dimanche, octobre 09, 2016

9 Octobre – Ephéméride du jour

Le Président Florvil Hyppolite (1828 – 1896)

9 Octobre 1889.- Accession à la présidence de Louis Mondestin Florvil Hyppolite:

Cette accession coïncide avec la publication de la Constitution de 1889 par la constituante. L’article unique de ses dispositions transitoires fit du citoyen Louis Mondestin Florvil Hyppolite le président d’Haiti pour une période de sept ans. 

Le Général Florvil Hyppolite est élu Président de la République, par l’Assemblée Constituante réunie aux Gonaïves depuis le 24 septembre. Il reste au pouvoir jusqu’à sa mort, le 24 mars 1896.

9 Octobre 1816. Alexandre Pétion est nommé par le sénat président à vie:

La constitution de 1816 publiée à Grand-Goâve le 23 juin 1816, fit du chef du pouvoir exécutif le président à vie d’Haiti. D’après les Sénateurs, le président en exercice avait « au cours de son administration justifié la haute opinion qui avait été conçue en sa faveur … et a justement mérité la confiance nationale. »

samedi, octobre 08, 2016

8 Octobre – Ephéméride du jour

Henri Christophe et Jean Jacques Dessalines

8 Octobre 1804. Couronnement de Dessalines comme Empereur d’Haiti:

Il prit le nom de Jacques 1er. « Des marchands de Philadelphia lui ont a porté la couronne à bord du vaisseau américain « Connecticut ». 

L’habit de la cérémonie a été amené de la Jamaïque sur une frégate anglaise. Le nouvel empereur fait son entrée triomphale dans une voiture attelée de six chevaux, cadeau de l’agent Anglais Dyden. Salué de salves d’artillerie de toutes les batteries de la ville Marchand, Jacques 1er est acclamé par l’armée et tout son peuple. 

A l’église, où le cortège se rend après la cérémonie de l’autel de la patrie, le père Corneille Brelle célèbre la messe suivie de Te Deum. Le soir se termine par de grande réjouissances populaires. »

8 Octobre 1806. Insurrection dans le Sud:

Partis de Port-Salut, les insurgés marcheront sur Port-au-Prince. Dessalines, pour mater cette insurrection prendra la tête d’une expédition punitive dans le Sud. Il n’atteindra pas le coeur de Port-au-Prince et tombera sous les balles assassines le 17 Octobre.

8 Octobre 1820. Suicide de Henri Christophe:

Faisant face à un mouvement insurrectionnel dirigé ou commandité par certains de ses généraux, Christophe, qui dirigeait la partie Nord du pays, résolut de se suicider, dans la nuit du 8 Octobre 1820, en se tirant une balle au coeur.

8 Octobre 1950. Election de Paul Eugène Magloire à la présidence:

Seul candidat d’importance, Magloire triompha facilement de son opposant, un architecte d’obédience estimiste nommé Fénélon Alphonse, devenant ainsi le premier président haïtien élu au suffrage universel.

8 Octobre 1991. Embargo imposé sur Haiti:

Embargo imposé par l’OEA à la demande du président en exil Jean-Bertrand Aristide et dans le but d’exercer des pressions sur les militaires auteurs et bénéficiaires du coup d’état du 30 Septembre 1991. Ce même jour, Joseph Nérette, nommé le 6 par ce qui restait du parlement, devint président provisoire.

vendredi, octobre 07, 2016

7 Octobre – Ephéméride du jour

La citadelle Laferrière, la plus grande forteresse des Caraïbes, construite à 900 mètres d’altitude

6 Octobre 1767 : Naissance d’Henri Christophe

Henri Christophe est né dans l’île de la Grenade. Fils d’un affranchi, il arrive dans le nord de Saint-Domingue en tant qu’esclave. En 1779, il sert dans les forces françaises des chasseurs-volontaires de Saint-Domingue durant la Révolution américaine. Il participe au siège de Savannah. Il revient à Saint-Domingue, se distingue au moment de la révolte des esclaves en 1791 et devient officier dans l’armée de Toussaint-Louverture. Il est nommé général en 1802. A la mort de l’empereur Dessalines, il crée un gouvernement séparatiste dans le Nord d’Haïti et se fait proclamé roi sous le nom d’Henri 1er. 

