui aux Amériques, possédaient le plus d'esclaves...

Rappelons à ce sujet qu'une des premières démarches de Victor Schoelcher dans sa lutte contre l'esclavage, fut de demander aux nègres libres des Antilles françaises qui, quand ils en avaient les moyens, ne se privaient pas d'avoir eux aussi des esclaves, coutume qui se poursuit d'ailleurs jusqu'aujourd'hui avec l'usage si fréquent aux Antilles, de gens de maison de la part de la classe aisée, qu'ils donnent l'exemple en accordant la liberté à leurs esclaves...

En 1932, la ville de San Lorenzo de los Negros prit le nom de Yanga son fondateur. Mais dans cette ville curieusement, il y règne un racisme assez consternant entre les différents métis de noirs, de blancs, et d'amérindiens qui occupent le centre ville, et ceux des descendants les plus foncés qui ont été rejetés dans la périphérie de la ville...

Ceux qui pensent que l'identité raciale suffit à la solidarité, ne sont pas au bout de leurs déceptions...

Richard Pulvar

Jour des aïeux (Haiti)


En 1802, les légions polonaises (fortes alors de 5 280 hommes) sont envoyés en Haïti pour écraser la révolution haïtienne, ce qui, avec l’envoi des contingents des alliés suisses et allemands, permet de ne pas puiser dans l’armée française proprement dite.

Les Polonais sont rapidement devenus sympathiques aux Haïtiens, qui croient que ceux-ci soutiennent Jean-Jacques Dessalines au point que des unités changent de bord. De fait, environ 150 Polonais ont déserté pour changer de bord. En moins de deux ans, les pertes au combat et les maladies tropicales réduisent les effectifs des légions à quelques centaines d’hommes.

Quand l’armée française se retire en 1803, 4 000 Polonais sont morts, 400 restent sur l’île, quelques dizaines se sont dispersés dans les îles alentour (Guadeloupe) ou sont partis s’établir aux États-Unis, et environ 700 retournent en France. Mais ces nombreuses pertes portent un coup sérieux aux espoirs des Polonais de retrouver leur indépendance, et l'expérience haïtienne affaiblit la confiance envers les bonnes intentions de la France, désormais gouvernée par Napoléon, envers la Pologne.

Ces 150 Polonais qui avaient pris fait et cause pour notre guerre doivent être honorés en ce 2 janvier, jour des Aïeux.

En ce 2 janvier Jour des Aïeux (Haïti)


Secrétaire de Dessalines et rédacteur de l’Acte d’Indépendance, Louis Félix Mathurin Boisrond-Tonnerre est né le 6 juin 1776 à Torbeck et est mort exécuté le 24 octobre 1806, après l’assassinat du Père Fondateur.

Selon l'auteur haïtien Charles Philippe Christophe, Boisrond-Tonnerre a griffonné le quatrain suivant sur les murs de sa cellule avant son exécution soit dans la nuit du 23 au 24 octobre 1806 :
« Humide et froid séjour fait par et pour le crime
Où le crime en riant immole sa victime
Que peuvent inspirer tes fers et tes barreaux
Quand un cœur pur y goûte un innocent repos ? »
En ce 2 janvier, Jour des Aïeux, il doit être honoré.

lundi, décembre 29, 2014

LES AMES BIEN NEES, SE MOQUENT DE LA COULEUR...



Ce jeune virtuose métis particulièrement doué, fut accompagné par Beethoven qui composa spécialement pour qu'il puisse exprimer tout son talent, une de ses sonates...

Il s'appelle George Augustus Polgreen Bridgetower...

Sa mère était polonaise, et son père, un "libre" des Antilles anglaises qui s'étant rendu en Europe, officiait au château d'Esterazy en Hongrie, dans une famille qui fut mécène du compositeur Haydn, et c'est là que le jeune Georges reçut ses premières leçons de violon, prodiguées précisément par ce grand homme.

Son éducation se poursuivit à Londres, mais c'est à Paris qu'il fera ses débuts de violoniste, alors qu'il n'avait que onze ans, au cours d'un concert donné au Panthéon, dit "concert spirituel", en l'honneur de Thomas Jefferson le 13 avril 1789, et qui sera ainsi le dernier concert donné à Paris avant la révolution...

Il impressionnera par son talent la société de Londres, mais sa destinée prendra un nouveau tournant lorsqu'en 1802 il part rejoindre sa mère qui résidait alors à Dresde. Car le grand succès de ses récitals lui fera rencontrer là-bas, Beethoven.

Celui-ci va composer spécialement pour le jeune Bridgetower, sa sonate pour violon n° 9, qui sera jouée pour la première fois en public par celui-ci, à l'Auergarten de Vienne, le 24 mai 1803, alors que le grand compositeur lui-même, l'accompagnait au piano...

Beethoven et Bridgetower avait une relation très proche, trop peut-être, car malheureusement, un différent intervenu entre eux avant la publication de l'oeuvre, fit que Beethoven la dédia à un autre violoniste, Rodolph Kreutzer qui quant à lui, n'apprécia pas la chose et ne la joua jamais...

Devenue ainsi "Sonate à Kreutzer", cette dédicace sera reprise en titre pour le Roman de Léon Tolstoï où celui-ci évoque la question du mariage et de la condition de la femme, et dans lequel un des protagonistes joue cette oeuvre...

Bridgetower restera quelques années en Autriche, puis reviendra en Angleterre pour enseigner la musique à l'université de Cambridge. Faisant partie de la Royal Philarmonic Society, il composera lui-même plusieurs oeuvres dont une intitulée "Diatonica Armonica" pour pianoforte, et qui sera publiée à Londres en 1812...
Beau parcours non...?


Richard Pulvar


Bridgetower: Black musicians and British culture, 1807-2007 - Dr Mike Phillips from Gresham College on Vimeo.

dimanche, novembre 09, 2014

Marx et Engels dans le Manifeste du Parti communiste :


« L'histoire de toute société jusqu'à nos jours, n'a été que l'histoire de luttes de classes. Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurande et compagnon, en un mot oppresseurs et opprimés, en opposition constante, ont mené une guerre ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée, une guerre qui finissait toujours soit par une transformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par la destruction des deux classes en lutte... La société bourgeoise moderne, élevée sur les ruines de la société féodale, n'a pas aboli les antagonismes de classes. Elle n'a fait que substituer de nouvelles classes, de nouvelles conditions d'oppression, de nouvelles formes de lutte à celles d'autrefois. Cependant, le caractère distinctif de notre époque, de l'époque de la bourgeoisie, est d'avoir simplifié les antagonismes de classes. La société se divise de plus en plus en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes diamétralement opposées : la bourgeoisie et le prolétariat. »

vendredi, novembre 07, 2014

Léopold BISSOL un des pères de l'assimilation...


Né le 8 octobre 1889 au Robert (Martinique)
Décédé le 18 septembre 1982 à Fort-de-France (Martinique)
Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante (Martinique)
Député de la Martinique de 1946 à 1958

Léopold Bissol est né le 8 octobre 1889 à Augrain, commune du Robert (chef-lieu de canton sur la côte Nord de la Martinique). Il est de père inconnu, sa mère, Nelcine Nelsina Bissol, étant cultivatrice. A l'âge de deux ans, il perd celle-ci dans un cyclone qui ravagea la Martinique en 1891. Après le certificat d'études primaires, Léopold Bissol entre au cours complémentaire de Fort-de-France (Martinique), puis devient artisan ébéniste. Ses activités professionnelles s'accompagnent, à partir de 1922, d'une importante action syndicale auprès des ouvriers agricoles, et, plus tard, il déclarera notamment à ce sujet : "Syndicaliste, j'ai formé plusieurs syndicats, et éveillé ceux qui étaient en sommeil en 1936". De fait, Léopold Bissol est pratiquement considéré comme le fondateur du parti communiste martiniquais. Il sera également conseiller des prud'hommes pendant une douzaine d'années.

Proche du parti communiste, Léopold Bissol aura rapidement des responsabilités politiques importantes aux niveaux régional et local. Elu conseiller municipal, puis conseiller général de Fort-de-France en 1937, il participe activement à la Résistance pendant la guerre, et reçoit la médaille de la résistance. En 1945, il est élu au conseil municipal de Fort-de-France, et nommé adjoint au maire de la ville. Il sera par la suite conseiller municipal de Rivière-Pilote, dans l'intérieur, et, à partir du 24 avril 1955, conseiller général de Vauclin (sur la côte Nord de l'île). Il dirige en outre l'hebdomadaire Justice.