Le symbole de la puissance d’Henri Christophe demeure la citadelle La Ferrière, classée au patrimoine historique de l’UNESCO, construite sur les hauteurs de la montagne du Bonnet-à-L’évêque, près du Cap-Haïtien, et qui fut sa demeure royale.

7 Octobre 1979. Décès de Gérard E. Lescot.

Fils ainé du président Elie Lescot, il prit une part active au gouvernement de son père (1941-1946) en tant que secrétaire privé du président (1941), sous-secrétaire à la présidence (1942) et ministre des Affaires Étrangères (1943-1946). A ce dernier titre, il participa à la conférence de San Francisco et signa, au nom d’Haiti, la charte qui devint l’acte de naissance des Nations-Unies (26 juin 1945). A la chute de son père, il se retira à Montréal.

7 Octobre 1991.- Installation du juge Joseph Nérette comme président provisoire:

Nommé la veille par des parlementaires proches des putschistes du 30 septembre.


jeudi, octobre 06, 2016

6 Octobre – Ephéméride du jour


6 Octobre 1991. Joseph Nérette nommé président provisoire d’Haïti:


Juge à la Cour suprême, maître Nérette fut nommé par le parlement haïtien sous la menace des militaires qui venaient d’orchestrer un coup d’état contre le président Jean-Bertrand Aristide. Installé le lendemain, il fit de Jean-Jacques Honorat son premier ministre quelques jours plus tard.

6 Octobre 1915. La Convention proposée par les Américains fut sanctionnée par la Chambre:

Cette Convention fit d’Haiti un protectorat des Etats-Unis. Elle supprima l’armée et mis sous le contrôle des forces de l’occupation les dépenses et recettes de l’État haïtien.

6 Octobre 1943. Visite du président Elie Lescot à Ottawa:

Venant des Etats-Unis, il fut accueilli à la gare de la capitale canadienne par le gouverneur général adjoint, l’honorable Lyman Duff, accompagné de nombreux officiels. Le président et sa suite logèrent au Château Laurier. Pendant quatre jours il fit le tour de la ville accompagné du premier ministre Mackensie King et participa à de nombreuses rencontres officielles. Il adressa le peuple canadien le 7 octobre. Pendant ce séjour, il visita trois provinces.

6 Octobre 2009. Publications dans le le Moniteur de la Déclaration d’Amendement de la Constitution de 1987:

Soumise par L’Exécutif et votée le 14 septembre à la majorité par les deux branches du parlement, cette déclaration se propose d’initier le processus de révision de la Charte de 1987.

mercredi, octobre 05, 2016

On n'en finit pas avec le 10 et le 23 mai


Chères amies, chers amis,
Voici un SMS de provocation que je viens de recevoir signé par le CM98:

"Bonsoir cher(e)(s). Nos aïeux, les esclaves, sont entrés à l'Assemblée Nationale. Demain en fin d'après-midi sera discuté un amendement qui introduit dans le titre de la loi de 1983 La Notion (sic) de commémoration des victimes de l'esclavage en complément de celle de l'abolition de l'esclavage. Dans le même temps cet amendement propose que le 10 mai soit la journée nationale de commémoration de l'abolition de l'esclavage et que le 23 mai soit la journée nationale en hommage aux victimes de la traite et de l'esclavage. Le CM98".

Ainsi voici un amendement scandaleux, préparé en catimini, sans consultation des principaux concernés, c'est un coup de force qui fleure bon l'électoralisme et qui en dit beaucoup sur la gestion autoritaire du pouvoir au CM98 et chez leurs alliés du gouvernement. Nos aïeux méritent le respect. Je sais en tous les cas que mes aïeux esclaves se sont battus pour la liberté et ont été des résistants et qu'à ce titre ils méritent du respect.

Pour que chacun puisse juger de l'amendement qui est proposé aujourd’hui à l'Assemblée Nationale, le voici :

"La commémoration de l'abolition de l'esclavage par la République française et celle de la fin de tous les contrats d'engagement souscrits à la suite de cette abolition font l'objet d'une journée fériée dans les départements de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique et de la Réunion, ainsi que dans la collectivité territoriale de Mayotte.

La République française institue la journée du 10 mai comme journée nationale de commémoration de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions et celle du 23 mai comme journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage colonial".

Cette proposition appelle plusieurs remarques critiques qui ont fait l’objet de débats contradictoire au sein du CNMHE sous ma mandature (2013-2016) et qui explique qu’un décret sur le 23 mai n’ait jamais été soutenu:
- Pour garantir l’unité du pays et travailler à son rassemblement autour de la mémoire et de l’histoire de l’esclavage, il ne saurait y avoir plusieurs dates.
-La proposition de scinder d’un côté "la traite, l’esclavage et leurs abolitions » et de l’autre « les victimes de l’esclavage colonial » est incompréhensible. On célèbrerait le 10 mai, le système de la traite et de l’esclavage (sans les acteurs de l’histoire) et les abolitionnistes; et de l’autre, les « victimes de l’esclavage colonial ».

-Cette opposition qui est créée est au niveau politique contraire au message de rassemblement évoqué ci-dessus.

-C’est une opposition artificielle et anachronique. En effet, les esclaves ne se sont pas pensés comme des « victimes », à savoir des personnes totalement soumises à un système. Ils ont résisté en permanence, soit les armes à la main, soit dans la vie quotidienne. De plus, il n’est pas possible de construire une identité figée de « victimes de l’esclavage » pour les Ultra-Marins et a fortiori pour notre jeunesse. Le monde leur appartient et ils ne doivent pas affronter le monde lestés de cette identité.

-Enfin, la séparation, l’opposition, entre abolitionnistes (le 10 mai) et victimes (le 23 mai) construit une vision racialisée au sein de la République française. On ne peut entériner cette opposition implicite qui est construite entre « Blancs » et « Noirs ». La situation actuelle de la France recommande expressément de tendre à l’unité et au partage des valeurs plutôt qu’à la division.

En revanche, pour travailler au respect des sensibilités et les différentes dates de l’Outre-Mer et de l’hexagone autour de l’histoire et de l’esclavage, l’ancien CNMHE avait lancé « le Mois des Mémoires de l’esclavage et des combats pour l’égalité » entre le 27 avril et le 10 juin (avec une commémoration spéciale le 20 décembre pour la Réunion) qui fédérait toutes les initiatives et qui a rencontré un grand succès avec plus d’une centaine d’événements recensés sur toute la France.

L’enjeu essentiel demeure toujours de faire reconnaître l’histoire de l’esclavage comme histoire de France.

Ce n'est pas le dolorisme qui construit ni le respect ni l'égalité; c'est le combat; c'est le débat et non l'imposition violente et anti-démocratique. Mobilisons-nous pour cela très rapidement et faites-le savoir à vos députés.

Myriam Cottias

mardi, octobre 04, 2016

4 Octobre – Ephéméride du jour


4 Octobre 2014 : Décès de l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier

Jean-Claude Duvalier succède à son père François Duvalier, en avril 1971, en tant que Président à vie d’Haïti. Il est alors âgé de 19 ans. Il est chassé du pouvoir en 1986. Après un séjour de 25 ans, en exil en France, Jean-Claude Duvalier rentre en Haïti en 2011. Des actions judiciaires sont entreprises contre lui, sans qu’il soit réellement inquiété. Il meurt d’une crise cardiaque le 4 octobre 2014, à son domicile à Pétionville. 

4 Octobre 1994 : Démantèlement du FRAPH

Les locaux du FRAPH (Front pour l’Avancement et le Progrès Haïtien anciennement Front Révolutionnaire Armé pour le Progrès d’Haïti) sont investis par les Marines américains. Le FRAPH était une organisation para-militaire d’extrême-droite créée au lendemain du coup d’état de septembre 1991 contre Jean-Bertrand Aristide, qui utilisait les méthodes de terreur identiques à celles des Tontons-macoutes de Duvalier. Les Marines qui ramenèrent Aristide au pouvoir eurent aussi pour mission de démanteler cette organisation. Le FRAPH fut officiellement dissout le 15 octobre 1994.

mardi, septembre 27, 2016

C’est arrivé aujourd’hui !… 27 Septembre

Le Président Jean-Bertrand Aristide et le Général Raoul Cédras en arrière-plan, le 27 septembre 1991

27 Septembre 1991. Discours du président Jean-Bertrand Aristide faisant l’apologie du Pè Lebrun
Revenant de New York où il avait prononcé un discours devant la 46ème Assemblée Générale, le président exhorta ses partisans à être vigilants et utilisant le cas échéant «l’instrument», se référant au "Pè Lebrun". 