Le 21 octobre 1945, aux élections pour la première Assemblée nationale Constituante, il est élu au deuxième tour député communiste de la 2e circonscription de la Martinique, avec 8 185 voix sur 14 825 suffrages exprimés (mais 47 418 inscrits). Membre de la Commission des territoires d'outremer, il dépose notamment, le 17 janvier 1946, une proposition de loi demandant que la Guadeloupe et la Martinique soient départements français, et intervient largement dans la discussion qui s'y rapporte : " L'Assemblée (...) aura, j'en suis sûr, le mérite de réaliser les souhaits formulés par Victor Schœlcher depuis 1848 (...). Que ce soit en 1870-1871, en 1914--1918, en 1939-1945, les fils et les filles des vieilles colonies ont toujours eu un élan spontané, volontaire vers la France envahie et meurtrie. Pas un bourg des Antilles qui n'ait payé son lourd tribut à la lutte de la France contre les invasions ennemies... " La loi d'assimilation est votée à l'unanimité le 19 mars 1946.
Le 2 juin 1946, Léopold Bissol, candidat communiste dans la même circonscription de la Martinique, recueille au deuxième tour 9 100 voix sur 17 295 suffrages exprimés (47 858 inscrits), et devient membre de la seconde Assemblée nationale Constituante. Il siège à nouveau à la Commission des territoires d'outremer.

Lors des élections du 18 novembre 1946 pour la première législature, Léopold Bissol figure en seconde position sur la liste présentée par le parti communiste dans le département de la Martinique. Cette liste, conduite par le maire de Fort-de-France, Aimé Césaire, réunit 34 659 voix sur 55 007 suffrages exprimés (119 467 inscrits), et remporte deux des trois sièges à pourvoir. Léopold Bissol devient donc député de la Martinique pour la première législature. L'élection ne pourra cependant être validée que le 22 mai suivant, le 5e bureau déposant un rapport tendant à l'annulation, sans être cependant suivi par la majorité de l'Assemblée. Celle-ci conclut toutefois à la nécessité d'une révision intégrale des listes électorales à la Martinique.

Léopold Bissol siège dans de nombreuses commissions parlementaires. Outre celle des territoires d'outremer (1946), et celle de la marine marchande et des pêches (1947 à 1951), évidemment importante pour l'élu d'une île, il est également membre de la Commission du travail et de la sécurité sociale (1947), et de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique (1948, 1949, 1950, 1951).

Léopold Bissol intervient souvent dans les discussions parlementaires, et notamment lorsqu'elles couvrent des questions relatives à l'outremer : ainsi, le 18 juillet 1947, pour déplorer que la loi de départementalisation de mars 1946 n'ait pas été suivie des décrets d'application correspondants. De même, il intervient à plusieurs reprises dans les discussions budgétaires. Le 8 juin 1950, à propos du budget de la marine marchande, il s'étonne des tarifs appliqués vers les Antilles et souligne que la départementalisation s'est accompagnée d'une augmentation très importante du prix du passage, alors que la Compagnie générale transatlantique jouit d'un monopole absolu. Il déplore également qu'il soit fait de moins en moins appel à des marins antillais. Le 12 juin suivant, il présente, à propos du budget de la santé publique, des observations sur la lutte contre la lèpre dans les territoires d'outremer. Enfin, il dépose le 22 novembre 1950, une proposition de résolution invitant le gouvernement à attribuer un premier secours de 15 millions de francs aux victimes de l'incendie de Marin, chef-lieu de canton du Sud de la Martinique.

Léopold Bissol vote pour la candidature de Léon Blum comme président du gouvernement provisoire (12 décembre 1946) et contre la question de confiance à la suite du vote de laquelle Paul Ramadier se séparera de ses ministres communistes (4 mai 1947), et il s'abstient volontairement lors du vote du 27 août suivant sur le statut de l'Algérie.

Le parti communiste présente à la Martinique, pour les élections législatives du 17 juin 1951, une liste toujours conduite par Aimé Césaire, maire de Fort-de-France. Ses engagements électoraux insistent tout particulièrement sur le fait que les communistes, écartés du pouvoir depuis 1947, ne peuvent être tenus pour responsables de l'aggravation de la situation, qu'ils décrivent. La liste communiste obtient 41 231 voix sur 65 626 suffrages exprimés (107 432 inscrits), et remporte deux des trois sièges à pourvoir. Léopold Bissol, en seconde position sur la liste, est donc réélu député de la Martinique pour la seconde législature.