Le président Jean-Bertarnd Aristide se sachant à la merci d’un coup d’état prononce un discours pour mobiliser ses partisans, dans lequel il fait l’apologie du supplice du collier couramment appelé "Pè Lebrun" (Père Lebrun). Propos qui sont considérés comme une menace contre ses adversaires. (Les commerçants, la bourgeoisie, les politiciens et les anciens duvaliéristes).


27 Septembre 1843: Un arrêté du gouvernement provisoire dirigé par Hérard ferme les ports de la partie orientale de l’île
«Cette mesure devait provoquer une vive irritation et une aigreur générale au milieu de la population hispano-haitiennes» de la partie de l’Est.

dimanche, septembre 25, 2016

Le "gentil" Code Noir du bon temps des colonies


Après la "gentille" colonisation de M. Fillon, voici que l'Express présente le "gentil" Code Noir. On y lit, entre autres interprétations idéologiques (sans parler des erreurs historiques, notamment sur le fait que la France a bien admis des esclaves des colonies sur son sol, cf plus bas) que : "c'est pour ménager cette main d'oeuvre, au fort taux de mortalité, que Colbert fait promulguer, en 1685, le fameux Code noir".

Quelques remarques : 
La première est que "malgré le code noir" le taux de mortalité n'a pas baissé et qu'il faut attendre les années 1800 pour la Martinique pour que l'accroissement naturel commence à être positif (les naissances dépassant les décès), à Saint-Domingue, seuls les captifs de traite ont permis le maintien et le développement de la population esclave; 
que cette mortalité a empêché la stabilisation de familles, 
que la violence extrême est restée d'usage courant.

Le Code noir n'aurait-il donc pas atteint ces objectifs de "protection"?

Soulignons que l’argument de "protection de la population esclave" va de pair avec l’argument qui présente l’esclavage comme une simple relation économique (« protégeons la main d’oeuvre pour qu’elle puisse produire »). C’est oublier un peu vite la violence extrême, la racialisation qui se construit dans les colonies, la hiérarchie statutaire selon la couleur (les Noirs libres ont toujours eu à prouver qu’ils étaient libres car le statut « normal » pour un « Noir » dans les colonies étaient d’être un "esclave »), c’est oublier encore la « chosification » de l’être humain dans les sociétés esclavagistes (qui n’a rien à voir avec l’analyse marxiste du prolétariat).

Il est nécessaire de sortir de tous ces salmigondis autour de l’histoire de l’esclavage! La recherche de « véridicité » dont se réclament certains n’autorise pas à dire n’importe quoi!

Un document historique :

DECLARATION DU ROI, POUR LA POLICE DES NOIRS. Donnée à Versailles le 9 Août 1777. Registrée en Parlement le vingt-sept Août 1777. 

Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France e[t] de Navarre : 
A tous ceux qui ces présentes Lettres verront : Salut. Par nos Lettres Patentes du trois septembre dernier, Nous avons ordonné qu'il seroit sursis au jugement de toutes causes ou procès concernant l'état des Noirs de l'un e[t] de l'autre sexe, que les Habitans de nos Colonies ont amenés avec eux en France pour leur service ; 

Nous sommes informé aujourd'hui, que le nombre des Noirs s'y est tellement multiplié, par la facilité de la communication de l'Amérique avec la France, qu'on enlève journellement aux Colonies cette portion d'hommes la plus nécessaire pour la culture de terres, en même temps que leur séjour dans les Villes de notre Royaume, surtout dans la Capitale, y cause les plus grands désordres ; e[t] lorsqu'ils retournent dans les Colonies, ils y portent l'esprit d'indépendance e[t] d'indocilité e[t] deviennent plus nuisibles qu'utiles. 

Il Nous a donc paru qu'il étoit de notre sagesse de déférer aux sollicitations des Habitans de nos Colonies, en défendant l'entrée de notre Royaume à tous les Noirs, 

Nous voulons bien cependant ne pas priver ceux desdits Habitans, que leurs affaires appèlent en France, du secours d'un Domestique Noir pour les servir pendant la traversée, à la charge toutefois que lesdits Domestiques ne pourront sortir du Port où ils auront été débarqués, que pour retourner dans la Colonie d'où ils auront été amenés. 

Nous pourvoirons aussi à l'état des Domestiques Noirs qui sont actuellement en France.

Enfin, nous concilierons, par toutes ces dispositions, le bien général de nos Colonies, l'intérêt particulier de leurs Habitants, e[t] la protection que nous devons à la conservation des moeurs e[t] du bon ordre dans notre Royaume.

Myriam Cottias

samedi, septembre 24, 2016

C’est arrivé aujourd’hui !… :24 Septembre


24 Septembre 1994.- Premier incident grave depuis le deuxième débarquement des Américains en Haiti, le 19 Septembre 1994:
Dix Haïtiens sont tués par des Marines au Cap-Haïtien. On prétend qu’ils étaient armés.

24 Septembre 1996.- Haiti signe le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires
Haiti fut l’un des premiers membres à signer ce traité adopté à la 50ème session des Nations-Unies, le 10 septembre 1996 par sa résolution A-RES-50-245.

vendredi, septembre 23, 2016

C’est arrivé aujourd’hui !… :22 Septembre


22 Septembre 1957.- Elections devant porter le Dr. François Duvalier à la présidence
Préparées par la junte militaire dirigée par le général Antonio Kébreau, ces élections présidentielles et législatives devinrent surtout, à la suite du retrait de Clément Jumelle, ancien ministre des finances du gouvernement de Magloire, un affrontement entre les deux candidats présidentiels représentant les deux sphères sociales d’Haiti: le Dr. François Duvalier, un médecin, ancien ministre du travail du président Estimé, et Louis Déjoie, un industriel et ancien sénateur de la République.

Duvalier se vit attribuer la victoire quelques jours plus tard. Cette élection mit fin à une période d’instabilité qui durait depuis le mois de décembre 1956 c’est-à-dire après le départ du pouvoir, de Paul Eugène Magloire. 

Les Haitiens âgés d’au moins 21 ans étaient également appelés à choisir les 21 sénateurs et 37 députés qui devaient former l’assemblée nationale.

22 Septembre 1793.- Proclamation solennelle à Port-au-Prince de l’Acte de l’émancipation des esclaves
Une initiative prise par le commissaire Sonthonax dans le Nord et qui avait demandé à Polvérel, son collègue de l’Ouest d’en faire autant. Ce dernier ne s’était pas montré trop enthousiaste à l’idée et aurait préféré une liberté progressive. Il dut toutefois se résigner à suivre les consignes de Sonthonax après avoir assisté aux manifestations de mécontentement des esclaves de la ville de Saint Marc.

22 Septembre 1811.- Prestation de serment du général Jérôme Maximilien Borgella comme président du Conseil départemental du Sud
Élu la veille par l’Assemblée départementale du Sud, le général Borgella prêta le serment d’usage avant de se rendre à l’église pour un Te Deum et s’adresse au peuple (« Discours » in Madiou, Thomas. Histoire d’Haiti. Tome V: 1811-1818. Port-au-Prince : Imprimerie Henri Deschamps, 1988; pp. 34-35) Borgella fera des ouvertures à Alexandre Pétion en vue de la réunification des Département de l’Ouest et du Sud.

22 Septembre 1998.- Le cyclone Georges frappe Haiti
Après le passage de ce cyclone, un rapport de l’Office de la Protection Civile fit mention de 27 décès, 29 blessés, et 9 personnes portées disparues. Les dégâts provinrent surtout des inondations.

mercredi, septembre 21, 2016

C’est arrivé aujourd’hui !… :21 Septembre


21 Septembre 1811.- Le général Jérôme Maximilien Borgella élu président du Conseil départemental du Sud
Le général André Rigaud mort, « des intrigues commencèrent pour l’élection de son successeur , 16 membres de l’assemblée départementale du Sud se réunirent dans la maison du défunt général pour élire ce successeur. Le général Borgella recueillit 12 voix.

21 Septembre 1868: Le général Michel Domingue fonda l’État Septentrional
Ayant pour capitale, Les Cayes, cet état comprend toute la presqu’île du Sud. Moins épars que celui créé par Nissage dans le Nord, il est beaucoup mieux organisé avec un cabinet et un organe officiel « La Voix du Peuple ».

Dans le cabinet on retrouve les personnalités suivantes:
.- Septimus Rameau: Finances et commerce
.- Linstant Pradines: Justice, cultes et instruction publique
.- Pierre Momplaisir Pierre: La guerre
.- David Fils-Aimé: Intérieur et agriculture.