Il est à nouveau nommé membre de la Commission de la marine marchande et des pêches (1951, 1953, 1954, 1955), et dépose un très grand nombre de textes qui concernent pratiquement tous la Martinique, les Antilles, ou, plus largement, la France d'outremer. Il s'agissait notamment, à la suite de la départementalisation, de faire appliquer outremer certaines dispositions régissant la France métropolitaine. Ainsi, sa proposition de loi du 13 novembre 1951 vise à introduire à la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion, les dispositions de la lot du 5 avril 1884 sur l'organisation municipale qui n'y sont pas encore en vigueur. Le 27 mai 1952, il demande que l'on commémore officiellement le cent-cinquantième anniversaire de la mort, survenue le 28 mai 1802 à la Guadeloupe, du colonel Louis Delgrès, qui aurait résisté aux troupes du général Richepanse, "chargées par Bonaparte de rétablir l'esclavage".

Léopold Bissol intervient en outre très largement dans les discussions. Le 14 septembre 1951, il dépose une demande d'interpellation à propos des violences exercées par les gendarmes à Fort-de-France, puis une autre, le 19 février 1952, à propos des incidents graves qui s'étaient déroulés au Moule, chef-lieu de canton de la côte Nord de la Guadeloupe. Il intervient également sur les questions budgétaires lorsqu’elles intéressent les Antilles ou les affaires maritimes.

Léopold Bissol vote contre la ratification du traité de Paris sur la CECA (13 décembre 1951), contre l'ordre du jour gouvernemental lors des débats sur l'Indochine (27 octobre 1953), pour l'adoption de la question préalable opposée à la ratification du traité de Paris sur la CED (Communauté européenne de défense), vote équivalant au rejet du traité (30 août 1954), contre la confiance au gouvernement à propos de la politique et de la situation en Algérie (18 décembre 1954), et contre la confiance à Pierre Mendès France (5 février 1955). Le 31 mars suivant, il vote contre la loi d'urgence en Algérie, puis, le 29 novembre, contre la confiance à Edgar Faure.

Lors des élections du 2 janvier 1956 pour la troisième législature, Léopold Bissol figure à nouveau en seconde position sur la liste communiste conduite par Aimé Césaire à la Martinique. Ses engagements électoraux insistent sur les difficultés très grandes de la Martinique : "La plupart des distilleries ont cessé toute activité (...), la Martinique est devenue une terre de misère et de marasme". Avec 46 915 voix sur 75 868 suffrages exprimés (121 668 inscrits), la liste communiste conserve ses deux sièges, et lui--même est donc réélu député de la Martinique. Il est à nouveau nommé membre de la Commission de la marine marchande et des pêches (1956-1957). Député particulièrement actif, il ne dépose pas moins de onze textes au cours de cette brève législature. Sa proposition de loi du 7 février 1956 tend à normaliser les rapports entre les usines à sucre ou les distilleries et les petits planteurs qui les fournissent habituellement, et celle du 13 mai 1958 à développer la lutte contre la lèpre.

Il vote contre la confiance au gouvernement sur sa politique générale et la situation à Suez et en Algérie (25 octobre 1956), contre la confiance à Maurice Bourgès-Maunoury (12 juin 1957), contre la ratification des traités instituant la CEE et l'Euratom (9 juillet 1957), et contre la loi-cadre sur l'Algérie (30 septembre 1957). S'il se prononce pour l'état d'urgence (16 mai 1958) et la révision constitutionnelle (27 mai 1958), il vote contre la confiance au général de Gaulle (1er juin 1958) contre les pleins pouvoirs et la loi constitutionnelle (2 juin 1958).