21 Septembre 1977. Adhésion d’Haiti à la Convention Inter-Américaine sur les Droits de l’Homme
Adoptée à San José du Costa Rica, le 22 novembre 1969, à la Conférence spécialisée inter-américaine sur les droits de l’homme, elle n’entra en vigueur que le 18 juillet 1978. Haiti la ratifia plus de 21 ans plus tard. Voici donc le texte de l’organisation hémisphérique entérinant cette ratification:
« Le Président d´Haïti [Jean-Claude Duvalier], par l’instrument daté du 14 septembre 1977, a ratifié, conformément à l’article 93 de la Constitution nationale dudit État, la Convention américaine relative aux droits de l’homme, en promettant de la respecter sans aucune violation. »

mardi, septembre 20, 2016

C’est arrivé aujourd’hui !… :20 Septembre


20 Septembre 1697.- Première signature du traité de Ryswick
En Europe, la signature du Traité de Ryswick met fin à la guerre de la Ligue d’Augsbourg et règle la partition de l’île d’Hispaniola entre l’Espagne et la France. Le tiers occidental, occupé par les Français, devient Saint-Domingue et la partie orientale reste espagnola sous la dénomination de La Audiencia de Santo Domingo. Ce partage marque le début de l’existence de deux Etats sur le territoire de l’île, situation qui existe encore à ce jour. Saint-Domingue est devenu Haïti et la Audiencia de Santo Domingo la République Dominicaine. Une deuxième signature eut lieu le 30 octobre de la même année entre la France et l’empereur Léopold Ier.

20 Septembre 1734.- Un incendie détruisit le ville du Cap-Haïtien
Dans la nuit du 20 Septembre 1734, un incendie qui éclata dans le quartier de commerce et qui dura jusqu’au petit matin du 21 septembre détruisit la moitié de la ville causant des pertes de plusieurs millions.

Les habitants (esclaves et colons) rivalisèrent de courage pour sauver la ville et ce, sans le secours des marins du vaisseau « La Charente » commandé par le capitaine de Vaudreuil et qui se trouvait mouiller dans la rade.

20 Septembre 1849. Promulgation de la Constitution impériale (second empire)
Cette constitution fait du président Faustin Soulouque Empereur d’Haiti sous le nom de Faustin 1er et de la République d’Haiti, l’empire d’Haiti. Elle proclama la « dignité impériale héréditaire dans la descendance directe, naturelle et légitime, de l’Empereur, de mâle en mâle, par ordre de progéniture », et la personne de l’Empereur « inviolable et sacrée, ». Elle donne une certaine constitutionnalité à la noblesse créée par la suite par l’empereur Faustin 1er…

lundi, septembre 19, 2016

C’est arrivé aujourd’hui !… : 19 Septembre


19 Septembre 1793. Les troupes anglaises, à l’invitation des colons français débarquèrent à Jérémie
Les Français de la Grande Anse effrayés par la prépondérance sans cesse accrue des mulâtres des autres parties de la colonie de Saint Domingue et profitant de leur victoire sur Légion d’Égalité à Pestel (19 juin 1793) demandèrent la protection de l’Angleterre alors en guerre avec la France. Ils formalisèrent cette demande le 3 septembre 1793 à la Jamaïque. A leur débarquement à Jérémie, ils furent accueillis aux cris de “Vive le roi Georges”.
Cet acte de trahison transforma Saint-Domingue en un des théâtres de la Guerre entre la France et l’Angleterre.

19 Septembre 1868: Tentative de scission du territoire par le général Nissage Saget
Ce dernier, s’opposant à la politique du président Sylvain Salnave, fonda l’État Septentrional. Les département du Nord, du Nord-Ouest et de l’Artibonite firent partie de ce nouvel état belligerant. Leurs chef-lieux (Cap-Haitien, Port-de-Paix et Les Gonaïves) restèrent toutefois fidèles au gouvernement central.
Deux jours plus tard, un autre général, Michel domingue, créa son propre gouvernement dans le Sud.

19 Septembre 1959.- Duvalier veut les pleins pouvoirs et en fit la demande au parlement
Six senateurs s’opposa à cette requête. Ils furent immédiatement accusés de crime de haute trahison et de complot contre la sûrete de l’État. Cinq d’entre eux gagnèrent l’exil. Le pasteurYvon Emmanuel Moreau, membre du grand corps, arrêté ne laissa aucune trace.

19 Septembre 1994.- Les Américains redébarquent
Débarquement d’un premier contingent Américain en Haiti dans le cadre du mouvement de restauration de Jean Bertrand Aristide au pouvoir. Ce dernier élu le 16 décembre 1990 et assermenté le 7 février suivant, avait été renversé, à la suite d’un coup d’état militaire le 30 septembre 1991

dimanche, septembre 18, 2016

C’est arrivé aujourd’hui !… : 18 Septembre

Jimmy Carter, San Nunn, Colin Powell, Raoul Cédras

18 Septembre 1994 : Fin du règne des militaires putschistes
Une délégation américaine composée de l’ancien Président Jimmy Carter, du Sénateur Sam Nunn et du Général Colin Powell aboutit à un accord avec l’homme fort d’Haïti le Général Raoul Cédras. Cet accord assure une sortie honorable aux militaires qui, le 30 septembre 1991, avaient chassé le Président Aristide du pouvoir par un coup d’état. Le 15 octobre 1994 Aristide est ramené dans les fourgons de l’armée américaine, il est officiellement réintégré dans sa fonction de président de la République.

18 Septembre 2004 : L’ouragan Jeanne
L’ouragan Jeanne traverse la bande septentrionale d’Haïti et le Haut Artibonite causant de graves inondations. Le bilan des dégâts s’est élevé à 2.620 blessés, 846 disparus, 300.000 sinistrés et plus de 3.000 morts. La ville de Gonaïves a été la plus durement frappée.

18 Septembre 1811.- Décès d’André Rigaud
Né aux Cayes le 17 Janvier 1761, Rigaud, au moment de son décès, dirigeait le Conseil du Sud, le gouvernement du Département du Sud qui alimentait une guerre civile contre l’Ouest.

Le Général André Rigaud meurt aux Cayes, ville du Sud d’Haïti. Il était le leader des propriétaires Mulâtres de la région sud de la colonie de Saint-Domingue. Il fut l’adversaire de Toussaint-Louverture, pendant la guerre dite du Sud. Vaincu, il se réfugia à la Jamaïque puis partit pour la France. Le Général Rigaud revint à Saint-Domingue avec l’armée expéditionnaire du Général Leclerc en 1802. Ce dernier le fit déporter en France, il ne retourna en Haïti qu’en 1810 dans la partie Ouest, la république dirigée par le Général Alexandre Pétion. Il se proclama chef d’Etat de la péninsule du Sud d’Haïti, en faisant sécession avec la République. Pendant environ un an Haïti se trouva divisée en trois Etats, avec le Général Henri Christophe dans le Nord.

samedi, septembre 17, 2016

Louis X le Hutin


"Pendant son court règne (1 an et demi), l’esclavage fut aboli. Par un édit du 3 juillet 1315, le souverain prohiba l'esclavage sur le territoire français. L'édit en question dispose que " selon les droits de la nature, chacun doit naître franc ". Dès lors, le royaume de France vécut avec le précepte : " Le sol de France affranchit celui qui le touche ". C'est en application de cette loi qu'en 1571, à Bordeaux, des esclaves en provenance d'Afrique furent affranchis par le parlement de ladite ville pour avoir foulé le sol français". <http://www.bu.univ-rennes2.fr/blog/23-05-2016/louis-x>.

vendredi, septembre 16, 2016

C’est arrivé aujourd’hui !… 16 Septembre Haiti


16 septembre 1915 : Officialisation de l’occupation d’Haïti par les Américains
Louis Borno, Secrétaire d’Etat aux Affaires extérieures d’Haïti signe à bord du navire U.S.S. 

Washington, avec le chargé d’affaires Robert B. Davis jr, un traité qui rend officielle l’occupation américaine commencée le 28 juillet précédent. 

16 septembre 1915: Publication de la Convention haitiano-américaine

Cette convention, publiée quelques deux mois après le débarquement des marines américains, fit d'Haiti un protectorat des États-Unis. Le contrôle des douanes et des finances passa aux mains des forces de l'occupation et la liberté d'action des gouvernements haitiens devint très limitée. Elle fut ratifiée, le 15 novembre 1915, par la Chambre des députés.

Fondation pour la Mémoire et l'Histoire


A l'heure de l'ouverture du National Museum of African American History and Culture (Musée de l'histoire et de la culture afro-américaines) le 24 septembre, à Washington, par le Président Obama, il est nécessaire de rappeler un projet sur lequel le Comité National pour la Mémoire et l'Histoire de l'Esclavage (2013-2016), sous ma mandature, a travaillé durant deux ans : celui de la Fondation pour la Mémoire et l'Histoire. Un projet ambitieux fondé sur la transmission du savoir à partir des recherches scientifiques menées sur l’esclavage et sur la réflexion et l’action autour des valeurs républicaines de Liberté et d'Égalité pour lesquelles les esclaves ont toujours lutté, sur le combat contre les discriminations raciales, le racisme, elle serait un phare d'une citoyenneté active. Elle refléterait également au niveau international toutes les actions menées par la France autour de ces questions.