Léopold Bissol s'était marié à Fort-de-France (Martinique) le 23 juin 1917 avec Marie-Marguerite Marie-Joséphine, dont il eut 8 enfants. Il est décédé à Fort-de-France le 18 septembre 1982 à l'âge de 93 ans


Source : Journal Justice

lundi, octobre 20, 2014

George Jackson (Black Panther) à Propos du pasteur Martin Luther King


« Martin Luther King était trop décalé… trop naïf, trop innocent, trop cultivé, trop poli. C'est pourquoi son destin était si prévisible. Il s'est opposé à la violence sous ses diverses formes, mais cela ne veut pas dire qu'il était passif. Il savait que la nature ne permet à un tel déséquilibre d'exister pour longtemps. Il était assez clairvoyant pour voir qu'à travers le monde, les hommes de couleur étaient sur la marche et que leur exemple influencerait bientôt ceux des États-Unis pour qu'ils se lèvent aussi et cessent de trembler. Ainsi il a essayé de diriger les émotions et le mouvement en général le long de la ligne qu'il pensait la plus adaptée à notre situation particulière : désobéissance civile non-violente, politique et économique. Je commençais à me rapprocher légèrement de lui en raison de ses idées nouvelles au sujet des guerres des États-Unis à l'étranger contre les personnes de couleur. Je suis sûr qu'il était sincère dans son objectif annoncé « d'alimenter l'affamé, de vêtir celui qui est nu, de soulager ceux qui sont en prison et d'essayer d'aimer quelqu'un ». Je ne l'ai vraiment jamais détesté en tant qu'homme. En tant qu'homme, je lui accordé le respect qu'il a sincèrement mérité. Il est un maître de la pensée noire même si j'étais en désaccord avec lui. Le concept de non-violence est un faux idéal. Il présuppose l'existence de la compassion et un sens de la justice chez l'adversaire. Quand cet adversaire a tout à perdre et rien à gagner en exerçant la justice et la compassion, sa réaction peut seulement être négative. »George Jackson (Black Panther)

dimanche, août 17, 2014

15 Aout 1960- 15 Aout 2014 (Congo)

Certains Congolais célèbre la fête de l'indépendance. Ma famille et moi attendons encore l'indépendance du Congo.

Tout comme les Juifs qui attendent leur messie, ma famille et moi attendions notre indépendance.
Cet enclos colonial qui nous sert de pays dépend en tout et pour tout de l'extérieur.
On n'a meme pas une aiguille, ni de bonbons, ni de stylo, ni de cahier, ni de craie...
Heureusement, qu'il y a la fripperie de l'Occident et les voitures d'occasion sinon, à quoi ressemblerait cet enclos? Notre monnaie: un héritage colonial encore sous le controle du colonisateur Franc des Colonies Françaises d'Afrique FCFA. Pour faire beau, on l'a rebaptiser malignement Communauté Financière d'Afrique.

En quoi sommes-nous un pays INDÉPENDANT? C'est quoi une INDÉPENDANCE?
Il ne suffit pas d'avoir un drapeau, un hymne national, une dévise, pour se croire indépendant. Le 15 Août 1960 fut un fiasco, tout a été tracé, planifié par la France: square de gaulle, signature des accords...

Le 15 Aout 1960, il n'y a eu ni sang ni larmes ni héros. C'est la date de la légalisation de la colonisation puisque le pacte colonial est encore en vigueur.

Nous avons avec la France, une dette dont on ne connait pas la source vu qu'elle a été contracté par les gouverneurs français avant le 15 Août 1960.

Nous avons avec la France des accords qui font du Congo un territoire quasiment français: le pacte colonial est un contrôle total sur le sol et le sous-sol Congolais.

Eh, bien dire que le Congo est indépendant, c'est s'insulter soi-même. Même nos frontières, nous avons du mal à les contrôler.

Le ridicule ne tue pas, sinon.... quelle honte!


Roland Brice Mayoulou

mercredi, août 06, 2014

LE SAVIEZ-VOUS ?


La Colchide (vers 440 av. J.C.), devenu la Géorgie dans la région Caucasienne de l'ex-Union soviétique, était l'emplacement d'un des royaumes noirs les plus anciens en Europe. (Hérodote sur la Colchide) Les Colches sont les descendants des Colons Égyptiens. Hérodote les citait quand il parlait des peuples noirs qui pratiquaient les premiers la circoncision CAD les Colches, avec les Égyptiens et les Éthiopiens à pratiquer, une tradition qui aurait été importée par les armées du pharaon Sésostris III (-1878 - -1842) en Colchide. Apollonios de Rhodes déclare que les « Égyptiens » de Colchide avaient préservé en tant qu'héritage certaines tablettes en bois représentant les mers et les routes d'une exactitude considérable.