Elle constituera une structure de médiation, un carrefour de rencontres d’opinions et d’initiatives diverses : elle impulsera des réflexions sociétales autour de questions « sensibles » ; elle créera des actions fédératives et consolidera un maillage citoyen du territoire ; elle sera un relais d’information des actions et des initiatives de mémoire et d’histoire; elle soutiendra et valorisera la création artistique (en partenariat avec les structures déjà existantes) ; elle nouera des partenariats institutionnels au niveau national et international ; elle soutiendra la recherche et la formation à tous les niveaux. Ce projet reprend les contours très précis qui avaient été définis par Édouard Glissant dans son ouvrage Mémoires des Esclavages (La Documentation Française, Gallimard, 2007).

Devant l'opacité qui règne autour de la mission de préfiguration de la fondation annoncée par le Président de la République le 10 mai 2016, le partage des idées qui président à ce projet semble s'imposer afin que cette fondation qui a été préparée, élaborée, annoncée, ne demeure pas la chimère qu’elle a été jusqu’à présent.


Myriam Cottias

jeudi, septembre 15, 2016

C’est arrivé aujourd’hui !… : 15 Septembre


15 Septembre 1994.- Le président américain, Bill clinton, menace les autorités militaires haitiennes.

Dans un discours télévisé, ce soir-là, le président américain Bill Clinton demanda officiellement aux autorités militaires, auteurs du coup d’état du 30 septembre 1991, de se retirer du pouvoir. 

Après avoir mis l’accent sur la situation alarmante des droits de l’homme en Haïti, il annonça l’intention des États-Unis d’utiliser la force, si nécessaire, pour mettre fin à cette situation. 

Ce qui a été fait 4 jours après. Bill clinton ordonna le débarquement d’un premier contingent Américain en Haiti dans le cadre du mouvement de restauration de Jean Bertrand Aristide au pouvoir.

15 Septembre 1893: Arrêté du président Hyppolite suspendant le conseil communal de Port-au-Prince;

Une commission chargée de gérer les intérêts de la commune jusqu’aux prochaines élections fut alors créée. Elle est composée des citoyens Mombrun Elie, Pierre Lafleur et Henri Augustin.

mercredi, septembre 14, 2016

C’est arrivé aujourd’hui !… : 14 Septembre


14 Septembre 2003. Manifestation et contre-manifestation au Cap-Haitien.

Une manifestation, organisée par les partis de l’opposition (au pouvoir lavalas) et des groupes de la société civile qui réclamaient la démission du président Aristide, devait avoir lieu ce jour-là au Cap-Haïtien (département du Nord).

Ce même jour et suivant le même parcours, des partisans du pouvoir organisèrent une contre-manifestation. 

Les affrontement entre les deux groupes fit une dizaine de blessés dans les deux camps, et un mort du côté des groupes de la société civile.

mardi, septembre 13, 2016

Le banza ou banjo gourde


Outre le tambour prisé par les esclaves en Martinique, on retrouvait  un autre instrument de musique dont nous parle le "père Labat   dans ses voyages  aux Antilles  très apprécié  parmi les esclaves martiniquais de son époque, une espèce de guitare faite d'une demi-calebasse ou couï, et recouvert d'une peau quelconque;  cet instrument avait un très long manche et quatre cordes de soie ou de boyaux. Le souvenir de cet instrument africain  survit, dit-on, dans le banza moderne (banza neg guinée." (1) 

Cet instrument survit en Haïti à travers le banjo gourde, et peut-être ailleurs aux Antilles ou en Amériques, mais qui a totalement disparu en Martinique bien que présent à la fin du 19e dans l'île.


L'abolitionniste Victor Schoelcher  avait ramené plusieurs de ces instruments en France, ils sont aujourd'hui visibles au musée de la musique de la Villette à Paris.



Pour en savoir plus sur le banza
(1) : Esquisses martiniquaise, I : Lafcadio Hearn, p. 51, ed l'Harmattan.